Apoptose [ Publications ]

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  • Hypothèse: les pathologies du vieillissement et en particulier celles des organes neurosensoriels représentent un problème de santé publique majeur. L'amélioration de l'espérance de vie entraîne une augmentation du nombre de cas de presbyacousie liée au vieillissement de la population. On observe dans la presbyacousie une disparition des cellules sensorielles (cellules ciliées internes et externes) et des lésions nerveuses du ganglion spiral mais les causes et les mécanismes sont encore très mal connus. Nous nous sommes intéressés aux mécanismes causant la dégénérescence cochléaire sur un modèle de souris CD-1 présentant prématurément des pertes auditives. Matériels et méthodes: nous avons tenté de corréler l'évolution de l'audition et l'apparition de phénomènes apoptotiques par marquage avec un anticorps spécifique, l'anti-caspase-3 activée, dans la cochlée au cours du temps. Nous avons étudié le rôle et l'implication des protéines contrôlant l'apoptose comme la protéine P53 et d'un point de vue énergétique au niveau de la mitochondrie telles que les protéines de la famille Bcl-2 et le cytochrome c dans les différentes structures de la cochlée. Résultats: après implantation d'électrodes recueillant les potentiels d'actions composés au niveau du nerf auditif, l'audition des souris CD-1 présente un profil caractéristique de pertes auditives qui débute dans les hautes fréquences dès l'âge de 1 mois et qui évolue rapidement vers les basses fréquences. L'observation détaillée (entre le 1er et le 3ème mois) des cellules du ganglion spiral a révélé un nombre inchangé de corps cellulaires de neurone de type 1 par contre une morphologie caractéristique d'apoptose des cellules gliales avec la formation de corps apoptotiques a été notée. En effet, les cellules gliales surexpriment la caspase-3 activée. De plus, ce phénomène semble être sous le contrôle de la protéine pro-apoptotique Bax par sa surexpression et un fort relargage du cytochrome c. Ce phénomène est suivi à 3 et 6 mois par la perte des cellules ciliées externes de 9 et 48 % respectivement. Conclusion: l'apparition des phénomènes de surdité dans le modèle murin CD-1 permet de démontrer que la dégénérescence des tissus débute au niveau des cellules gliales du ganglion spiral dès 3 mois, entraînant à terme, la détérioration de la conduction nerveuse entre le ganglion spiral et les cellules sensorielles. En conséquence, du fait de l'appauvrissement en signaux nerveux, les cellules ciliées externes (CCE) commencerait à disparaître au cours du 6è mois. En conclusion, la compréhension de la séquence et la cause de ces mécanismes responsables de la dégénérescence neurale et perte d'audition pourrait à terme, permettre d'optimiser les différents traitements de la presbyacousie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Contribution à l’étude de l’apoptose par la cytométrie en flux des cellules souches hématopoïétiques CD34+ avant et après le processus de congélation

  • L’apoptose, forme particulière de mort cellulaire survenant chez la majorité des cellules devenues inutiles ou endommagées, joue un rôle crucial dans le développement des organismes pluricellulaires en assurant le maintien de l’homéostasie cellulaire. Elle intervient dans le processus de développement normal des organismes ainsi que dans la défense immunitaire et la détection des cellules cancéreuses. Un blocage du programme de la machinerie apoptotique pourrait être responsable de certaines maladies neurodégénératives et auto-immunes et jouer un rôle fondamental à différentes étapes de la carcinogenèse. Des études de l’apoptose des cellules souches hématopoïétiques CD34+ qui sont destinées à être greffées aux patients atteints d’hémopathies malignes ont montré que la connaissance de la cinétique de l’apoptose au niveau des cellules souches hématopoïétiques CD34+ après les processus de cryoconservation s’avère indispensable, car elle permet de quantifier le nombre exact de cellules souches hématopoïétiques CD34+ vivantes et donc d’éliminer tout risque associé à l’injection de cellules mortes aux malades. Dans ce travail, nous avons contribué à étudier l’apoptose par cytométrie en flux des cellules souches hématopoïétiques CD34+ avant et après la congélation, en utilisant l’annexine V comme sonde spécifique permettant la détection de la phosphatidylsérine, l’une des caractéristiques majeures de l’apoptose. En revanche, nous avons constaté une induction plus prononcée de l’apoptose au niveau du sang périphérique mobilisé qu’au niveau de la cytaphérèse (après décongélation : 29,79 % de cellules souches hématopoïétiques CD34+ apoptotiques à partir du sang périphérique contre 11,67 % de cellules souches hématopoïétiques CD34+ apoptotiques à partir de cytaphérèse). De plus, nous avons remarqué que les cellules souches hématopoïétiques CD34+ ont un statut de viabilité meilleur que celui des autres cellules mononucléées. Ces résultats mettent en valeur la fiabilité, la simplicité et l’efficacité de la cytométrie en flux quant à l’analyse de l’apoptose des cellules souches hématopoïétiques CD34+ en suivant l’intensité de fluorescence de l’annexine V.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Induction de l'apoptose, in vitro et in vivo, sur cellules tumorales coliques de rat après traitement par le butyrate de sodium.

  • Le butyrate de sodium (NaB) est reconnu comme étant un inducteur de différenciation, en particulier pour les cellules épithéliales coliques. Nous avons précédemment observé que le traitement par le NaB, associé à une immunothérapie à base d'interleukine 2 (IL2), entraînait une régression tumorale dans environ 60 % des carcinoses péritonéales induites chez le rat BDIX après injection de cellules tumorales coliques (DHDK12/TRb) [15]. Dans cette étude, nous avons mis en évidence in vitro des altérations du métabolisme de la lignée DHDK12/TRb traitée par le NaB, suivies par l'induction d'un processus d'apoptose. L'analyse du cycle cellulaire par cytométrie en flux montre un blocage des cellules en phases G1 et G2, pour les cellules restées attachées au support de culture. L'analyse biologique des nombreuses cellules détachées de leur support et des débris présents dans le surnageant après traitement in vitro révèle une induction de l'apoptose par le NaB. Ce phénomène est montré par marquage fluorescent des noyaux par le Hoechst 33258 et par électrophorèse qui met en évidence la fragmentation internucléosomale de l'ADN des corps apoptotiques. Les cellules traitées en culture pendant plusieurs jours par le NaB, présentent une augmentation très nette de l'activité mitochondriale et de la consommation de glucose ce qui traduit une augmentation de leur activité métabolique. Nous avons observé également que le traitement par le NaB augmente de façon significative la synthèse de TGF β1 actif par les cellules tumorales coliques DHDK12/TRb. L'induction d'apopotose par le NaB pour les cellules tumorales coliques a été confirmée in vivo sur des coupes de tumeurs intrapéritonéales après plusieurs jours de traitement soit par le NaB seul, soit par une combinaison NaB/IL2. Ainsi, les résultats obtenus chez le rat mettent en évidence les propriétés thérapeutiques potentielles du traitement des carcinoses péritonéales coliques par l'association NaB/IL2, où le NaB agirait comme inducteur d'apoptose pour les cellules tumorales coliques, et l'IL2 comme stimulateur de la réaction immunitaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apoptose et chimiothérapie

  • Au cours des trois dernières années, d'énormes progrès ont été réalisés dans la compréhension des mécanismes moléculaires de la mort cellulaire apoptotique, qu'elle soit induite par un agent cytotoxique ou par tout autre stimulus. Le journal Science du 28 août 1998 en fait la synthèse [1]. Nous nous efforcerons d'indiquer ici comment ces découvertes pourraient influencer notre utilisation des agents cytotoxiques et, par extension, des radiations ionisantes.Les modifications morphologiques caractéristiques de l'apoptose sont la conséquence de l'activation d'une voie finale commune à la plupart des stimulus qui implique schématiquement des protéases, en particulier les caspases, les protéines de la famille Bcl-2 et la molécule APAF-1 autour de la mitochondrie. Par un mécanisme mal compris, impliquant peut-être les caspases [2] et le clivage de protéines proapoptotiques de la famille Bcl-2 comme Bid [3, 4], la mitochondrie libère des molécules proapoptotiques comme le cytochrome c et la protéase AIF (apoptosis inducing factor). Dans le cytosol, le cytochrome c, en présence d'ATP et de la protéine APAF-1, active la procaspase 9 qui, à son tour, active la procaspase 3, élément central du processus apoptotique dans de nombreux systèmes cellulaires [1] (figure 1). Dans certaines cellules, l'apoptose impliquant les récepteurs de mort cellulaire comme Fas (CD95/Apo1) semble éviter la mitochondrie pour activer directement la procaspase 3 [5]. Le rôle de ces récepteurs dans la mort cellulaire chimio-induite est encore controversé [6]. Cette voie rapide, qui a l'avantage d'éviter certains mécanismes de résistance aux agents cytotoxiques, comme la surexpression de Bcl-2, pourrait être utilisée en complément de la voie classique mise en jeu par les agents cytotoxiques. Il semble néanmoins que de nombreuses cellules tumorales soient résistantes à l'apoptose induite par la voie Fas [7]. Enfin, l'événement moléculaire au-delà duquel il n'est plus possible de sauver la cellule, encore appelé « point de non-retour », est une notion essentielle en termes de chimiorésistance. Seuls les mécanismes régulateurs intervenant en amont de ce point de non-retour sont susceptibles de moduler la sensibilité des cellules tumorales aux agents cytotoxiques. La situation exacte de ce point de non-retour dans la cascade des événements apoptotiques reste mal définie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les régulateurs d’apoptose de la famille Bcl-2 dans les gamètes et lors du développement embryonnaire précoce

  • Des signes d’apoptose, une forme de suicide cellulaire programmé, ont été décrits dans les gamètes et l’embryon préimplantatoire de nombreuses espèces de mammifères y compris l’homme, à la fois in vitro et in vivo. Parce que le développement embryonnaire serait lié à un équilibre entre prolifération et mort cellulaire, l’étude du contrôle génétique de l’apoptose dans les embryons préimplantatoires est d’une importance considérable. Par ailleurs, on sait que la qualité des gamètes (en particulier des ovocytes) influencerait leur propre survie mais également le développement embryonnaire précoce. Les régulateurs d’apoptose appartenant à la famille BCL-2 occupent une place centrale dans les voies de décision de vie ou de mort cellulaire. Dans cet article, nous présentons une revue de la littérature sur l’expression des membres de la famille Bcl-2 dans les gamètes et l’embryon précoce. Les résultats indiquent que les trois sous-groupes composant la famille (membres multidomaines pro- et anti-apoptotiques et membres tueurs à BH3 seulement) présentent un profil d’expression dynamique tout au long de la différenciation des cellules germinales mâles et femelles et lors du développement embryonnaire précoce. Si la protéine pro-apoptotique Bax joue un rôle clé dans l’apoptose des gamètes et de l’embryon précoce, l’importance relative des différentes protéines de survie (Bcl-2, Bcl-xL, Bcl-w, Mcl-1) et des membres à BH3 seulement (Bim, Bad, Bik) est en revanche moins claire. Bien que l’analyse des patrons d’expression des différents membres de la famille Bcl-2 soit incontournable, l’étude d’autres propriétés telles que le contrôle transcriptionnel (par des stimuli environnementaux), la localisation subcellulaire ou les modifications post-traductionnelles semble particulièrement pertinente. En plus de son intérêt fondamental, la découverte du mécanisme d’action moléculaire des membres de la famille Bcl-2 dans les gamètes et l’embryon préimplantatoire peut permettre d’ouvrir des pistes de recherche diagnostique et thérapeutique intéressantes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Échappement tumoral lors de la chimiothérapie : un choix entre sénescence et apoptose dans des tumeurs hétérogènes

  • Contrer la résistance tumorale est un enjeu majeur des traitements de chimiothérapie. Plusieurs mécanismes d’arrêt inhibent le cycle cellulaire mais alors que ceux-ci semblaient définitifs, des études récentes décrivent l’adaptation des cellules et soulignent l’importance des contrôles mitotiques et post-mitotiques. L’ensemble de ces évènements doit donc être pris en compte pour comprendre la réponse aux chimiothérapies et identifier des marqueurs prédictifs de résistance. Cependant, pour définir ces capacités d’adaptation, il faut également considérer les réponses suppressives induites par ces points de contrôle, l’apoptose et la sénescence. L’apoptose semble un mécanisme suppresseur plus efficace, si l’on considère qu’obtenir une cellule morte est un objectif plus pertinent que de conserver une cellule tumorale arrêtée mais toujours vivante et influençant son environnement. Cependant, comparer ces mécanismes pourrait supposer que toutes les cellules au sein d’une tumeur choisissent exclusivement l’une ou l’autre des réponses. Illustrée dans le cancer colorectal, l’hétérogénéité intra-tumorale, définie comme la présence de clones et altérations différents, est certainement responsable d’une hétérogénéité de réponse au sein d’une même tumeur. De plus, les notions de cellules souches, de plasticité et de microenvironnement complexifient la théorie des stratégies thérapeutiques. La coexistence de cellules proliférantes ou dédifférenciées, de cellules tumorales ou stromales ainsi que leurs relations assurent en effet des capacités d’adaptation efficaces. Au-delà de la compréhension des mécanismes de réponse et du choix entre apoptose et sénescence, l’hétérogénéité des cellules à cibler, leur plasticité et leur interdépendance restent donc des défis majeurs pour les futures thérapies anticancéreuses.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place de l'apoptose au cours de la spermatogenèse et dans le sperme éjaculé : relations avec la fécondation

  • La mort cellulaire programmée consiste en l'élimination active et régulée de cellules parfaitement identifiées, débutant pendant l'embryogenèse et se poursuivant durant la vie adulte. L'apoptose dans les cellules somatiques est une forme particulière de mort cellulaire programmée qui comporte des caractéristiques morphologiques et biochimiques spécifiques. L'un des rôles majeurs de l'apoptose dans les cellules somatiques est de permettre l'élimination des cellules dangereuses, anormales ou devenues inutiles, et de maintenir l'homéostasie au sein des tissus et organes. De nombreuses et récentes études ont souligné l'importance de l'apoptose au cours des différentes étapes de la production des gamètes mâles. L'apoptose intervient massivement lors de la mise en route de la spermatogenèse, à la puberté, puis dans le testicule adulte, en régulant et contrôlant le déroulement des différentes étapes de la spermatogenèse normale. En cas de spermatogenèse anormale, un nombre anormalement élevé de cellules germinales apoptotiques a pu être observé. La détection de l'apoptose dans les spermatozoïdes éjaculés suscite un intérêt croissant. Différentes techniques peuvent être utilisées. La microscopie électronique et la technique Tunel, qui détecte la fragmentation de l'ADN, ont permis de quantifier les cellules apoptotiques dans l'éjaculat de sujets infertiles. Cependant, la spécificité de ces techniques dans la détection du processus apoptotique est aujourd'hui discutée. Par ailleurs, les premiers résultats de l'analyse de la fragmentation de l'ADN dans les spermatozoïdes utilisés en assistance médicale à la procréation indiquent une forte corrélation avec les taux de fécondation en fécondation in vitro classique et en microinjection (ICSI). De nouvelles techniques explorant d'autres étapes ou voies de l'apoptose, développées sur cellules somatiques, pourraient se révéler d'un intérêt majeur dans l'étude du pouvoir fécondant du sperme.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les récepteurs a dépendance DCC et UNC5H: rôle de l'apoptose dans le contrôle de la tumorigenèse.

  • Des études récentes ont mis en relief un nouvel aspect des récepteurs cellulaires. L'interaction ligand-récepteur était jusqu'à présent considérée comme indispensable pour permettre l'activation du récepteur. Il a cependant été suggéré que certains de ces récepteurs, appelés « récepteurs à dépendance », peuvent également être activés en l'absence de ligand et induire un signal spécifique de mort cellulaire. Par conséquent, l'expression d'un ou plusieurs de ces récepteurs rend les cellules dépendantes de la présence du ligand pour leur survie. Nous avons émis l'hypothèse que ce mécanisme permet d'inhiber la croissance tumorale en conduisant à l'apoptose les cellules «anormales» qui, en l'absence de ligand, seraient normalement amenées à proliférer - croissance cellulaire locale ou prolifération à distance du site tumoral. Dans le même ordre d'idée, au début des années 90, le groupe de Vogelstein a suggéré qu'un gène, le gène DCC (pour deleted in colorectal cancer), pourrait jouer un rôle de suppresseur de tumeur car il était retrouvé délété dans plus de 70 % des cancers colorectaux et de nombreux autres cancers. Les données recueillies au cours des quinze dernières années n'ont pas permis d'apaiser la controverse concernant l'implication du gène DCC dans la suppression tumorale. Toutefois, notre équipe a pu montrer que DCC agit comme un récepteur à dépendance qui induit la mort de la cellule lorsque son ligand, la nétrine-1, est absent, et que des souris modifiées pour surexprimer la nétrine-1 et bloquer ainsi l'apoptose induite par le gène DCC étaient prédisposées au développement de cancers colorectaux. Ces données renforcent l'hypothèse selon laquelle les récepteurs à dépendance auraient un rôle de suppresseurs de tumeurs. La présente revue décrit le rôle de l'interaction nétrine-1/récepteur comme nouveau mécanisme de contrôle du développement tumoral.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résistance au cisplatine d'une lignée de leucémie murine associée à un défaut d'apoptose.

  • Il a été montré récemment que de nombreux agents antitumoraux, dont le cisplatine, exercent leur toxicité en induisant l'apoptose. Afin de rechercher si des altérations dans les mécanismes de l'apoptose pourraient contribuer à la résistance cellulaire, son induction a été étudiée dans des cellules résistantes au cisplatine (L1210/DDP), sélectionnées à partir de cellules de leucémie murine L1210/0. Nous avons montré, dans un premier temps, que la lignée mutante est résistante à la 5-azacytidine, agent auquel les cellules n'ont jamais été exposées et qui a un mécanisme d'action différent de celui du cisplatine. De plus, après traitement par des doses toxiques de cisplatine ou de 5-azacytidine, ces cellules ne présentent pas de fragmentation de leur ADN ou de modification morphologique typique de l'apoptose. Ce défaut d'induction de l'apoptose dans ces cellules a été lié à la déficience d'une activité endonucléasique nucléaire présente dans la lignée parentale. Cependant, la staurosporine, un puissant inhibiteur des protéines kinase C, qui présente la même toxicité vis-à-vis des deux lignées, induit dans chacune d'elles la fragmentation de l'ADN et les modifications morphologiques caractéristiques de l'apoptose. Ceci indique qu'il existe une voie fonctionnelle d'apoptose conservée dans les cellules résistantes. L'induction de cette voie a été liée à la présence d'une activité endonucléasique cytoplasmique dont la nature est différente de celle existant dans la lignée parentale. En conclusion, nos résultats montrent que les mécanismes contrôlant l'induction de l'apoptose sont différents dans les cellules sensibles et résistantes. L'une des différences concerne la nature et la localisation intracellulaire de l'activité endonucléasique impliquée dans la fragmentation spécifique de l'ADN.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apoptose neuronale dans le système nerveux central et périphérique au cours de l'infection par le VIH.

  • Afin de déterminer si la perte neuronale des sidéens est liée à un processus apoptotique, nous avons examiné le cortex cérébral et les noyaux gris de 12 sidéens et de 4 séropositifs asymptomatiques en utilisant la technique d'in situ end labelling pour détecter la fragmentation caractéristique de l'ADN. Nous les avons comparés à 5 séronégatifs asymptomatiques et 2 patientes atteintes de la maladie d'Alzheimer. Nous avons mis en évidence une apoptose neuronale chez tous les sidéens et chez les témoins atteints de la maladie d'Alzheimer. L'apoptose neuronale était plus sévère dans les cas ayant une atrophie corticale, en revanche il n'y avait pas de corrélation entre l'intensité de l'apoptose neuronale et la présence d'une encéphalite à VIH ou la notion de troubles cognitifs. D'exceptionnels neurones apoptotiques étaient présents chez un seul séropositif asymptomatique. Nous n'avons pas observé d'apoptose neuronale chez les séronégatifs asymptomatiques. Nous avons aussi cherché à mettre en évidence, par la même technique, une apoptose neuronale dans les ganglions rachidiens de 20 sidéens dont 5 avaient une neuropathie sensitive distale, et de 10 témoins séronégatifs dépourvus de neuropathie. Nous avons mis en évidence une apoptose neuronale dans 6 cas de SIDA alors qu'il n'y en avait pas chez les témoins. Cependant nous n'avons pas trouvé de corrélation entre l'intensité de l'apoptose neuronale dans les ganglions sensitifs et la présence ou non d'une neuropathie. Les études in vitro semblent confirmer nos résultats in vivo. Dans les cultures primaires de système nerveux central embryonnaire, infectées par le VIH, nous avons observé de nombreux neurones apoptotiques alors qu'on n'en observait que très exceptionnellement dans les cultures non infectées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'apoptose des éosinophiles dans l'asthme.

  • Les éosinophiles jouent un rôle délétère lors des réactions allergiques et de l'asthme en particulier. Comme pour tout leucocyte, l'élimination des éosinophiles présents en surnombre au niveau des foyers inflammatoires s'effectue, entre autres, par apoptose. L'apoptose est une forme de mort programmée qui permet l'élimination de cellules dangereuses pour l'organisme, et de celles présentes en nombre excessif ou devenues inutiles, maintenant ainsi l'homéostasie cellulaire. Il a été proposé qu'un défaut d'apoptose des éosinophiles pourrait également jouer un rôle dans le développement et la persistance de l'inflammation bronchique caractéristique de l'asthme. Ce phénomène, ainsi que l'expression et la libération des molécules qui le gouvernent, sont sujets à régulation par des stimuli endogènes produits par les cellules environnantes et par l'éosinophile même, dont les cytokines, les facteurs de croissance, les médiateurs lipidiques, ainsi que par l'apport extérieur de molécules à action pharmacologique, comme les glucocorticostéroïdes. Il a été montré récemment que ces stimuli agissent, entre autres, en modifiant l'expression et/ou la fonction des molécules impliquées dans l'apoptose des éosinophiles, telles que certaines protéines intracellulaires appartenant à la famille de Bcl-2 et pourvues d'une action anti-apoptotique, et la glycoprotéine transmembranaire proapoptotique, Fas. Ces données ainsi qu'une connaissance plus approfondie des mécanismes qui régissent l'apoptose des éosinophiles et l'identification des molécules qui régulent ce phénomène permettront de mieux cerner les étapes clés impliquées dans l'accumulation et la persistance de ces cellules au niveau sanguin et tissulaire et de caractériser des cibles thérapeutiques nouvelles dans le traitement des maladies allergiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les molécules de l’apoptose, cibles thérapeutiques en oncologie

  • L'apoptose est une forme de mort cellulaire programmée qui participe au développement et à l'homéostasie tissulaire. Elle met en jeu une séquence d'événements intracellulaires génétiquement déterminés conduisant à la fragmentation de la cellule en corps apoptotiques éliminés par phagocytose. L'inactivation de l'apoptose contribue à l'accumulation de cellules qui caractérisent les affections malignes, qu'il s'agisse de tumeurs solides ou d'hémopathies malignes. Les traitements anticancéreux ont pour objectif de provoquer, aussi spécifiquement que possible, la mort des cellules transformées. L'objectif de cette revue est de décrire brièvement les mécanismes moléculaires de la mort cellulaire apoptotique et d'indiquer comment l'identification de ces mécanismes a généré de nouvelles stratégies thérapeutiques visant à faciliter l'élimination des cellules tumorales en ciblant les inhibiteurs de la mort cellulaire comme B-cell leukemia/lymphoma-2 (Bcl-2) ou les protéines de la famille inhibitor of apoptosis protein (IAP) ou en activant la voie extrinsèque de l'apoptose via les récepteurs de la cytokine tumor necrosis factor-related apoptosis-inducing ligand (TRAIL). Diverses stratégies sont actuellement testées dans le cadre d'études cliniques de phases I à III avec, pour certaines d'entre elles, une tolérance et des résultats cliniques très encourageants. Leur association avec les traitements standards semble un concept thérapeutique intéressant par potentialisation du mécanisme apoptotique au niveau de la cellule tumorale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apoptose ovocytaire et évolution de la réserve ovarienne

  • Au cours de la vie fœtale se met en place une réserve définitive de follicules primordiaux dans l’ovaire. Cette réserve une fois constituée s’épuise sous l’action de deux mécanismes, l’apoptose ovocytaire, dont il est question dans cette revue et l’initiation du développement folliculaire. Plus des deux tiers des ovocytes dégénèrent pendant la vie fœtale pour des raisons encore mal connues. Les hypothèses actuelles sont celles d’un « contrôle–qualité », qui permettrait d’éliminer les anomalies méiotiques, d’un déficit de facteurs de survie, ou, selon une hypothèse récente, d’un « auto-sacrifice ». Pendant la vie postnatale, l’apoptose ovocytaire serait la conséquence d’une perturbation du dialogue ovocyte – cellules de granulosa dans le follicule, dialogue dont les acteurs sont des facteurs de croissance et des cytokines. Les facteurs moléculaires connus pour moduler l’évolution numérique de la réserve ovarienne sont les facteurs mitochondriaux de la famille de Bcl–2, les métabolites des sphingolipides et le récepteur des hydrocarbures polycycliques aromatiques. Au cours de la vie de la femelle, les changements quantitatifs et qualitatifs de la réserve ovarienne subissent l’influence d’un déterminisme génétique encore mal connu et de facteurs environnementaux. La connaissance des mécanismes moléculaires et cellulaires qui contrôlent la survie ovocytaire permet de proposer des pistes thérapeutiques pour préserver cette réserve, et l’identification récente des gènes impliqués dans l’insuffisance ovarienne prématurée devrait permettre d’ouvrir rapidement de nouvelles perspectives.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apoptose des cellules leucémiques humaines induite par les inhibiteurs de topo-isomérase I et II.

  • La comparaison entre cinq lignées leucémiques humaines (BV173, HL60, U937, K562, KCL22) révèle que leur sensibilité aux inhibiteurs de topo-isomérase I (camptothécine) et II (étoposide) est liée à leur capacité à réguler leur progression dans le cycle cellulaire et à déclencher leur programme de mort cellulaire en réponse aux lésions spécifiques induites sur l'ADN : plus les cellules inhibent leur progression dans le cycle, plus elles sont résistantes à ces agents. La voie finale d'induction de la mort cellulaire par apoptose passe par un signal cytoplasmique, actif à pH neutre, nécessitant la présence de magnésium, modulable par certains inhibiteurs de protéases et directement activable par la staurosporine, un puissant inhibiteur des protéines kinases. Les agents qui interfèrent avec les voies de transduction intracellulaire (chélateurs du calcium, inhibiteurs de la calmoduline, modulateurs de la PKC, inhibiteurs de kinase ou de phosphatase) ont peu d'influence sur les voies d'activation de la mort apoptotique. Celles-ci sont modulées au cours de la différenciation cellulaire, par exemple la différenciation macrophagique des cellules HL60 traitées par les esters de phorbol. Enfin, la poly(ADP-ribosyl)ation et la structure de la chromatine régulent la fragmentation apoptotique de l'ADN qui est inhibée par le 3-aminobenzamide et la spermine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Effet protecteur d'un peptide inhibiteur de l'apoptose dans un nouveau modèle d'hépatite induite par l'interleukine-4 chez le rat.

  • Objectifs - L'interleukine-4 est une cytokine ayant de multiples actions sur différents types cellulaires. Les effets de son expression au niveau du foie sont mal connus. Nous avons transduit des foies de rats avec un vecteur adénoviral porteur des séquences codantes de l'interleukine-4 afin d'obtenir une production locale et d'en étudier l'effet sur le parenchyme. Méthodes - Des adénovirus porteurs des séquences codantes de l'interleukine-4 de rat ont été injectés par voie portale chez des rats Wistar. Les foies ont été étudiés en microscopie optique. Les effets de l'interleukine-4 ont été confirmés, in vitro, sur des hépatocytes de rats en culture primaire. Les mêmes analyses ont été réalisées après injection intrapéritonéale d'un inhibiteur de l'interleukine 1 converting enzyme: l'YVADcmk. Résultats - L'interleukine-4 produite par un adénovirus recombinant entraîne une hépatite subaiguë, dose dépendante potentiellement létale. Cette hépatite comporte un infiltrat riche en polynucléaires éosinophiles et en mastocytes accompagné de nombreux hépatocytes en apoptose. L'adjonction d'YVADcmk diminue l'apoptose hépatocytaire, l'intensité de l'hépatite et protège de la mort. Conclusion - Nos résultats font penser que l'YVADcmk pourrait être utilisé dans les hépatites graves où l'apoptose joue un rôle déterminant.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apoptose et thyroïde: le face à Fas.

  • ■ La voie apoptotique Fas/Fas-L, Elle représente une voie majeure de l'apoptose cellulaire, impliquant l'interaction entre un récepteur membranaire, Fas, porté par la cellule cible, et un ligand habituellement membranaire, Fas-L, porté par la cellule cytotoxique. ■ Fas et thyroïde normale: Les thyrocytes normaux expriment le récepteur Fas mais pas son ligand. Le maintien du volume thyroïdien résulte d'un équilibre entre l'action trophique de la TSH et l'apoptose thyrocytaire, limitée par une certaine résistance à l'activation de Fas grâce à la production d'un inhibiteur de la transduction du signal apoptotique. ■ Fas et thyroïdite d'Hashimoto: L'expression aberrante de Fas-L par les thyrocytes induit leur apoptose fratricide. Les lymphocytes infiltrant la glande résistent à l'apoptose en surexprimant la protéine antiapoptotique Bcl2. ■ Fas et maladie de Basedow: La stimulation du récepteur de la thyrotropine par les autoanticorps favorise la goitrigenèse en réduisant l'apoptose des thyrocytes par la répression de l'expression de Fas et la production d'une forme soluble du récepteur, dont les taux sanguins sont corrélés à l'évolution clinique. ■ Fas et cancer thyroïdien: Les cellules tumorales apparaissent résistantes à l'apoptose par blocage de la transduction du signal apoptotique et exercent une contre-attaque en induisant l'apoptose des lymphocytes antitumoraux. L'expression de Fas-L par les cellules tumorales apparaît corrélée à des marqueurs cliniques et histologiques de mauvais pronostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'apoptose hépatique.

  • L'apoptose ou mort cellulaire programmée s'observe dans le foie comme dans les autres organes. A l'état physiologique il ne s'agit pas d'un mode fréquent de destruction des cellules hépatiques. Rien ne distingue sous l'angle morphologique et biochimique l'apoptose des cellules hépatiques de celle survenant dans d'autres cellules. Parmi les voies d'induction de l'apoptose hépatique prédomine la voie du récepteur Fas dont le signal de mort, amplifié par les mitochondries, active les caspases, des enzymes protéolytiques qui en cascade détruisent les cellules hépatiques. Bien qu'il existe dans le foie d'autres modes d'induction de l'apoptose, Fas, qu'on trouve en abondance sur la membrane plasmique des hépatocytes, est fréquemment induit dans l'apoptose qui survient dans les hépatocytes au cours des hépatites virales B ou C quelle que soit leur forme clinique, des hépatites alcooliques, de certaines hépatites médicamenteuses et des cholestases secondaires à l'accumulation intra-hépatique de sels biliaires. Fas pourrait être également responsable de la destruction des cellules biliaires au cours des cirrhoses biliaires primitives. À l'opposé c'est une altération du récepteur Fas qui se révèle être une des causes de la résistance à l'apoptose des cellules hépatiques cancéreuses.C'est la raison pour laquelle de nombreuses tentatives sont actuellement faites, au moins expérimentalement, pour inhiber Fas soit au niveau de ses ARNm soit en aval au niveau des caspases. Il n'est pas exclu que dans le futur, un traitement spécifique de l'apoptose s'ajoute à l'arsenal thérapeutique des maladies hépatiques.

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Du duel au pluriel: réflexions sur les protéines régulatrices d'apoptose de la famille BCL-2 et sur la mort cellulaire.

  • La mort est souvent perçue comme la négation de la vie, la vie comme l’antithèse de la mort. La biologie, par l’étude de la mort cellulaire, a permis de transcender ce manichéisme. La mort n’apparaît plus comme extérieure à la vie, mais comme un processus tangible, à l’œuvre dans le vivant. Si la mort cellulaire peut être créatrice, son dysfonctionnement peut aussi être la cause de pathologies mortelles (cancer). Ce discours biologique peut-il vraiment être étendu pour raisonner, en général, sur les relations entre la vie et la mort? N’est-il pas essentiellement métaphorique? Ne sommes-nous pas en train de jouer sur les différents sens du mot ¡mort¿, en prenant le risque de vitaliser la mort? Dans cet article, nous décrirons comment le champ disciplinaire de la mort cellulaire s’est construit autour d’une série de dichotomies, répétant l’opposition originelle entre vie et mort. Au travers de l’exemple des protéines de la famille de BCL-2, notre propos sera d’esquisser une voie pour sortir de ce dualisme, en s’appuyant sur les notions de multiplicité, de complexité, de diversité, d’histoire(s) évolutive(s) et de contingence.

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L'apoptose: mécanismes moléculaires.

  • Longtemps considérée comme triviale, la mort cellulaire par apoptose est un processus génétiquement contrôlé indispensable à la morphogenèse au cours du développement embryonnaire puis au maintien de l'homéostasie tissulaire dans l'organisme adulte. Dans la majorité des cas, elle met en jeu la libération, par la mitochondrie, du cytochrome c qui, en s'associant à la molécule cytosolique APAF-1 en présence d'ATP, active la procaspase-9 qui, à son tour, active les caspases effectrices, en particulier la procaspase-3. Les protéines de la famille Bcl-2 contrôlent la libération du cytochrome c par la mitochondrie tandis que les molécules IAP (Inhibitor of APoptosis) modulent l'activité des caspases. Des récepteurs membranaires tels que Fas (CD95, APO-1), caractérisés par la présence, au niveau de leur région intracytoplasmique carboxy-terminale, d'un domaine de mort cellulaire, peuvent activer la cascade des caspases par l'intermédiaire de molécules adaptatrices telles que FADD (Fas-Associated protein with a Death Domain). Ces voies d'activation qui, dans certains systèmes cellulaires, évitent la mitochondrie, sont sous le contrôle de molécules inhibitrices, Le dérèglement de la machinerie apoptotique intervient dans la physiopathologie de nombreuses maladies et certains acteurs moléculaires de la mort cellulaire sont déja des cibles thérapeutiques dans des domaines aussi variés que l'immunologie, la neurologie, l'oncologie et le traitement des maladies infectieuses et inflammatoires.

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Mise en évidence de la fragmentation d'ADN par cytométrie en flux au cours de la mort cellulaire par apoptose. Nouvelles techniques d'évaluation de l'état de l'ADN pour le pathologiste.

  • La fragmentation de l 'ADN en nucléotides de 200-250 et/ou 30-50 kb suivie ou non d'une fragmentation internucléosomale en multiples de 180-200 pb constitue un critère de la mort cellulaire par apoptose. Cette caractéristique est utilisée en cytométrie en flux pour distinguer nécrose et apoptose ainsi que pour identifier et quantifier les cellules apoptotiques. Lorsque l'apoptose s'accompagne d'une fragmentation internucléosomale, l'analyse du contenu en ADN est la méthode la plus simple pour révéler les cellules apoptotiques qui génèrent une population hypoploide appelée « Sub G1 ». Pour identifier les cellules en apoptose quelle que soit la nature de la fragmentation d'ADN, les techniques le plus souvent utilisées sont basées sur l'incorporation de désoxynucléotides soit par nick-translation in situ, soit par la méthode TUNEL (TdT dUTP Nick End Labelling). En raison des limites méthodologiques liées à la nature des fragments d'ADN, à la quantité d'ADN fragmenté par cellule et aux méthodes de préparation, des contrôles méthodologiques sont essentiels à la validation des résultats.

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