Aortite [ Publications ]

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  • L’aortite est une atteinte grave de l’artérite à cellules géantes (ACG) (maladie de Horton), car elle peut se compliquer d’anévrisme, de rupture ou de dissection aortique. L’aortite peut être un mode d’entrée dans la maladie ou une complication tardive, après plusieurs années d’évolution, sous la forme d’un anévrisme avec un tropisme particulier pour la portion ascendante de l’aorte thoracique. Elle est parfois associée à une artérite inflammatoire des troncs supra-aortiques. Les facteurs de risque d’aortite restent incertains à ce jour. Les études cliniques récentes indiquent que la prévalence de l’aortite a été initialement sous-évaluée. Environ 10 % des patients semblent concernés par la survenue d’un anévrisme aortique et les techniques d’imagerie montrent des aspects infracliniques d’aortite dans 20 à 65 % des cas dès le stade initial de la maladie. En échographie, un épaississement pariétal avec halo hypoéchogène autour de l’aorte abdominale suggère une aortite. Chez environ un patient sur deux ayant une artérite à cellules géantes, la tomographie par émission de positons montre une hyperfixation métabolique aortique. L’angio-tomodensitométrie (TDM) aortique permet de visualiser des dilatations anévrismales, une ectasie ainsi que des épaississements pariétaux focaux ou concentriques. Ces anomalies, quand elles sont présentes au diagnostic, paraissent associées à de fréquentes rechutes et à une mortalité cardiovasculaire plus élevée à long terme, mais cela doit être confirmé. Des arguments plaident pour la réalisation systématique d’un angio-TDM aortique lors du diagnostic de l’ACG afin d’identifier les patients suspects d’aortite. Par ailleurs, une réflexion doit s’engager sur l’optimisation de la prise en charge thérapeutique de l’aortite de l’ACG.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aortite de Horton. Revue de la littérature.

  • Décrite dès 1937, l'aortite de Horton est une pathologie méconnue, compliquant 20 à 40 % des artérites temporales. L'artérite aortique semble chronologiquement secondaire à l'atteinte des artères crâniennes. Elle intéresse l'ensemble de l'aorte, mais se complique essentiellement dans sa portion thoracique. Elle peut rester totalement asymptomatique, se traduire par un syndrome de l'arc aortique, une dilatation ou un anévrysme, une dissection (de type Il de de Bakey) ou une rupture brutale, ou par une insuffisance aortique. Les anévrysmes thoraciques, habituellement fusiformes, pourraient se compliquer de dissection dans 50 % des cas. Ces manifestations révèlent parfois la maladie de Horton, mais semblent survenir surtout en cours d'évolution, lors de la décroissance du traitement, ou à distance de son interruption. L'aortite serait la cause directe du décès des patients par rupture pariétale dans 3 % à 12 % des maladies de Horton. Une surveillance clinique et biologique régulière des patients présentant une maladie de Horton est souhaitable, avec réalisation d'un cliché de thorax annuel. L'échographie-Doppler vasculaire et/ou cardiaque, transthoracique ou transœsophagienne permet d'évoquer le diagnostic d'aortite en cas de syndrome de l'arc aortique, de dilatation ou d'anévrysme, et d'insuffisance valvulaire. I,a corticothérapie à la posologie initiale de 1 mg/kg/j, puis adaptée en fonction de la biologie et de l'évolutivité artérielle et aortique en échographie-Doppler pourrait prévenir la survenue de complications graves. Le suivi prolongé des patients présentant une pseudo-polyarthrite rhizomélique ou une maladie de Horton apparaît nécessaire devant l'expression parfois tardive de l'aortite.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aortite polyanévrismale compliquée de rupture : à propos d’un cas

  • L’aortite tropicale, entité rare d’étiologie et de physiopathologie mal définies, se confondant parfois avec la maladie de Takayasu, est décrite principalement chez les sujets originaires d’Afrique. Le cas clinique présenté ici est celui d’une jeune patiente originaire d’Haïti dont la maladie anévrismale panaortique, initialement diagnostiquée sur une hypertension artérielle rénovasculaire, semble se rapprocher de cette atteinte artérielle particulière. La présence de multiples anévrismes sacciformes à l’emporte-pièce corrige le diagnostic initialement évoqué de maladie de Takayasu. Étiquetée « aortite tropicale » au terme d’un bilan étiologique exhaustif, l’atteinte anévrismale panaortique est restée pendant plus de dix ans asymptomatique. L’hypertension artérielle a été prise en charge par angioplastie artérielle rénale gauche et trithérapie anti-hypertensive. Après avoir éliminé une étiologie infectieuse, l’abstention chirurgicale a été privilégiée devant la stabilité et le caractère asymptomatique de l’atteinte anévrismale étendue de la crosse à l’étage sous-rénal, et devant le risque élevé de morbi-mortalité péri-opératoire. L’évolution a été marquée au cours de l’été 2011 par l’apparition inaugurale et brutale de douleurs thoraciques, traduisant une rupture anévrismale contenue de l’aorte thoracique descendante. Ce cas clinique illustre le risque persistant de rupture anévrismale aortique et l’intérêt du redressement diagnostique après analyse anatomopathologique de la pièce opératoire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Un mode de révélation inhabituel de la maladie de Horton: l'aortite abdominale inflammatoire.

  • Nous rapportons une observation de maladie de Horton, originale par son mode de découverte à l'occasion d'une aortite abdominale inflammatoire à l'examen tomodensitométrique réalisé dans le cadre du bilan d'un syndrome inflammatoire inexpliqué. L'évolution était progressivement favorable sous corticothérapie et le scanner de contrôle, un mois plus tard, objectivait un aspect stable de l'épaississement circonférentiel et régulier de la paroi de l'aorte abdominale. Les atteintes de l'aorte sont des localisations rares et volontiers tardives de la maladie de Horton, dont le diagnostic est souvent difficile en raison de leur caractère longtemps latent et de l'absence de signes cliniques ou biologiques spécifiques de ces atteintes. Les localisations aortiques représentent une cause majeure de morbidité chez les patients ayant une maladie de Horton. Leur gravité potentielle est liée au risque d'évolution vers un anévrysme, principalement thoracique, et/ou d'une dissection aortiques. Elles sont directement responsables du décès de 10 à 20 % des patients, par dissection aortique. L'existence des complications aortiques graves nécessite une surveillance annuelle prolongée des patients porteurs d'une maladie de Horton, comportant en particulier un examen clinique vasculaire complet et la réalisation d'une radiographie pulmonaire de profil. Notre observation suggère que les explorations non-invasives, notamment l'examen tomodensitométrique, pourraient constituer des outils précieux pour le diagnostic et le suivi évolutif de l'aortite inflammatoire au cours de la maladie de Horton.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aortites inflammatoires et infectieuses.

  • Le cadre des aortites est dominé par la maladie de Takayasu qui représente l'exemple d'une atteinte aortique par un processus inflammatoire non spécifique. L'atteinte aortique est caractérisée par la présence de lésions sténosantes. Les manifestations ischémiques, conséquence de l'atteinte artérielle, dominent la scène clinique, et le diagnostic repose sur, outre d'inconstantes manifestations générales, la topographie lésionnelle et la présence de l'atteinte de plusieurs territoires artériels. Le scanner et l'échographie-doppler se sont substitués à l'angiographie, tant pour le diagnostic que pour le suivi des malades. Dans la maladie de Horton, le risque de développer un anévrisme de l'aorte thoracique est 17 fois plus grand que dans la population témoin. Le risque évolutif de cette localisation pourrait justifier un suivi systématique des patients atteints d'artérite temporale. Bien que rares, les atteintes artérielles de la maladie de Behçet, faites d'anévrismes disséquants, sont grevées d'une mortalité importante justifiant un dépistage et un traitement de parti pris. L'aortite syphilitique est devenue exceptionnelle, mais les anévrismes mycotiques secondaires à des infections à staphylocoques dorés et à salmonelles restent fréquents et de mauvais pronostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostics différentiels des aortites inflammatoires.

  • Les aortites sont principalement retrouvées au cours des maladies inflammatoires comme l’artérite de Takayasu, l’artérite à cellules géantes ou la maladie de Behçet. Dans certains cas, l’aortite est dite idiopathique lorsqu’aucune de ces causes n’est retrouvée. Certains diagnostics différentiels doivent cependant être évoqués car leur prise en charge est bien différente. En premier lieu, il faut éliminer une cause infectieuse de l’aortite car leur rapidité d’évolution et leur pronostic à court terme en font une urgence thérapeutique. Ensuite, des diagnostics différentiels plus rares sont à connaître comme la fibrose rétropéritonéale le plus souvent idiopathique, mais parfois associée à une néoplasie ou une hémopathie. La maladie associée aux IgG4, la maladie d’Erdheim-Chester et l’anévrisme inflammatoire athéromateux sont d’autres diagnostics différentiels à évoquer devant une aortite inflammatoire afin d’adapter au mieux la prise en charge de ces patients.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic des aortites.

  • L'aortite peut compliquer différentes maladies systémiques comme l'artérite de Takayasu, la maladie de Horton, la maladie de Behçet, la maladie de Cogan, les spondylarthropathies, la polyarthrite rhumatoïde, le lupus érythémateux systémique, la sarcoïdose, la maladie d'Erdheim-Chester mais peut aussi avoir une origine infectieuse, syphilitique ou à salmonelles. L'insuffisance valvulaire aortique, l'anévrisme, la dissection, la sténose de l'aorte ou de ses branches initiales sont autant de présentations initiales possibles. Dans d'autres cas, le tableau inaugural est systémique comportant fièvre ou syndrome inflammatoire. L'anévrisme athéromateux inflammatoire et la fibrose péritonéale sont deux diagnostics différentiels parfois difficiles. D'autres aortites restent idiopathiques. La corticothérapie et parfois la chirurgie sont nécessaires pour éviter les complications qui mettent souvent en jeu le pronostic vital.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

: rapport d’un cas et rappel sur les aortites infectieuses.

  • Un cas d’aortite infectieuse due à Clostridium septicum est décrit, non associé à une tumeur du côlon et dont l’issue fut fatale malgré un traitement combinant la chirurgie et une antibiothérapie. A ce jour, C. septicum n’a été isolé que dans une quarantaine de cas d’aortites infectieuses, une maladie dont la présentation clinique est aspécifique et dont le taux de mortalité est élevé. Un haut indice de suspicion est requis afin d’établir un diagnostic précoce qui repose essentiellement sur les hémocultures et la tomodensitométrie avec injection de produit de contraste. Seule une prise en charge rapide, associant une antibiothérapie adaptée et la chirurgie, est susceptible d’améliorer un pronostic qui reste globalement sombre.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place du traitement endovasculaire dans les aortites inflammatoires

  • L’aortite est une l’inflammation de la paroi aortique, ayant une origine infectieuse ou non infectieuse, qui progresse souvent vers des complications vasculaires. L’approche chirurgicale ouverte est une procédure à haut risque pour ces pathologies. Les interventions endovasculaires ont amélioré le pronostic des patients atteints des complications des aortites. Ce manuscrit décrit la physiopathologie responsable du développement du rôle et des implications de l’approche endovasculaire pour leur traitement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Une cause rare de fistule aorto-bronchique: l'aortite tuberculeuse.

  • La rupture aortique dans le parenchyme pulmonaire ou les bronches est une cause rare d 'hémoptysie. Il s'agit dans la plupart des cas de la rupture d'un anévrysme de l'aorte. Nous rapportons l'observation d'une fistule aorto-bronchique d'origine tuberculeuse chez une femme âgée. Bien que l'aortite tuberculeuse soit devenue exceptionnelle, elle n'en demeure pas moins une cause de rupture aortique avec formation d'un faux anévrysme, rapidement fatale et qu'il faut savoir rechercher devant toute hémoptysie capricieuse.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aortite infectieuse à Streptococcus pneumoniae

  • Les aortites infectieuses représentent une entité clinique assez rare qui se manifeste le plus souvent par un anévrysme aortique. Elles peuvent être subaiguës comme c’est le cas des aortites tuberculeuses et syphilitiques, comme elles peuvent être aiguës avec un tableau clinique alarmant lorsque ces aortites sont à

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov