Antipaludiques [ Publications ]

antipaludiques [ Publications ]

Publications > antipaludiques

  • • La recherche récente a tenté d'utiliser les marqueurs moléculaires ou les mutations génétiques associés à la résistance pour affiner la surveillance de l'efficacité thérapeutique des médicaments antipaludiques couramment utilisés en permettant de détecter rapidement l'apparition de pharmacorésistance. Pour faire reculer le paludisme, les responsables des programmes antipaludiques nationaux préconisent des stratégies qui visent l'interruption de la transmission et/ou l'amélioration des moyens thérapeutiques. Afin de mettre les marqueurs moléculaires en oeuvre dans les programmes de lutte, il faut prendre en compte deux types de données pour assurer que tout changement de politique en matière de traitement antipalustre est fondé. Il s'agit premièrement des données socio-économiques et deuxièmement des données biomédicales. Jusqu'à présent les principaux marqueurs utilisés pour mesurer l'efficacité clinique des molécules sont les gènes associés soit avec le transport soit avec le métabolisme du produit. En ce qui concerne le paludisme, les gènes qui sont les mieux connus sont la Pfcrt et la Pfmdr1 dans le cas des quinolines et la dhfr et la dhps dans le cas des antifolates. Certains auteurs ont suggéré l'implication de la PfATPase dans les nouveaux traitements combinés à base d'artémisinine (TCA). Pour décider ou non de changer de médicament anti-palustre, les responsables des programmes de lutte doivent prendre en compte plusieurs facteurs: l'efficacité, la transmissibilité, la dynamique de la maladie, la sécurité, l'épidémie, la tolérance et l'observance. Les marqueurs moléculaires fournissent des informations utiles concernant tous ces facteurs sauf la sécurité, la tolérance et l'observance. Cependant il est toujours nécessaire de valider ces marqueurs par des études in vitro et dans des milieux écologiques différents et de montrer qu'ils sont stables dans le temps ou associés à des situations dans lesquelles l'efficacité clinique des médicaments se modifie. Outre les données fournies par ces outils, le pouvoir public doit assurer des campagnes de sensibilisation afin d'informer la population et le personnel soignant et entreprendre des actions de lutte contre la vente illicite des antipaludiques. Ainsi les pouvoir publics devront toujours engager les ressources nécessaires pour déterminer le bon moment pour changer de politique thérapeutique surtout au niveau du district et dans les zones rurales où des programmes efficaces et économiques sont les plus nécessaires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Réseau d'Etude de la Résistance (RER) pour pérenniser la surveillance de la sensibilité de Plasmodium falciparum aux antipaludiques à Madagascar.

  • La redéfinition de la politique nationale de lutte contre le paludisme en matière de chimiothérapie et de chimioprévention nécessite des données fiables et mises à jour sur le niveau de la sensibilité de Plasmodium sp aux antipaludiques. Ainsi, le Ministère de la Santé et l'Institut Pasteur de Madagascar (IPM) ont créé le réseau d'étude de la résistance - paludisme (RER) en septembre 1999. Pour pallier le manque de personnel disponible dans les structures de santé, les activités du RER privilégient les études in vitro qui sont réalisées à l'IPM. L 'antipaludogramme est fait selon la technique isotopique utilisant de l 'hypoxanthine radioactive. Les résultats de l'étude réalisée en 2001 montrent que les isolats de P. falciparum sont sensibles à l'amodiaquine (n = 215), au cycloguanil (n = 56), à la pyriméthamine (n 98), et à la quinine (n 214) à Madagascar. Un isolat de phénotype méfloquine-résistant (1 /110 soit 0,9%) est détecté dans la région Est. Une bonne sensibilité des isolats à la chloroquine est notée, avec 95,4% (206/216) des isolats de phénotype chloroquinosensible. La détection des mutations des gènes associées à la résistance de P. falciparum à la chloroquine (gène pfcrt) ou à la pyriméthamine (gène pfdhfr) est faite selon la technique de PCR/séquençage ou PCR/RFLP. Aucun isolat mutant pfcrt T76 (0/104) potentiellement chloroquinorésistant, ni mutant pfdhfr N108 (0/ 43) potentiellement pyriméthamine-résistant n'est détecté. Ces données permettent de conseiller l'utilisation de la chloroquine ou de l'association sulfadoxine-pyriméthamine pour le traitement des accès palustres à Madagascar. Le RER résulte de la collaboration et du partenariat entre le Ministère de la Santé et l'IPM. Notre article a pour but de décrire le fonctionnement du réseau RER et de discuter la place de l'étude in vivo, de l'antipaludogramme et du génotypage des marqueurs de résistance dans la stratégie de surveillance de l'émergence et la dissémination des isolats résistants de P. falciparum à Madagascar ainsi, que dans la sous-région de l'Océan Indien.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Mécanismes et épidémiologie des résistances aux antipaludiques.

  • L'espèce plasmodiale la plus fréquente, P. falciparum, responsable du paludisme grave, est la principale concernée par la chimiorésistance. Les différents types de résistances identifiés ont pour origine des mutations chromosomiques. Les mutants résistants aux antimétabolites (pyriméthamine, proguanil) sont fréquents. Une à trois mutations ponctuelles sur le gène de la cible de ces médicaments, la dihydrofolate-réductase, entraînent un niveau de résistance qui croît avec le nombre de mutations. L'épidémiologie de ces résistances devrait être mieux connue grâce aux techniques de biologie moléculaire (PCR et analyse des fragments de restriction). Les mutants résistants aux amino-4-quinoléines sont apparus plus tardivement après la mise sur le marché de ces médicaments (chloroquine, amodiaquine), ils entraînent un niveau variable de résistance. Le déficit de concentration dans le parasite du médicament est constant dans les souches résistantes, ce phénotype étant mal corrélé aux mutations du gène PfMDR1 du chromosome 5 qui code un canal transmembranaire de la vacuole digestive, mais serait bien corrélé à un profil génomique de fonction inconnue situé sur le chromosome 7. Les résistances aux amino-alcools sont rares (quinine, méfloquine, halofantrine) et supposées être associées à un défaut de concentration de ces médicaments dans le parasite selon un mécanisme mal élucidé. Dans chacun de ces trois groupes, un haut niveau de résistance à un composé entraîne généralement la résistance aux autres molécules. Une pression médicamenteuse très importante explique probablement la polychimiorésistance, fréquente dans les populations d'Asie du Sud-Est et d'Amérique du Sud forestière. En Afrique, une transmission élevée du paludisme entraîne un brassage génétique important des Plasmodium et la résistance à la chloroquine, l'antipaludique le plus utilisé, semble se stabiliser à 50% environ des souches en circulation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Efficacité et tolérance des associations d’antipaludiques dans le traitement du paludisme simple chez les enfants à Bangui, République centrafricaine

  • Objectif. Évaluation comparative de l'efficacité et de la tolérance des associations artéméther-luméfantrine (A-L), amodiaquine-sulfadoxine-pyriméthamine (AQ-SP) et amodiaquine-artésunate (AQ-AS) dans le traitement du paludisme simple chez les enfants de moins de 5 ans à Bangui, Centrafrique. Méthodologie. Cent quatre-vingt-six enfants âgés de 6 à 59 mois atteints du paludisme simple à Plasmodium falciparum ont été inclus à Bédé-Combattant de juillet à octobre 2010. Parmi ces enfants, soixante-trois ont été randomisés pour recevoir A-L, soixante-trois AQ-SP et soixante-trois AQ-AS. Les réponses cliniques ont été classées selon de critères de l'OMS, en échec thérapeutique précoce (ETP), échec clinique tardif (ECT), échec parasitologique tardif (EPT) et réponse clinique et parasitologique adéquate (RCPA). Les gènes pfcrt, pfmdr-1, dhfr et dhps ont été analysés par la technique de PCR-RFLP. Résultats. Après correction par PCR, le RCPA pour A-L, AQ-SP et AQ-AS, a été respectivement de 100 %, 96,55 % et 100 %, sans différence significative entre les trois combinaisons (p = 0,36). Les cas d'échec observés avec AQ-SP ont été associés à une mutation pfcrt 76T, pfmdr-1 86Y, dhfr 108N et dhps A437G. Il n'y avait pas de différence significative dans la réduction de l'anémie, de la fièvre (p = 0,87) et de la parasitémie (p = 0,63) entre les trois combinaisons. Conclusion. Cette étude démontre que les combinaisons à base d'artémisinine sont efficaces et tolérées dans le traitement du paludisme simple à Bangui. Les cas d'échecs étaient dus à des infections nouvelles et à des mutations de résistance.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Usage des antipaludiques en automédication pour le traitement de la fièvre chez les enfants au Gabon.

  • La lutte contre le paludisme a été entravée par le développement de la résistance de Plasmodium falciparum aux antipaludiques. L'un des axes des nouvelles stratégies de lutte recommandées par l'OMS est l'utilisation rationnelle et appropriée des combinaisons thérapeutiques à base de dérivés d'artémisinine (CTA) pour le traitement du paludisme simple, afin de retarder l'apparition de nouvelles souches de parasites résistants. L'automédication qui favorise le développement de la résistance aux antipaludiques doit être contrôlée au sein des populations vivant en zone d'endémie. L'objectif de la présente étude était d'estimer la fréquence d'utilisation des antipaludiques en automédication dans une population d'enfants fébriles et d'en connaître la nature. Les données ont été recueillies au cours de deux études évaluant la prévalence du paludisme et les performances diagnostiques des TDRs chez des enfants fébriles vus en zone rurale au centre hospitalier d'Oyem (CHRO), urbaine au centre hospitalier de Libreville (CHL) et semi-urbaine au centre communautaire d'Owendo (CSCO) entre 2008-2009. La notion d'automédication a été retrouvée chez 21,4 % des 2 543 enfants inclus au cours des études. Elle était plus fréquente au CHRO (29 %) où la prévalence des cas de paludisme était la plus importante (39 %). Parmi ces 548 enfants, 421 (soit près de 80 %) n'étaient pas infectés. Les molécules les plus utilisées étaient les CTA (43,8 %) et la quinine (12 %). Au Gabon, comme dans de nombreux pays au Sud du Sahara, l'automédication avec des antipaludiques est fréquente et constitue un frein à la lutte contre le paludisme. Leur utilisation rationnelle par les populations passe par une forte sensibilisation de ces dernières sur les risques de l'automédication.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Résistance de Plasmodium falciparum aux antipaludiques: impact sur la pré-élimination du paludisme à Madagascar.

  • Cette revue a pour objectif de faire le point sur la résistance actuelle de P. falciparum aux principaux antipaludiques utilisés à Madagascar et d'ap porter des données récentes pouvant être utiles à la mise en œuvre du programme de contrôle et de l'élimination du paludisme. En 2006, le taux d'échec global à la chloroquine s'élevait à 44 % (n=300), taux comparable à ceux observés sur le continent Africain. Les échecs observés étaient majoritairement de type tardif. La résistance de P. falciparum à la chloroquine à Madagascar apparaît particulière avec seulement 3,2 % d'isolats ayant un phénotype résistant (n=372, 7 sites sentinelles) et moins de 1 % d'isolats présentant des parasites mutants sur le gène Pfcrt. Par contre la mutation Pfmdr1 N86Y, a été trouvée chez 64,3 % des isolats (n=174) en 2006 et chez 51,7% des isolats (n=343) en 2007. Les échecs thérapeutiques de l'association sulfadoxine-pyrimethamine, recommandée pour le traitement préventif intermittent des femmes enceintes, et la résistance in vitro à la pyriméthamine sont rares. Cependant, nous rapportons une fréquence importante de triples mutants Pfdhfr 51I/59R/108N allant jusqu'à 33,3 % en 2008. De plus, un haplotype unique à Madagascar, l'allèle simple mutant Pfdhfr 164L, a été trouvé en 2006 avec une fréquence allant jusqu'à 30% des isolats en certains sites en 2008 (Sud-Est). Pour l'instant nous n'avons pas trouvé de quadruples mutants Pfdhfr 51I/59R/108N/164L. La sensibilité aux autres antipaludiques testés apparaît excellente mais la perte des isolats les plus sensibles in vitro aux dérivés de l'artémisinine, observée ces dernières années, pourrait annoncer le début d'une moindre efficacité de ces molécules.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Itinéraires et pratiques thérapeutiques antipaludiques chez les citadins de Bouaké, Côte d'Ivoire.

  • ○ Une enquête a été réalisée sur les itinéraires et pratiques thérapeutiques antipaludiques chez 162 ménages de la ville de Bouaké. Les résultats ont montré que les populations identifient parfaitement les signes du paludisme et peuvent statuer sur sa gravité. La prise en charge du paludisme simple se fait à domicile dans la grande majorité des situations. En cas de présomption du paludisme, 87,6 % des ménages font de l'automédication, 9,3 % ont recours à une structure moderne de soins, 1,2 % font appel au service d'un guérisseur traditionnel et 1,9 % font de l'automédication traditionnelle. La chloroquine est toujours administrée en première intention (68,3 %) avec un approvisionnement essentiellement en pharmacie (98,8 %). La posologie est cependant rarement bien menée. En cas d'échec du premier recours thérapeutique, des itinéraires très complexes ont été observés et dépendent de la gravité estimée de la maladie. Les répondants évoquent une pluralité de causes du paludisme mais le moustique est le plus souvent cité comme responsable du paludisme (75,6 %). Dans les ménages de Bouaké, la chimioprophylaxie antipalustre par la chloroquine est pratiquée dans 95,1 % des cas chez les nouveaux nés. 89,5 % des ménages se protègent contre les piqûres de moustiques mais l'usage de la moustiquaire est très rare (4,9 %). L'importance de la prise en charge du paludisme, au niveau familial, commande la mise en place d'actions d'information pour une prise en charge efficace et constante de la maladie à domicile. Des actions d'information et de promotion de la moustiquaire imprégnée d'insecticide sont vivement à recommander.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Programme oms de pré-qualification des antirétroviraux, antipaludiques et antituberculeux.

  • • En partenariat avec l'UNICEF, l'UNAIDS et les Fonds des Nations Unies pour la population et avec le soutien de la Banque mondiale, le programme OMS de préqualification assure un contrôle rigoureux de la qualité des médicaments génériques et des médicaments brevetés. Ce contrôle est basé sur des standards internationaux normalisés pour l'évaluation des informations fournies concernant la qualité de produits, l'étude de la bioéquivalence, l'inspection des sites de fabrication, et l'assurance de la qualité des produits pharmaceutiques. Ainsi les agences et les organismes qui gèrent l'approvisionnement en médicaments savent que les produits préqualifiés par l'OMS sont de qualité garantie sans être obligés de les tester eux-mêmes. La liste OMS des produits préqualifiés permet également aux agences responsables de l'achat des médicaments de choisir entre les fabricants qui proposent des produits équivalents et donc de négocier des prix plus avantageux. Grâce à ce programme, on assiste non seulement à une augmentation de la capacité de fabrication des produits génériques de bonne qualité, mais aussi au suivi de l'évolution de cette qualité. Initialement prévu pour l'évaluation des médicaments utilisés contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, ce programme a été étendu aux médicaments utilisés dans la domaine de la santé reproductive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place des antipaludiques dérivés de l’artémisinine en hospitalisation pédiatrique à Abidjan

  • L'objectif de cette étude est d'analyser le traitement antipaludique et d'apprécier la place des dérivés de l'artémisinine dans une perspective de recherche de rationalité des prescriptions en hospitalisation pédiatrique à Abidjan (Côte d'Ivoire). L'enquête est basée sur une analyse descriptive multicentrique de 646 prescriptions provenant de 415 dossiers médicaux. Les recommandations du Programme National de Lutte contre le Paludisme, ont orienté l'analyse des prescriptions. L'analyse factorielle des correspondances a été utilisée pour apprécier les liens entre ces prescriptions et le type de paludisme, l'âge, l'hôpital... Les dérivés de l'artémisinine constituent le tiers des prescriptions. Ils sont représentés par l'artéméther (le plus utilisé), l'artésunate et par l'association artéméther-luméfantrine. Le traitement en urgence reste dominé par la quinine. L'amodiaquine et l'artésunate sont les plus utilisés en traitement de relais. La quinine reste le traitement de choix en hospitalisation pédiatrique dans le paludisme grave ou simple. Les recommandations n'étant pas opposables, leur respect n'est pas systématique. L'expérience des praticiens, l'existence d'autres protocoles thérapeutiques hospitaliers, les considérations pharmaco-économiques, les antécédents thérapeutiques, la disponibilité hospitalière d'antipaludiques... interfèrent dans leur non respect.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Marqueurs moléculaires des résistances de Plasmodium falciparum aux antipaludiques.

  • Les principaux gènes de Plasmodium falciparum connus pour être associés à la résistance à des antipaludiques sont pfcrt, pfmdr 1, pfdhfr, pfdhps, pfcytb, pfmrp, pfnhe-1, pfmdt, pfserca et pftetQ. Les résistances à la chloroquine, l'amodiaquine, la méfloquine, la sulfadoxine-pyriméthamine, le cycloguanil et l'atovaquone ont des marqueurs moléculaires validés qui permettent de prédire leur efficacité parasito-clinique (i.e. tests in vivo). Ces marqueurs moléculaires ont de nombreux avantages. Ils permettent d'évaluer de nombreux échantillons en moins de temps que les tests in vivo, la collecte, le transport et la conservation des échantillons sont beaucoup plus aisés que pour les tests in vitro. Ils peuvent servir à la surveillance épidémiologique des résistances à l'échelle d'un pays et à la prédiction individuelle des succès thérapeutiques. Le développement des méthodes de biologie moléculaire à haut débit, la disponibilité des séquences nucléotidiques de génomes de P. falciparum et la collaboration étroite entre chercheurs fondamentaux, cliniciens et responsables des programmes nationaux de lutte contre le paludisme sont les principaux atouts de la recherche et du développement des marqueurs moléculaires de résistance de P. falciparum aux antipaludiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La prise de décision dans les politiques d'utilisation des antipaludiques en réponse à une modification de l'efficacité de la chloroquine. Réflexions appliquées à l'Afrique.

  • La stratégie de lutte contre le paludisme en Afrique est fondée sur l'association de la prise en charge des cas de paludisme, d'une lutte antivectorielle sélective et durable et de la prévention et de la maîtrise des épidémies. L'apparition et la diffusion de la chloroquino-résistance de Plasmodium falciparum imposent une adaptation de la politique de prise en charge des cas. Cette adaptation est difficile. Elle doit tenir compte de l'opérationnalité et de la qualité des services de santé, de la surveillance épidémiologique du paludisme, de la surveillance de l'efficacité et de l'acceptabilité des médicaments, de la politique d'utilisation de ces médicaments, du temps de réaction et d'adaptation aux changements de politique dans l'utilisation des médicaments, des différentes situations épidémiologiques. En Afrique, les recours à l'inefficacité de la chloroquine sont l'amélioration de la capacité diagnostique des services de santé, le contrôle de la circulation des antipaludiques, la formation des praticiens, l'éducation des populations et l'élaboration et la mise en oeuvre des stratégies pertinentes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Quel avenir pour les antipaludiques?

  • La résistance à la chloroquine, apparue dans les années 1960, a perturbé la prise en charge du paludisme au niveau mondial. Le développement de nouveaux antipaludiques, guidé par les intérêts politiques au départ, est à présent recentré sur la nécessité de limiter l'extension de la maladie, suite à une forte médiatisation et une prise de conscience de l'urgence humanitaire. La problématique des antipaludiques est posée par la variété géographique des degrés de résistances du Plasmodium aux différents médicaments existants, qui implique une prise de décision « à la carte » pour le traitement du paludisme dans chaque pays endémique. Pour contrer cette résistance, et face au désintérêt des industriels, Médecins sans frontières et l'Organisation mondiale de la santé ont lancé le concept de bithérapie antipaludique basée sur des extraits actifs d'une plante chinoise redécouverte: les dérivés de l'artémisinine. Cette stratégie a pour objectif de limiter l'extension des résistances en attendant la mise sur le marché d'un nouveau médicament innovant pouvant à nouveau permettre un traitement universel du paludisme qui reste cependant à découvrir et à développer.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Étude de la résistance de Plasmodium falciparum aux antipaludiques au sein du réseau international des Instituts Pasteur (RIIP-Palu).

  • Les unités du réseau international des Instituts Pasteur (RIIP-Palu), localisées en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud, travaillent depuis de nombreuses années en étroite collaboration avec les programmes nationaux de lutte contre le paludisme. Leurs efforts combinent surveillance et recherche fondamentale et visent, à travers des projets régionaux et internationaux : (1) à détecter l’émergence des résistances et à étudier leur distribution , (2) à développer de nouveaux outils de surveillance , (3) à identifier les facteurs épidémiologiques favorisant l’émergence et la propagation des résistances et (4) à comprendre les mécanismes moléculaires et cellulaires impliqués dans la résistance. Dans cette revue, seront présentées les approches méthodologiques et les données obtenues depuis 2000.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Paludisme et antipaludiques: données chimiques, relations structure-activité.

  • L'évolution, le plus souvent basée sur des raisons chimiques, de dérivés à activité antipaludique: amiodaquine, inhibiteurs de dihydrofolate-réductase, artémisinine., est décrite. Un accès à l'artémisinine est résumé. Le mécanisme chimique d'action de l'artémisinine est détaillé af n d'expliquer la formation de certains métabolites ainsi que la conception de nouveaux dérivés actifs. Des essais d'établissement de relations structure-activité et structure-neurotoxicité sont évoqués. Un exemple de synthèse de peroxycétals cycliques est donné. Enfin, quelques recherches concernant de nouveaux composés originaux sont citées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le microtest isotopique simplifié : une méthode pour l'étude de la chimio-résistance in vitro de Plasmodium falciparum aux antipaludiques

  • Dans le but d'identifier une méthode efficiente d'évaluation de la chimio-résistance in vitro de Plasmodium falciparum aux antipaludiques, une étude comparative de sensibilité par la technique du microtest isotopique dans sa version standard (complète) et une version simplifiée a été menée de juillet à novembre 1996 à Bobo-Dioulasso (Burkina Faso) sur des souches de Plasmodium falciparum recueillies chez des patients ayant une infection monospécifique à P falciparum et une parasitémie de plus de 4000 GRP/mm

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Comparaison de techniques de dépistage des anticorps antipaludiques utilisées en transfusion.

  • En France, dans le cadre de la transfusion sanguine, la sérologie du paludisme est le seul examen immunologique qui ne bénéficie pas de technique ELISA. Cet examen est actuellement réalisé par Immunofluorescence indirecte et deux trousses sont commercialisées. Le réactif utilisé au Centre de transfusion sanguine des armées (CTSA) est le Falciparum-Spot IF (Bio-Mérieux). L'antigène utilisé est obtenu à partir d'une culture sur hématies de groupe A1, à l'origine d'une mauvaise spécificité par fixation des anticorps naturels. Du 1

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Pharmacovigilance des médicaments antipaludiques. Analyse de la notification spontanée en France (1996-2000).

  • Objectif Si le rapport bénéfice/risque des médicaments antipaludiques les plus anciens (quinine, chloroquine) semble bien évalué, les données restent moins connues pour ceux qui ont été commercialisés plus récemment. Ce travail recense et analyse les effets indésirables des médicaments antipaludiques déclarés au système français de pharmacovigilance par la notification spontanée. Méthodes Nous avons interrogé la Banque nationale française de pharmacovigilance sur une période de 5 ans, du 1

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Effets indesirables des antipaludiques notifies spontanement au centre national de vigilance des produits de sante au Burkina Faso: etude descriptive et facteurs associes.

  • Analyser les notifications spontanées des effets indésirables des antipaludiques transmises au centre national de pharmacovigilance.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Analyse de la Performance du Système D'Approvisionnement et de Distribution des Antirétroviraux, Antituberculeux et Antipaludiques au Bénin en 2016.

  • Analyser la performance du système d'approvisionnement et de distribution des antirétroviraux, des antituberculeux et des antipaludiques au Bénin.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les résistances aux médicaments antipaludiques

  • La chloroquine et les antifoliniques (pyriméthamine et cycloguanil, métabolite actif du proguanil) sont en première ligne du traitement du paludisme et la résistance de

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov