Antigene specifique de la prostate [ Publications ]

antigene specifique de la prostate [ Publications ]

Publications > antigene specifique de la prostate

  • En quelques années, le dosage de l'antigène prostatique spécifique (PSA) est devenu un outil indispensable dans la prise en charge des patients atteints d'un cancer de prostate. Récemment sont apparues de nouvelles techniques de dosage, dites «ultrasensibles», permettant de détecter de très petites concentrations de PSA. Cependant, il n'existe toujours pas actuellement de définition établie du seuil de détection, ce qui rend difficile les comparaisons entre les différentes techniques de dosage qui revendiquent l'ultrasensibilité. Le dosage ultrasensible du PSA trouve tout son intérêt chez des patients qui ont subi une chirurgie d'exérèse radicale de la glande prostatique. Ainsi, après prostatectomie radicale, le dosage ultrasensible du PSA est un facteur pronostique complémentaire de l'examen anatomopathologique de la pièce opératoire. Il permet également une surveillance étroite des patients : le PSA ultrasensible est actuellement la méthode la plus sensible pour dépister une récidive tumorale. Enfin, il permet d'apprécier l'impact d'un traitement radiothérapique adjuvant post-prostatectomie. En revanche, le dosage ultrasensible du PSA n'a aucune indication et n'apporte aucun renseignement complémentaire chez les patients dont la glande prostatique a été maintenue en place. Ainsi, ce dosage n'est pas indiqué en matière de dépistage du cancer ou de diagnostic différentiel entre cancer et adénome et ne permet pas d'apprécier l'efficacité d'un traitement curateur par radiothérapie externe exclusive.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Antigène spécifique de la prostate et diagnostic des cancers prostatiques.

  • Antigène spécifique de la prostate et diagnostic des cancers prostatiques Le cancer de la prostate se développe majoritairement à la périphérie de la glande et reste par conséquent longtemps asymptomatique sans retentissement clinique. Lorsqu'il est symptomatique, il traduit souvent un stade déjà avancé de la maladie. Les signes cliniques ne sont pas spécifiques: troubles mictionnels, compression des vaisseaux iliaques ou douleurs osseuses métastatiques. Le toucher rectal recherche un nodule intraparenchymateux, dur, irrégulier et indolore. Le diagnostic du cancer de la prostate est facilité par le dosage du PSA. La probabilité d'avoir un cancer augmente avec la valeur du PSA. Certaines situations peuvent faire augmenter le PSA: hypertrophie bénigne de la prostate, prostatite, sondage vésical, rétention d'urine, geste endoscopique. Le rapport PSA libre/PSA total permet une meilleure discrimination entre le cancer et l'hypertrophie bénigne de la prostate, pour des valeurs de PSA total légèrement augmentées (entre 4 et 10 ng/mL). Plus le rapport PSA libre/PSA total est bas, plus le risque de cancer est élevé. Le diagnostic repose sur les biopsies prostatiques par ponction transrectale échoguidée. Le bilan d'extension tumoral est prescrit en fonction du risque de dissémination métastatique apprécié par le stade clinique, le taux de PSA et le score de Gleason.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Consommation du dosage de l’antigène spécifique de la prostate (PSA) en France chez les hommes sans cancer de la prostate déclaré (2008-2010)

  • Cette étude a évalué la pratique du dosage de l’antigène spécifique de la prostate (PSA) en France entre 2008 et 2010 chez les hommes de 40 ans et plus assurés par le régime général, soit 10,9 millions de personnes, une fois exclus ceux qui avaient un cancer de la prostate déclaré. En 2010, 30,7 % des hommes de 40 ans et plus ont eu au moins un test de PSA, soit 12,3 % pour ceux de 40 à 54 ans, 47,7 % pour ceux de 55 à 74 ans et 47,6 % pour ceux de 75 ans et plus, avec une forte variabilité géographique. Les pourcentages d’hommes qui avaient eu au moins un dosage durant les trois ans étaient respectivement de 26,2 %, 77,3 % et 75,6 % pour les mêmes tranches d’âge. Parmi ces hommes de 40 ans et plus, 13 % ont eu plus de trois dosages du PSA en trois ans et spécifiquement 21 % des 75 ans et plus. Pour les dosages de PSA réalisés en 2010, 88 % étaient prescrits par un généraliste libéral et 3,2 % par un urologue. À l’encontre des recommandations publiées concernant le dosage du PSA, les résultats observés démontrent l’existence d’un dépistage de masse non organisé du cancer de prostate, en particulier chez les hommes de 75 ans et plus.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'antigène spécifique de la prostate ou PSA

  • Le prostate spécific antigen (PSA) ou antigène spécifique de la prostate est une molécule secrétée exclusivement par la prostate, découverte en 1960 et utilisée en oncologie prostatique depuis 1987. Le PSA est un marqueur tumoral, utilisé dans toutes les étapes de la prise en charge du cancer de prostate. Le dosage du PSA sérique total est, en association au toucher rectal, au centre du dépistage du cancer de prostate. Un taux de PSA supérieur à 4ng/mL et/ou une anomalie du toucher rectal doivent amener à consulter un urologue. En cas de diagnostic d'un cancer de prostate, le dosage du PSA intervient à tous les stades de la maladie (localisée ou métastatique) dans l'évaluation de la réponse au traitement, le suivi et le diagnostic d'une récidive. Le PSA n'est cependant pas spécifique du cancer de prostate. Une élévation du PSA est observée aussi dans l'hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), l'inflammation et l'infection prostatique. De nouveaux biomarqueurs plus spécifiques du cancer de prostate sont en cours d'étude pour améliorer la sensibilité et spécificité du PSA vis-à-vis du cancer de prostate.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov