Anti-inflammatoires [ Publications ]

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  • Les antalgiques non opiacés, antipyrétiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens sont très largement utilisés, mais les réactions présumées allergiques à ces médicaments sont relativement rares, notamment chez l’enfant. Il s’agit essentiellement d’urticaires et/ou angio-œdèmes. Viennent ensuite des réactions respiratoires (rhinite et/ou asthme) et, beaucoup plus rarement, des réactions anaphylactiques ou des toxidermies (potentiellement) sévères. Chez certains patients, les réactions résulteraient d’une hypersensibilité spécifique d’un médicament ou des médicaments d’une même famille, avec, parfois, des tests cutanés positifs en lecture immédiate ou retardée. Cependant, la majorité des réactions résulte d’une hypersensibilité non spécifique/non allergique (intolérance), expliquant la fréquence élevée des réactivités croisées entre les divers antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens, paracétamol inclus. Le diagnostic de ces réactions, généralement moins graves que celles résultant d’une hypersensibilité allergique, repose sur une histoire clinique convaincante et/ou les tests de provocation/réintroduction. Sur ces bases, seuls 13 à 50 % des patients rapportant des réactions présumées allergiques aux antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens seraient réellement intolérants à ces médicaments. Les principaux facteurs de risque sont une atopie personnelle et l’âge. Chez les patients atteints d’hypersensibilité allergique aux antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens la prévention des récidives repose sur l’administration de substances d’autres familles chimiques. Chez les patients atteints d’hypersensibilité non allergique, elle repose sur l’administration de médicaments faiblement inhibiteurs de la cyclo-oxygénase-1 (sous réserve qu’ils soient tolérés). Les méthodes d’accoutumance, plutôt efficaces chez les patients rapportant des réactions respiratoires, paraissent peu efficaces chez les patients rapportant des réactions cutanéo-muqueuses et anaphylactiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anti-inflammatoires non stéroïdiens sélectifs de la cyclooxygénase-2 pour la maladie d'Alzheimer. Justification et perspectives.

  • ■ Une pathologie cérébrale dégénérative à composante inflammatoire probable: En témoigne la présence, au pourtour des plaques séniles matures et des dégénérescences neuro fibrilaires, de cellules astrogliales activées synthétisant des médiateurs inflammatoires (fractions du complément, cytokines et prostaglandines en particulier) potentiellement neurotoxiques, ■ Emploi des anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS): Sa justification théorique, bien qu'actuellement non formellement démontrée, repose sur les résultats de plusieurs études épidémiologiques montrant un risque relatif plus faible de développer une maladie d'Alzheimer (MA) chez les patients traités au long cours par AINS, qui sont des inhibiteurs non sélectifs de la biotransformation de l'acide arachidonique en prostaglandines par les cyclo-oxygénases 1 et 2 (COX). ■ Emploi d'inhibiteurs sélectifs de COX-2: Sa justification théorique repose: - sur les résultats d'études épidémiologiques montrant un risque relatif plus faible de développer une MA lors d'un traitement par AINS classiques à posologie anti-inflammatoire (inhibition de COX-1 et COX-2) alors que l'aspirine, à posologie anti-agrégante plaquettaire (inhibition sélective de COX-1) n'a pas cette propriété, sur les résultats d'études fondamentales, sur l'observation d'une moindre prévalence d'effets indésirables digestifs graves avec les inhibiteurs sélectifs de COX-2 qu'avec les AINS classiques, suggérant la possibilité de leur prescription au long cours dans cette indication potentielle. ■ Considérations à prendre en compte: COX-2 aurait une ambivalence fonctionnelle dans le cerveau: - la production de prostaglandines via COX-2 pourrait participer à la physiologie neuronale et expression de COX-2 est associée au développement cérébral. - Les AINS classiques ne réduisent pas la formation des plaques séniles et des dégénérescences neurofibrillaites dans la MA. Ceci suggère qu'ils agissent sur la composante inflammatoire de la maladie (activation microgliale) mais qu'ils n'ont aucun effet sur le mécanisme causal e la neurodégénérescence - L'utilisation prophylactique des inhibiteurs sélectifs de COX-2 peut être prise en considération sur la base de leur bonne tolérance digestive après 6 mois d'utilisation aux USA mais doit être confirmée à plus long terme Les études cliniques de l'efficacité d'une inhibition sélective de COX-2 dans la MA sont en cours avec le célécoxib et le rofécoxib.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Effets gastro-intestinaux majeurs des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) : étude prospective marocaine

  • Au Maroc, la mise sur le marché des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase 2 (coxibs) a motivé la mise en place d'une étude dont l'objectif principal est d'évaluer les effets gastro-intestinaux majeurs liés à la prise des AINS, puis par la suite de comparer la tolérance digestive des AINS classiques avec celle des coxibs. Matériel et méthode: il s'agit d'une étude prospective observationnelle entre avril 2001 et mai 2002. Elle s'est déroulée auprès des gastro-entérologues du CHU, du secteur public et privé de Rabat, ainsi qu'au niveau des urgences chirurgicales du CHU de Rabat. Résultats: sur une période de 14 mois, 123 patients porteurs d'une atteinte gastro-intestinale majeure coïncidant avec la prise d'un AINS ont été colligés. Le sexe masculin est prédominant et l'âge moyen est de 49,45 ± 14,3 ans. Pour 63 % d'entre eux, il s'agissait d'ulcères compliqués d'hémorragie ou de perforation. Les ulcères gastriques ont représenté les principales lésions mises en évidence par l'exploration endoscopique (45 %). Au niveau des services d'urgences, la prévalence des hémorragies digestives hautes liées à la prise d'AINS parmi l'ensemble des hémorragies digestives hautes, toutes causes confondues, a été évaluée à 8,7 %. La prévalence des perforations d'ulcères sous AINS est de 9,3 %. L'AINS le plus incriminé a été l'aspirine, le délai d'apparition des lésions a été inférieur à 1 mois dans 56 % des cas. Conclusion : à travers notre étude, nous avons pu relever certaines particularités propres à la population étudiée telles que la prédominance masculine et la vulnérabilité du sujet jeune. Par ailleurs, nous avons retrouvé un grand nombre de facteurs de risques validés dans la littérature à savoir : les antécédents digestifs et rhumatologiques, le délai d'apparition de la symptomatologie inférieur à 1 mois, l'association des AINS à l'aspirine, le terrain diabétique et hypertendu. Cependant, aucune conclusion n'a pu être faite quant à la meilleure tolérance digestive des coxibs vu le faible nombre de patients dans notre série soumis à ce type d'AINS.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Complications rénales des anti-inflammatoires non stéroïdiens

  • Introduction. - Il est bien connu que les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) peuvent avoir des effets secondaires sur la fonction rénale. Des situations d'hypovolémie ou d'insuffisance rénale chronique stimulent le système rénine angiotensine (SRA) et prédisposent à l'insuffisance rénale aiguë (IRA) par inhibition de la synthèse des prostaglandines. L'emploi d'AINS à visée antipyrétique a augmenté au cours des dernières années y compris dans des situations prédisposant à l'IRA. Patients. - Les sept cas rapportés ont été diagnostiqués au cours de 20 mois. Les enfants ont présenté diarrhée et/ou vomissements avec fièvre et ont été traités à des doses thérapeutiques d'ibuprofène pendant un à trois jours avant de développer l'IRA. La créatininémie maximale était entre 180 et 650 μmol/l. Un patient a nécessité une dialyse en urgence pour troubles électrolytiques majeurs. Après l'arrêt du traitement par AINS et réhydratation tous les patients ont normalisé la créatininémie dans un délai de trois à neuf jours. Une fois la phase initiale passée le pronostic à long terme est bon. La prise des AINS est la seule cause pour une IRA retrouvée chez les enfants décrites. L'évolution de la fonction rénale est très caractéristique pour ce mécanisme physiopathologique avec une amélioration rapide de la fonction rénale après arrêt des AINS et réhydratation efficace en absence d'anurie. Conclusion. - Les AINS sont potentiellement dangereux dans des situations d'hypovolémie même modérée. Le but de ce travail était de décrire un fait clinique chez sept enfants. L'IRA peut passer inaperçu si la diurèse est conservée. Il est donc probable que l'IRA est sous-diagnostiquée dans ces conditions. Nous souhaitons attirer l'attention sur des différents contextes cliniques potentiellement responsable pour une hypovolémie modérée. Nous espérons que les explications clinique et physiopathologique augmenteront la vigilance des médecins devant un enfant fébrile présentant une hypovolémie. Il est indiscutable que la très grande majorité d'enfants fébriles peut bénéficier des AINS comme cela a été démontré dans plusieurs grandes séries.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Impact de l'infection à Helicobacter pylori sur le risque de complications gastro-duodénales des traitements anti-inflammatoires non stéröidiens.

  • L'infection gastrique à Helicobacter pylori (H. pylori) et la prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) causent la majorité des ulcères gastro-duodénaux (UGD). Leur coexistence est fréquente chez les sujets âgés et pose le problème de leur interaction. Les mécanismes pathogéniques mis en jeu sont multiples, certains communs ou complémentaires, d'autres antagonistes. Pour le clinicien, la question est de savoir si la recherche et l'éradication de H. pylori s'imposent systématiquement chez des patients traités ou devant être traités par des AINS non salicylés ou l'aspirine à faible dose. Les études épidémiologiques sont contradictoires. L'interaction H. pylori-AINS pourrait être variable selon la localisation ulcéreuse, gastrique ou duodénale, selon le type de traitement, AINS non salicylés ou aspirine à faible dose, et également selon la souche bactérienne et le type de gastrite induite par H. pylori. Les études d'intervention suggèrent que l'éradication pourrait réduire le risque ulcéreux, lorsqu'elle est effectuée avant la mise en route des AINS, mais non chez les patients déjà sous AINS au long cours. Cette revue souligne les points qui paraissent acquis et ceux qui sont encore en suspens et pour lesquels les recommandations ne peuvent être que provisoires. En cas d'UGD ou de complications ulcéreuses chez un patient sous AINS, la recherche et l'éradication de H. pylori sont indiquées. Chez des patients traités ou devant être traités par AINS, la recherche et l'éradication systématiques de H. pylori sont recommandées à visée préventive s'il existe des antécédents d'UGD ou de complications ulcéreuses. En revanche, le niveau de preuve est encore insuffisant pour généraliser aujourd'hui le dépistage et le traitement de H. pylori avant la mise en route des AINS chez des patients n'ayant pas d'antécédent ulcéreux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les réactions allergiques et pseudoallergiques aux antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens ☆, ☆☆

  • Les antalgiques, antipyrétiques et anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont très largement utilisés, mais les réactions présumées allergiques à ces médicaments sont relativement rares, notamment chez l'enfant. Il s'agit essentiellement d'urticaires et/ou angioœdèmes. Viennent ensuite des réactions respiratoires (rhinite et/ou asthme) et, beaucoup plus rarement, des réactions anaphylactiques–anaphylactoïdes ou à type de toxidermie (potentiellement) sévère. Chez certains patients, les réactions résulteraient d'une hypersensibilité (HS) spécifique d'un médicament ou des médicaments d'une même famille, avec, parfois, des tests cutanés positifs en lecture immédiate ou retardée. Cependant, la majorité des réactions résulte d'une HS non spécifique–non allergique (intolérance), expliquant la fréquence élevée des réactivités croisées entre les divers antalgiques, antipyrétiques et AINS, paracétamol inclus. Le diagnostic de ces réactions repose sur une histoire clinique convaincante et/ou les tests de provocation–réintroduction. Sur ces bases, seuls 13 à 50 % des patients rapportant des réactions présumées allergiques aux antalgiques, antipyrétiques et AINS seraient réellement intolérants à ces médicaments. Les principaux facteurs de risque d'intolérance aux antalgiques, antipyrétiques et AINS sont une atopie personnelle et l'âge. Dans notre expérience, près de 50 % des enfants consultant pour suspicion d'allergie–intolérance aux antalgiques, antipyrétiques et AINS se sont révélés intolérants à ces médicaments. Le risque a été particulièrement élevé chez les enfants rapportant des réactions aux AINS (aspirine, ibuprofène), et plus faible chez les enfants rapportant des réactions au paracétamol. En revanche, tous les enfants intolérants au paracétamol ont été intolérants aux AINS, alors que la majorité des enfants intolérants aux AINS a toléré le paracétamol.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Faut-il rechercher et éradiquer Helicobacter pylori chez les malades traités ou devant être traités par aspirine ou anti-inflammatoires non stéroïdiens?

  • L'infection à Helicobacter pylori (H. pylori) et les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont les deux principales causes de l'ulcère gastroduodénal (UGD) et de ses complications. Leur association chez le même sujet, particulièrement fréquente dans la population âgée, pose le problème de leur interaction. Les implications cliniques sont importantes puisque la réponse à cette question conditionne les recommandations d'éradication chez les patients infectés traités par AINS. De nombreuses études épidémiologiques et, plus récemment, des études d'éradication ont rapporté des résultats contradictoires. Une métaanalyse a conclu que l'infection à H. pylori augmentait le risque d'UGD et d'hémorragie ulcéreuse chez les patients sous AINS. Toutefois, ces conclusions n'ont pas été confirmées par des études plus récentes. A défaut de parvenir à une réponse consensuelle, l'analyse de la littérature permet de comprendre les causes des divergences. Elles tiennent pour l'essentiel à l'hétérogénéité des facteurs de risque, des patients exposés et des critères d'évaluation. Parmi les acteurs de confusion les plus importants, citons le type de traitement, AINS non salicylés (AINSNS) ou aspirine à faible dose, les différentes souches d'H. pylori et leur impact variable selon l'hôte, l'exposition récente ou ancienne aux traitements AINS et enfin la localisation gastrique ou duodénale des ulcères. Les études futures devront prendre en compte ces facteurs de confusion. En attendant, des propositions sont formulées à partir des données disponibles pour actualiser les recommandations d'éradication chez les patients traités ou sur le point d'être traités par AINS ou aspirine à faible dose.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Toxicité digestive non gastro-duodénale des anti-inflammatoires non stéroïdiens.

  • La réalité, la fréquence et la gravité potentielle des complications gastriques et duodénales des anti-inflammatoires non stéroïdiens ne sont plus contestées. De nombreuses données récentes permettent d'affirmer que la toxicité digestive des anti-inflammatoires non stéroïdiens est en fait susceptible de s'exercer vis-à-vis de la totalité du tube digestif. Ainsi, au niveau de l'intestin grêle, des perforations et hémorragies digestives, des ulcérations et sténoses en diaphragme ont été rapportées. De même au niveau du côlon, aux lésions précédentes, également décrites, il faut adjoindre le risque de survenue de colites ischémique et collagène. La prise d'anti-inflammatoires non stéroïdiens semble également pouvoir être associée à la survenue de complications de la diverticulose colique ainsi qu'au déclenchement de poussées de maladies inflammatoires de l'intestin. Quant à l'administration par voie rectale, elle pose le problème spécifique des rectites et/ou des sténoses rectales. La physiopathologie de ces lésions semble avant tout faire intervenir une augmentation de la perméabilité intestinale, liée à l'inhibition des prostaglandines intestinales, qui ont, comme au niveau du tractus digestif haut, un rôle cyto-protecteur. Le caractère récent de la reconnaissance de ces complications intestinales rend difficile l'appréciation exacte de leur fréquence. Les sujets âgés et le caractère prolongé du traitement semblent augmenter le risque de survenue de ces complications. Dans l'état actuel des connaissances, aucun anti-inflammatoire non stéroidien n'a clairement fait la preuve d'une plus grande ou d'une moindre toxicité intestinale. Du fait de la très grande fréquence de leur utilisation, il est essentiel de savoir évoquer systématiquement la responsabilité des anti-inflammatoires non stéroïdiens en présence de tout trouble intestinal chez un sujet traité par cette classe de médicaments.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Régulation de l'explosion oxydative des polynucléaires neutrophiles humains par les cytokines pro- et anti-inflammatoires.

  • Les polynucléaires neutrophiles humains (PN) sont une des premières barrières de défense contre l'introduction d'un agent pathogène dans l'organisme. Ils sont un des pivots de l'immunité innée. Un des mécanismes majeurs conduisant à l'élimination de l'agent pathogène phagocyté est la production d'anions superoxyde, source d'autres formes réactives de l'oxygène (FRO). Cependant, la production par les PN de FRO de façon excessive ou dans un lieu inapproprié est susceptible de participer à l'induction de lésions tissulaires dans certaines maladies inflammatoires aiguës ou chroniques. Ceci souligne la nécessité d'une régulation fine et précise de cette production. Les FRO sont produites par un système multimoléculaire complexe, la NADPH oxydase dont l'activation et la régulation de cette activation dépendent de différents stimuli, de médiateurs de l'inflammation, de l'expression de leurs récepteurs par les PN, des signaux transductionnels qui régulent l'assemblage des différents composants et la formation d'une enzyme fonctionnellement active. Parmi les acteurs de cette régulation certaines cytokines présentes au niveau du foyer inflammatoire jouent un rôle majeur par différents mécanismes. Il peut s'agir d'un mécanisme de priming ou amorçage qui correspond au fait qu'un prétraitement par un agoniste augmente la réponse à un deuxième stimulus appliqué ultérieurement, c'est notamment le cas du TNF, du GM-CSF et de l'IL-8. Les mécanismes en sont encore discutés. La résolution de l'inflammation nécessite une désactivation du système oxydasique. Les phénomènes de désensibilisation par les cytokines peuvent participer à ce phénomène. Une meilleure compréhension de ces phénomènes régulateurs est un préalable au développement de nouveaux agents pharmacologiques notamment dans les maladies inflammatoires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Atteintes hépatiques et médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens: étude cas/non cas dans la Banque Nationale de Pharmacovigilance.

  • Afin d'évaluer le risque d'atteintes hépatiques associé à la prise d'AINS, nous avons utilisé la méthode cas/non cas à partir des données de la Banque Française de Pharmacovigilance. Toutes les observations mentionnant un effet indésirable hépatique (hépatites cytolytiques, cholestatiques, aiguës ou augmentation des enzymes hépatiques...) enregistrées au cours de la période janvier 1995-décembre 1997 représentent les cas'. L'ensemble des autres observations de la banque représentent les non cas'. Nous avons également utilisé comme témoins positifs', deux médicaments au potentiel d'effet indésirable hépatique connu, le paracétamol et l'amineptine. Parmi les 42913 observations enregistrées entre janvier 1995 et décembre 1997, 5708 (13 pour cent) concernent des effets indésirables hépatiques. Avec seulement 7 pour cent d'atteintes hépatiques, les AINS apparaissent significativement moins souvent impliqués dans la survenue d'atteintes hépatiques (RC 0.3 [0.3-0.4]) que les autres médicaments de la base. En revanche, la prise de paracétamol (RC 2.1 [1.9-2.3]), ou d'amineptine (RC 14.0 [10.5-18.7]) est associée à un risque plus élevé. Le naproxène et le diclofénac présentent la fréquence d'atteinte hépatique la plus élevée avec respectivement 15.7 pour cent et 11.5 pour cent. Le risque associé aux AINS diminue significativement (à l'exception du naproxène), lorsqu'on exclue de l'analyse les observations impliquant d'autres médicaments connus pour leurs effets indésirables hépatiques (paracétamol, dextropropoxyphène, acide clavulanique). En conclusion, ces résultats montrent la faible fréquence tics atteintes hépatiques sous AINS. Le principal facteur associé à ce type d'effet indésirable correspond à l'association à d'autres médicaments hépatotoxiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Physiopathologie des lésions gastro-duodénales induites par les anti-inflammatoires non stéroïdiens.

  • La physiopathologie des lésions gastro-duodénales induites par les anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont l'aspirine, passe d'abord par une diminution du flux sanguin muqueux, conséquence de l'inhibition de la cyclooxygénase qui produit des prostaglandines vasodilatatrices. Il survient ensuite une adhérence des polynucléaires à la paroi endothéliale qui pourrait être sous la dépendance de la cyclooxygénase-2. Les lésions endothéliales accentuent la baisse du débit sanguin muqueux et favorisent le processus inflammatoire dans la muqueuse digestive. L'inflammation est amplifiée par l'expression de TNFα induite par les anti-inflammatoires dans les macrophages. Au bout de quelques jours d'administration d'un anti-inflammatoire, ce processus lésionnel est compensé par une prolifération épithéliale et un accroissement du débit sanguin muqueux qui dépend, en partie, de l'expression de la cyclooxygénase-2 et de la production de monoxyde d'azote. Les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2 ont une toxicité digestive réduite, mais non nulle qui pourrait être partiellement expliquée par la participation de la cyclooxygénase-2 à la protection des muqueuses digestives en cas d'inflammation ou de réparation épithéliale. Les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2 pourraient aggraver des entéro-colites inflammatoires. Les anti-inflammatoires non stéroidiens et l'aspirine, mais peut-être pas les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase-2, accroissent les lésions muqueuses associées à la gastrite induite par Helicobacter pylori. La prise concomitante d'aspirine et d'inhibiteurs sélectifs de la cyc ooxygénase-2 aboutit à une toxicité gastro-duodénale équivalente à celle d'un anti-inflammatoire non stéroïdien.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Manifestations respiratoires induites par les anti-inflammatoires non stéroïdiens chez le drépanocytaire

  • Les crises vaso-occlusives constituent l'une des principales manifestations de la drépanocytose. Sa prise en charge passe couramment par l'utilisation d'anti-inflammatoires non stéroïdiens, connus pour leur action d'inhibition de la voie de la cyclooxygénase dans le métabolisme des acides arachidoniques. Cela favorise la synthèse des leucotriènes qui sont des bronchoconstricteurs. Dans une étude transversale longitudinale qui s'est déroulée sur six mois de mars à août 2007, portant sur 100 patients drépanocytaires, des deux sexes, âgés de deux à 59 ans et de tout phénotype (SS, SC, AS, SFA2, SAFA2) sous AINS suivis régulièrement dans le service d'immunologie et d'hématologie du CHU de Cocody, nous avons analysé les caractéristiques des manifestations respiratoires induites par la prise d'AINS chez les drépanocytaires et identifié des facteurs de risque potentiels de leur survenue. Il ressort que 5 % des patients ont manifesté des signes respiratoires avérés rattachés à la prise d'AINS. Ces manifestations sont apparues dans 80 % des cas en moins de 30 minutes et dans 60 % des cas, ils n'ont cédé que sous corticothérapie et sous antihistaminiques. Le sexe n'était pas un facteur qui influence la survenue des manifestations respiratoires, en revanche, les sujets jeunes étaient plus exposés de même que ceux ayant des antécédents d'atopie familiale et personnelle, de manifestations d'hypersensibilité de type I, prédisposant dans 100 % des cas à la survenue de ces manifestations chez le drépanocytaire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Complications gastro-intestinales des anti-inflammatoires non stéroïdiens et de l'aspirine à faible dose.

  • Les complications digestives des médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont une source de morbidité et de mortalité dont l'ampleur et le coût sont considérables dans les pays développés [1-3]. En 2001, le nombre de prescriptions d'AINS non sélectifs a été en France de l'ordre de 30 millions. Dans le même temps, les inhibiteurs sélectifs de la cyclooxygénase 2 (COX2) ont fait l'objet d'environ 6 millions de prescriptions [4]. Il faut ajouter à ces chiffres les traitements par aspirine à faible dose qui concernent environ 1,2 million de sujets [5] et l'auto-médication qui est particulièrement importante dans cette classe thérapeutique. Au total, le nombre de sujets exposés aux effets indésirables est considérable et cela explique que les AINS soient au premier rang de la pathologie iatrogène médicamenteuse. Aux Etats-Unis, la mortalité annuelle liée aux complications gastro-intestinales de ces médicaments a été évaluée à 16 500 décès, un nombre similaire pour l'année 1997 à celui des décès liés à l'infection VIH [6]. La prescription de plus en plus large des traitements gastroprotecteurs et le développement récent des nouveaux AINS devraient se traduire par une réduction des complications. Il persiste toutefois des incertitudes et des controverses sur les modalités et les indications des diverses mesures préventives actuellement disponibles ainsi que sur le bénéfice réel qu'on peut en attendre.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anti-inflammatoires non stéroïdiens sélectifs et non sélectifs, utilisation au cours de la grossesse et de l'allaitement.

  • Un constat Les anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS), en dehors de l'aspirine, sont classiquement contre-indiqués au cours de la grossesse. Il sont néanmoins largement utilisés notamment par les obstétriciens. Au cours de la grossesse, la toxicité potentielle des AINS est double, maternelle et foetale. La toxicité maternelle est commune à celle connue chez l'adulte, avec cependant des particularités au moment du travail et de l'accouchement. La toxicité foetale est essentiellement rénale et cardio-vasculaire, les AINS étant alors responsables d'oligoamnios et de fermeture prématurée du canal artériel foetal. L'utilisation de ces molécules durant l'allaitement ne semble pas en revanche source d'effets indésirables notables pour le nouveau-né. Les différentes molécules Au sein même de la famille des anti-inflammatoires non stéroïdiens non sélectifs, les indications et effets indésirables foetaux des différentes molécules varient sensiblement. De plus, alors que la majorité des AINS sont des molécules non sélectives, c'est-à-dire inhibant les 2 isoformes de la cyclo-oxygénase, de nouvelles thérapeutiques, inhibant spécifiquement la cyclo-oxygénase-2, sont désormais disponibles. Peu d'études ont été publiées quant à leur prescription au cours de la grossesse et de l'allaitement et leurs effets secondaires maternels et foetaux sont moins bien connus de la plupart des praticiens.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Place des anti-inflammatoires non stéroïdiens en période périopératoire. Intérêt et limites

  • Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), qui regroupent plusieurs familles chimiques, ont en commun l'inhibition de la synthèse des prostaglandines et certains agissent sur le système nerveux central. Les prostaglandines interviennent dans la régulation des circulations régionales, les synthèses cellulaires des tissus à renouvellement rapide comme le tube digestif, et dans l'hémostase primaire. Ces caractéristiques confèrent aux AINS des propriétés analgésiques, mais aussi une toxicité. L'intérêt des AINS en période périopératoire réside notamment dans leur effet d'épargne morphinique et leur bonne tolérance clinique. Les effets indésirables les plus redoutés sont l'insuffisance rénale aiguë ischémique, les complications ulcéreuses gastro-intestinales et l'augmentation du risque hémorragique, notamment en cas d'anesthésie loco-régionale médullaire. L'utilisation sûre des AINS passe par le respect des contre-indications (hypovolémie, insuffisance cardiaque congestive, cirrhose, âge avancé, insuffisance rénale, ulcère gastro-intestinal actif ou récent, interactions médicamenteuses, diathése hémorragique, grossesse), la surveillance étroite de la fonction rénale, le dépistage précoce des complications digestives, et l'élimination de tout autre facteur de risque hémorragique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anti-inflammatoires non stéroïdiens inhibiteurs sélectifs de la cyclo-oxygénase 2 et lésions gastroduodénales.

  • Catégories d'AINS Contrairement aux AINS classiques, inhibiteurs des 2 iso-enzymes de la cyclo-oxygénase (COX), les coxibs respectent COX-1, qui catalyse la synthèse de prostaglandines cytoprotectrices dans l'estomac. Complications ulcéreuses La probabilité de développer un ulcère gastroduodénal symptomatique, simple ou compliqué (perforation, syndrome d'obstruction pylorique, saignement) est significativement plus faible avec un inhibiteur sélectif de COX-2 (célécoxib, rofécoxib) qu'avec un AINS traditionnel, la réduction absolue du risque se situant aux alentours de 1-1,5 pour 100 patients-années dans les essais cliniques. Le risque digestif des coxibs est supérieur à celui d'un placebo. Influence d'une coprescription d'aspirine Quand le terrain vasculaire du malade impose un traitement par de l'aspirine à faible dose, celui-ci doit être poursuivi lors de l'introduction d'un inhibiteur sélectif de COX-2. Mais les coxibs exposent alors pratiquement au même risque de complications gastroduodénales graves que les AINS classiques. Population cible En raison du moindre potentiel ulcérogène des coxibs, les malades à risque digestif sont la population de choix pour ces médicaments. En cas de prise concomitante d'aspirine à visée antithrombotique, certains leur préfèrent toutefois l'association AINS classiques - inhibiteurs de la pompe à protons (oméprazole, lansoprazole) ou misoprostol.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Vasculites de contact aux topiques contenant des anti-inflammatoires non stéroïdiens ou des antalgiques.

  • Introduction. Les anti-inflammatoires, non stéroïdiens (AINS) utilisés par voie percutanée sous forme de gel ou de crème sont d'introduction assez récente en France. Nous rapportons 7 cas de vasculite de contact provoqués par l'application locale d'un topique contenant un antalgique ou un anti-inflammatoire non stéroïdien. Malades et méthodes. Les signes cliniques, histologiques et évolutifs de sept malades ayant eu des lésions cutanées correspondant histologiquement à une vasculite survenant quelques jours après l'utilisation de topiques contenant un AINS ou un antalgique, ont été étudiés rétrospectivement. Résultats. Il s'agissait de sept malades (quatre femmes, trois hommes), d'âge moyen 39 ans, ayant appliqué dans quatre cas du kétoprofène, dans un cas de la méphénésine et dans deux cas de la phénylbutazone, à la suite d'un traumatisme. Des lésions érythématopurpuriques limitées à la zone d'application étaient survenues après un délai moyen de quatre jours. L'examen histologique montrait une image de vasculite lymphocytaire, leucocytoclasique ou mixte. Une sensibilisation préalable aux produits était notée chez cinq malades. Les tests épicutanés étaient tous positifs avec la forme topique du produit incriminé. Conclusion. Cette étude souligne la nécessité d'une déclaration systématique de ce type d'effet secondaire à la pharmacovigilance. Elle pose la question du risque éventuel d'une réintroduction par voie orale des molécules incriminées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Utilisation d'un modèle de salpingite expérimentale à Chlamydia trachomatis pour l'évaluation de l'efficacité des antibiotiques et des anti-inflammatoires sur la fertilité.

  • Objectif de l'étude. Un modèle expérimental de salpingite à Chlamydia trachomatis chez la souris a été utilisé pour évaluer l'influence de l'association d'un anti-inflammatoire à un antibiotique sur la restauration de la fertilité après infection tubaire. Modalités de l'étude. Des souris ont été infectées par injection dans la bourse ovarienne d'une suspension contenant une souche humaine de Chlamydia trachomatis, sérovar F. Après traitement par antibiotique seul ou associé à un anti-inflammatoire, leur fertilité a été étudiée sur 4 mois. Résultats. Avec la doxycycline et l'ofloxacine, nous n'avons pas trouvé de différence significative sur la fertilité entre les animaux traités par l'antibiotique seul et ceux par l'antibiotique associé à un anti-inflammatoire. Par contre l'association du piroxicam à l'azythromycine améliore la fertilité ultérieure par rapport à l'azythromycine seule. Le facteur le plus important dans ce domaine paraît être le traitement antibiotique Conclusion. L'association d'un anti-inflammatoire ne montre pas dans notre étude de bénéfice évident sur la réduction de l'infertilité après salpingite à Chlamydia trachomatis.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rythmes biologiques, inflammation et anti-inflammatoires non-stéroïdiens.

  • La réaction inflammatoire est caractérisée par une succession de mécanismes où la prolifération et les fonctions cellulaires présentent des rythmes biologiques reproductibles dans le temps. Un rythme circadien est présent dans la migration cellulaire induite chez les souris par le BCG, le LPS et la carragénine. Il est intéressant de noter que le comportement chronobiologique du phénomène migratoire semble organisé autour d'une structure circadienne identique car les temps d'apparition des acrophases est semblable lorsque la migration cellulaire est induite par les trois agents. Bien que les corticostéroïdes jouent un rôle important dans ces rythmes circadiens, les gonades interviennent à certaines périodes du nycthémère dans la migration des PMN. Chez le patient arthritique, les signes et symptômes de la maladie varie aussi en fonction de l'heure du jour et du type de pathologie arthritique. Les données obtenues avec l'indométacine, la kétoprofène et le piroxicam indiquent qu'il existe un moment optimal pour administrer ces médicaments. L'approche chronopharmacologique permet de maximiser les effets analgésiques de ces anti-inflammatoires non-stéroïdiens (AINS) et de minimiser leurs effets indésirables. Les données de chronobiologie et chronothérapeutique permettent donc de mieux comprendre les mécanismes de l'inflammation et d'utiliser les AINS d'une façon plus rationnelle.

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Nouveaux anti-inflammatoires non stéroïdiens: donneurs de NO et inhibiteurs sélectifs de COX-2

  • La toxicité digestive est le principal facteur limitant l’emploi des anti-inflammatoires non stéroïdiens. Aussi, on cherche depuis longtemps à inventer des médicaments qui ne comportent plus ce risque, mais qui conservent les remarquables propriétés antalgiques et antiphlogistiques des produits actuels. Deux approches permettent d’envisager la mise au point de tels médicaments. La première, fondée sur la théorie ischémique des lésions gastro-intestinales induites par les anti-inflammatoires non stéroïdiens, consiste à adjoindre du monoxyde d’azote (NO) aux molécules anti-inflammatoires disponibles. La seconde s’appuie sur la découverte des iso-enzymes de la cyclo-oxygénase dont l’une (COX-1) catalyserait la synthèse de Prostaglandines ayant des fonctions physiologiques, notamment cytoprotectrices, alors que l’autre (COX-2) conduirait à la formation de Prostaglandines impliquées dans les Phénomènes inflammatoires. Aussi, plusieurs inhibiteurs sélectifs de COX-2 ont été développés, ils ont fait preuve d’une excellente tolérance digestive dans les essais cliniques. La conception manichéenne des iso-enzymes de la cyclo-oxygénase est tempérée par quelques travaux expérimentaux. Le rapport bénéfice risque des nouveaux inflammatoires non stéroïdiens n’est pas encore précisé faute d’une utilisation à large échelle.

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