Anorexie mentale [ Publications ]

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  • Une comorbidité dépressive est souvent retrouvée au cours de l’anorexie mentale (AM), et la prescription d’antidépresseurs est fréquente, mais n’est étayée sur aucune donnée probante dans la littérature. D’une part, des symptômes dépressifs isolés sont fréquents, liés à la symptomatologie de l’AM, à la dénutrition ou à une phase évolutive de la maladie. D’autre part, un épisode dépressif majeur (EDM) est également fréquent et impacte l’évolution de l’AM, mais est difficile à différencier cliniquement des symptômes isolés. Les essais cliniques concernant l’utilisation d’antidépresseurs (AD) au cours de l’AM sont défavorables à cette prescription. Selon les recommandations internationales, elle n’est pas recommandée en première intention et n’est à envisager qu’après renutrition, et uniquement en présence d’une comorbidité dépressive caractérisée. Différentes faiblesses méthodologiques peuvent expliquer l’absence de preuve de l’efficacité des antidépresseurs dans l’AM. Le diagnostic d’EDM au cours de l’AM doit s’appuyer sur des éléments spécifiques : antécédents familiaux de trouble de l’humeur, chronologie d’apparition des signes dépressifs, existence de symptômes prédictifs d’un épisode dépressif majeur. Nous proposons un arbre décisionnel pour la prescription d’AD au cours de l’AM. Les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine, mieux tolérés, sont à privilégier et le terrain somatique fragile des patients doit être évalué avant la prescription, puis surveillé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Caractéristiques des familles de femmes présentant un trouble d'anorexie mentale restrictive comparées à celles de familles témoins.

  • L'objectif de la présente étude était de comparer les familles de jeunes femmes souffrant d'anorexie mentale de type restrictif à des familles témoins. L'analyse comparative portait sur la présence de désordres des conduites alimentaires et de psychopathologie chez les parents ainsi que sur les perceptions des relations parents-enfant et du fonctionnement familial. Vingt-huit jeunes femmes souffrant d'anorexie restrictive et 27 jeunes femmes sans antécédents psychiatriques, et leurs deux parents, furent rencontrés individuellement pour répondre à une série de questionnaires et participer à une entrevue semi-structurée. Les résultats révèlent que les parents des jeunes femmes anorexiques ne démontrent pas plus de troubles des conduites alimentaires que les parents des jeunes femmes témoins. Ils rapportent cependant avoir plus de problèmes de consommation d'alcool que les parents témoins. Par ailleurs, les parents des deux types de familles ont des perceptions similaires du fonctionnement de leur famille et des relations qu'ils ont eues avec leur fille. Les jeunes femmes anorexiques, quant à elles, rapportent avoir vécu plus de surprotection et de contrôle parental que les jeunes femmes témoins, mais décrivent le fonctionnement de leur famille en termes similaires. Enfin, les résultats révèlent que les jeunes femmes anorexiques font un lien entre le bon fonctionnement de leur famille et les attitudes et comportements des deux parents tandis que les jeunes femmes témoins n'associent le bon fonctionnement familial qu'aux attitudes et comportements de leur père. En général, les pères ne font pas d'associations entre leurs attitudes et leurs manières d'agir avec leur fille et la santé émotive de leur famille.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nécroses digitales chez une patiente ayant une anorexie mentale. Association vasculopathie et traumatisme de l'artère radiale.

  • INTRODUCTION : Les patients souffrant d'anorexie mentale peuvent avoir une vasculopathie distale pouvant se traduire par un phénomène de Raynaud parfois sévère ou une acrocyanose. Nous rapportons un cas où l'association d'une vasculopathie et d'un traumatisme de l'artère radiale par ponction ont entraîné des nécroses digitales. OBSERVATION : Une jeune femme de 18 ans, tabagique et consommatrice de cannabis, aux antécédents d'anorexie mentale sévère depuis 5 ans, était hospitalisée pour une nécrose de l'index et du pouce gauches apparue peu de temps après un prélèvement pour gazométrie sanguine dans l'artère radiale gauche. Il existait une acrocyanose des 4 extrémités évoluant depuis le début de l'anorexie mentale. L'artériographie montrait un spasme important de l'artère radiale et cubitale gauche et une thrombose des 2 artères interdigitales du pouce et de l'index gauches. Les artères étaient grêles en distalité à gauche et à droite. L'administration intraveineuse d'ilomedine et l'arrêt du tabac et du cannabis permettaient d'obtenir la guérison des lésions nécrotiques. Cependant l'acrocyanose des 4 extrémités persistait. DISCUSSION : Nous décrivons des nécroses digitales après un prélèvement pour gazométrie sanguine chez une patiente ayant un terrain vasculaire fragilisé par une intoxication tabagique, la prise de cannabis mais également la vasculopathie distale liée à l'anorexie mentale. Cette observation permet de souligner le caractère potentiellement dangereux des gestes invasifs intravasculaires sur ce terrain. Leurs indications doivent être donc prudemment posées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'anorexie mentale masculine: réalités et perspectives.

  • Bien que décrit par Morton depuis 1694, l'anorexie mentale masculine a souvent fait l'objet de controverses. Pour de nombreux auteurs, deux questions restent posées : L'anorexie mentale masculine, telle qu'elle est définie chez la femme, existe-telle ? Si elle existe, est-elle identique aux formes féminines ? À partir de l'analyse des données de la littérature, nous avons montré que son incidence était moins importante que dans la population féminine, mais qu'elle était sous-estimé en raison d'un diagnostic plus difficilement acceptable et repérable. Les aspects comportementaux plaident pour une similitude entre l'anorexie mentale masculine et féminine, même si les formes anorexiques restrictives pures sont plus rares chez les garçons. Quelques différences existent cependant. Les hommes, selon Crips et Burns (1990), sont plus gros que les femmes au moment de l'installation du trouble, mais ils enregistrent des poids plus bas à certaine périodes de la maladie. L'hyperactivité physique est plus fréquente que l'hyperinvestissement intellectuel (Margo, 1987). Reste bien sur le problème de l'aménorrhée, phénomène on/off dont l'équivalent n'existe pas chez l'homme. La testostérone et la fonction sexuelle diminuent graduellement avec l'importance de la dénutrition (Andersen, 1990). La sexualité n'est évoquée par le patient qu'avec difficulté, et révèle une grande pauvreté, tant au niveau de l'expérience que des représentations mentales. Les contact avec le sexe opposé s'avèrent peu fréquents, tandis que la vie fantasmatique est généralement souvent réduite. La fréquence de l'homosexualité est comprise entre 25 % (Herzog, 1984) et 58 % (Schneider et Agras, 1987) et est plus importante que dans la population anorexique féminine (Herzog, 1984). Cette dernière constatation pose la question du lien entre l'anorexie mentale masculine et la fragilité de l'identité sexuée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La fréquence des troubles anxio-dépressifs diffère-t-elle entre les types diagnostiques d’anorexie mentale et de boulimie ?

  • L’objectif était de répondre à la question suivante : existe-il des différences entre les groupes diagnostiques de troubles du comportement alimentaire (TCA) pour la prévalence des troubles dépressifs et des troubles anxieux, en tenant compte des différences cliniques observées entre les groupes (âge actuel des sujets, durée d’évolution du TCA, patient hospitalier ou ambulatoire, Body Mass Index) ? Nous avons évalué la fréquence des troubles anxieux et des troubles dépressifs chez 271 sujets présentant un diagnostic actuel d’anorexie mentale ou de boulimie, en utilisant le Mini International Neuropsychiatric Interview (MINI), version DSM IV. Nous avons comparé les prévalences entre les sous-types d’anorexiques (AN-R et AN-BN) et entre les sous-types de boulimiques (BN-P et BN-NP), et enfin entre les anorexiques mentales et les boulimiques en ajustant sur les variables définies ci-dessus. La comorbidité actuelle ou vie entière des troubles anxieux et dépressifs ne diffère ni entre les AN-R et les AN-BN, ni entre les BN-P et les BN-NP. Seuls les diagnostics actuels d’agoraphobie et de trouble obsessionnel compulsif sont significativement plus fréquents chez les AN que chez les BN. La plus grande fréquence de la comorbidité entre trouble obsessionnel compulsif et AN en comparaison avec la BN, connue de longue date, n’est pas remise en question , la plupart des autres troubles anxieux et des troubles dépressifs sont aussi fréquents dans tous les types diagnostiques de TCA.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Troubles des conduites alimentaires. L'anorexie mentale de l'adolescence.

  • Données épidémiologiques : L'anarexie mentale touche essentiellement des jeunes femmes de 15 à 24 ans. Son incidence est de 1 à 2% de la population générale des adolescentes. Le sex-ratio est de 9 filles pour 1 garçon. Une triade caractéristique : l'anorexie mentale associe 3 symptômes: amaigrissement, anorexie, aménorrhée. Il s'agit d'une conduite de restriction active, et non pas d'une perte de l'appétit. Le diagnostic est clinique : Il est confirmé et s'enrichit par l'analyse des conflits psychologiques sous-jacents, qui portent, d'une part, sur la difficulté à assumer une identité féminine, d'autre part à se différencier du milieu familial et à s'autonomiser. Les informations indispensables : La qualité de l'environnement familial doit systématiquement être appréciée, en particulier les relations mère-fille et père-fille , l'entourage extra-familial (amical, scolaire) intervient également dans l'évaluation globale de la situation. Le bilan clinique et paraclinique doit rapidement éliminer tout diagnostic différentiel, quantifier la perte pondérale et sa rapidité, les troubles trophiques, la dénutrition. Aspect étiologique : Plus qu'une organisation psychopathologique structurée, il convient d'évoquer une absence d'organisation stable du Moi, avec une forte vulnérabilité narcissique et des défenses névrotiques précaires. Aspects évolutifs: L'évolution est potentiellement grave, mettant parfois en jeu le pronostic vital. Une prise en charge d'inspiration analytique, quand elle est possible, et à distance de l'épisode aigu, est un traitement de choix.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de l’anorexie mentale du sujet jeune en unité d’hospitalisation spécialisée : recommandations et modalités pratiques

  • Il n’y a pas de consensus entre les professionnels de santé sur la prise en charge de l’anorexie mentale du jeune patient. Néanmoins, un groupe d’experts britanniques (NICE, 2004), s’appuyant sur les résultats d’études contrôlées, a proposé certaines recommandations thérapeutiques. La prise en charge mise en œuvre dans le service de psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent de l’hôpital Robert-Debré (Paris) s’appuie sur ces recommandations. Elle repose une stratégie pluridisciplinaire prenant en compte la dimension médicale, la dimension nutritionnelle et la dimension psychologique du trouble. Parmi les modalités thérapeutiques pratiques appliquées dans le service, la restauration pondérale, la psychothérapie familiale et l’absence de séparation systématique avec la famille en sont les principales. Elles prennent en compte les spécificités de ces patients, très jeunes, que sont la nécessité de maintenir le lien avec les proches ainsi que la poursuite de la croissance staturale, conditionnée par la restauration pondérale. Les soins s’organisent prioritairement et initialement en ambulatoire mais peuvent déboucher sur une hospitalisation. Cette prise en charge s’inscrit dans la durée et nécessite la mise en place d’un suivi ambulatoire soutenu à l’issu de l’hospitalisation, impliquant le médecin traitant et un psychiatre de ville.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anorexie mentale : conséquences sur la croissance et la minéralisation osseuse

  • L’anorexie mentale (AM) touche environ 1 % des adolescentes. Elle survient au cours d’une période d’accroissement rapide du volume squelettique et de la masse minérale osseuse. L’apparition d’une dénutrition sévère avant la fin de la puberté provoque un arrêt de la croissance avec un risque de déficit sur la taille finale. Par ailleurs, l’AM se complique souvent d’une ostéopénie détectable par ostéodensitométrie. Le risque d’ostéopénie est corrélé à la durée de l’AM et au degré de perte de masse corporelle. Il est majoré si le trouble du comportement alimentaire est survenu précocement, avant les premières règles. Le caractère prépondérant de la carence estrogénique dans la genèse de l’ostéopénie est actuellement remis en cause, au profit d’autres facteurs étiologiques telle la baisse des facteurs de croissance et en particulier de l’IGF-1. La prévention de l’ostéopénie dans l’AM repose avant tout sur une renutrition précoce. Les estroprogestatifs et les apports isolés en calcium/vitamine D n’ont pas prouvé leur efficacité chez les patients malnutris. Au plan curatif, de nouvelles perspectives thérapeutiques se développent comme le rhIGF1 ou les biphosphonates.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’anorexie mentale à la lumière du fonctionnement neurocognitif : nouvelles perspectives théoriques et thérapeutiques

  • L’anorexie mentale est un trouble psychiatrique grave, pour lequel on ne dispose que de peu de stratégies thérapeutiques validées. Le style sociocognitif particulier de ces sujets a été décrit dès les années 1960 : un style concret avec des difficultés d’abstraction. Des évaluations neuropsychologiques permettent désormais de mieux le définir, mettant en évidence une attention excessive aux détails, une flexibilité mentale défaillante, ainsi qu’une perception et une expression émotionnelles altérées, en dépit de performances globales comparables à celles de la population générale. La neuro-imagerie apporte également des arguments dans le sens d’anomalies morphologiques et fonctionnelles de structures corticales et sous-corticales, impliquant en particulier les circuits fronto-striatothalamiques. Au vu de ces données récentes, qui demandent à être davantage étudiées, ce profil pose la question d’une analogie avec les troubles neurodéveloppementaux, et la remédiation cognitive déjà proposée dans certains d’entre eux apparaît alors comme une voie thérapeutique innovante.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Complications somatiques de l’anorexie mentale. Elles sont responsables d’une mortalité élevée.

  • Complications somatiques de l’anorexie mentale. L’anorexie mentale entraîne des complications somatiques aiguës ou chroniques, pouvant toucher la plupart des organes : complications dermatologiques, complications gastrointestinales (dont la constipation, le retard de vidange gastrique, rarement l’hépatite cytolytique), endocriniennes et osseuses (l'aménorrhée, l'infertilité, l'hypoglycémie, le retard pubertaire, l'arrêt de croissance, l'ostéoporose…), complications hématologiques et métaboliques (l'anémie, la leucopénie, la thrombopénie, l'hypokaliémie et l'hyponatrémie…), complications neurologiques (dont les troubles cognitifs, rarement le coma ou les convulsions…), complications cardiopulmonaires (dont l’allongement du QT, le trouble du rythme, l'atrophie myocardique, l'épanchement péricardique…). La recherche de ces complications somatiques rend indispensables l’examen clinique et quelques examens complémentaires simples , certaines de ces complications peuvent en effet menacer le pronostic vital et nécessiter une hospitalisation. La plupart de ces complications sont réversibles avec la renutrition et la restauration pondérale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Dysfonction sinusale intrinsèque de l'adolescence au cours d'une anorexie mentale.

  • Une Jeune fille de 17 ans atteinte d'anorexie mentale (32 kg pour 165 cm) est hospitalisée en urgence pour syncope avec bradycardie sinusale Intense, résistante à l'atropine, permanente pendant une surveillance monitorée d'une semaine. Le blocage autonomique confirme la dysfonction sinusale Intrinsèque, avec Incompétence chronotrope à l'épreuve d'effort. Dans un second temps apparaît un bloc auriculoventriculaire du second degré de type Mobitz 1. Un pacemaker DDDR est Implanté. avec un résultat fonctionnel excellent. A un an de recul. la bradycardie persiste alors que le poids a augmenté. La physiopathologie de ce cas est discutée : dans la littérature. la bradycardie classique de l'anorexie mentale est sensible aux vagolytiques et exceptionnellement aussi Intense. La dysfonction sinusale est très rare chez le sujet Jeune en dehors des cardiopathies congénitales. On peut évoquer ici une possible tendance à la chronicité de la bradycardie. Service de cardiologie, CH Aix-en-Provence, avenue des Tamaris, 13610 Aix-en-Provence, France.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Altération de la qualité de vie dans l’anorexie mentale et amélioration sous traitement : validation d’un nouveau questionnaire, le QUAVIAM

  • La qualité de vie est un élément essentiel à prendre en compte dans la prise en charge de malades atteints d’anorexie mentale (AM). Il n’y avait pas de questionnaire spécifique de qualité de vie dans l’anorexie en français. C’est pourquoi nous avons construit et validé le QUAVIAM : recherche bibliographique, élaboration par trois spécialistes et deux anciennes malades de six thèmes et des six à 12 questions et réponses en rapport , corrections et validation par trois scientifiques et 21 malades , validation de la reproductibilité, de la spécificité (malades, témoins) et de la sensibilité aux changements de façon prospective. Au total, 76 malades et 56 témoins de même âge et sexe ont répondu au QUAVIAM (61 questions). La reproductibilité était de 91 % (intra-questionnaire) et 94 % (inter-questionnaire). La spécificité était excellente : 98 % (versus témoins ,

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Transformation gélatineuse de la moelle osseuse au cours de l’anorexie mentale

  • Des anomalies hématologiques modérées, à type d’anémie ou leucopénie, sont fréquentes au cours de l’anorexie mentale, par contre pancytopénie et anomalies médullaires sont rares. Nous rapportons un cas de tricytopénie avec transformation gélatineuse de la moelle osseuse au cours d’une anorexie mentale. La transformation gélatineuse (encore appelée atrophie séreuse, ou moelle de déprivation) est caractérisée par l’association d’une hypoplasie médullaire et d’une infiltration interstitielle par une substance gélatineuse amorphe formée de mucopolysaccharides acides. Elle s’accompagne d’anomalies sanguines périphériques qui sont variables, souvent modérées et non corrélées à la gravité de l’atteinte centrale. Sa pathogénie, encore mal connue, est très certainement liée à la dénutrition chronique puisqu’elle est retrouvée dans l’anorexie mentale, mais également dans d’autres pathologies associées à une cachexie. De plus, elle est réversible avec la réalimentation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aspects comportementaux et biologiques de l’hyperactivité dans l’anorexie mentale

  • L’hyperactivité est un symptôme que l’on retrouve souvent associé à l’anorexie mentale. De nombreux modèles ont été décrits pour rendre compte des liens entre exercice intensif et restriction alimentaire. Peu d’études ont été réalisées dans le but d’étudier la prévalence de l’hyperactivité. La plupart d’entre elles révèlent une part importante d’hyperactivité parmi les patientes anorexiques. À partir des modèles animaux, on a pu étudier les bases neurochimiques et biologiques de l’hyperactivité. On a pu ainsi mettre en évidence une augmentation de la corticostérone plasmatique sous l’effet combiné de l’exercice physique et de la restriction, et également des perturbations du métabolisme sérotoninergique et des opioïdes, et de la sécrétion de leptine. Ceci ouvre des perspectives de traitements médicamenteux de l’hyperactivité dans l’anorexie mentale, à partir d’inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et des antagonistes aux opioïdes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La prise en charge d'une patiente souffrant d'anorexie mentale en médecine pour adolescents.

  • ■ Les équipes hospitalières n'ont pas attendu la médiatisation de l'anorexie pour réfléchir et proposer des modes d'accompagnement aux adolescents souffrant de troubles des conduites alimentaires ■ Le service de médecine pour adolescents de l'hôpital Bicêtre (AP-HP, 94) fait partie des centres de référence reconnus dans ce domaine ■ Selon les cas, il propose une prise en charge et un suivi en ambulatoire, une renutrition médicalisée ou une hospitalisation sous contrat d'une durée de deux à trois mois, pour favoriser des changements pérennes. ■ L'anorexie mentale, une fois amorcée, s'installe dans la durée ■ L'hospitalisation, lorsqu'elle est nécessaire, est une étape le long d'un parcours souvent long et incertain. ■ La prise en charge de Chloé, qui a comporté deux séjours successifs et très contrastés dans le service, en est une illustration.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Avoir faim au risque d'en mourir ? Le paradoxe de l'anorexie mentale.

  • L’anorexie mentale est une pathologie complexe qui entraîne régulièrement les cliniciens dans une impasse thérapeutique. L’origine de ce trouble est plurifactorielle. Il survient le plus souvent à l’adolescence et touche principalement les jeunes femmes. Paradoxalement, la sensation de faim est présente, mais elle n’est plus au service d’une fonction nutritive adéquate. Les répercussions somatiques et psychiques peuvent être particulièrement lourdes. Le traitement de l’anorexie mentale reste difficile et nécessite une prise en charge pluridisciplinaire. Une approche éclectique et intégrative, s’écartant de méthodes thérapeutiques rigides et intégrant la pluralité des techniques, semble être particulièrement recommandée pour accroître les chances de succès thérapeutique. Cet article résume les différents modèles théoriques de l’anorexie mentale et ses modalités de prise en charge.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L’anorexie mentale nécessitant une hospitalisation chez les adolescents.

  • Il existe peu de lignes directrices claires et fondées sur des données probantes concernant l’admission à l’hôpital d’adolescents souffrant d’anorexie mentale, ce qui donne lieu à un fort degré de variation dans les pratiques adoptées par les médecins. Le jugement clinique basé sur l’opinion d’experts semble le principal fondement des décisions d’hospitaliser ces patients. Les indications acceptables d’une admission incluent les suivantes : poids inférieur à 75 % du poids idéal, température de moins de 35,5 °C (95,9 °F), fréquence cardiaque de moins de 45 battements/minute, pression artérielle systolique inférieure à 80 mm Hg, changement orthostatique dans le pouls supérieur à 20 battements/minute ou changement orthostatique dans la pression artérielle de plus de 10 mm Hg. Il est fortement recommandé de demander une consultation spécialisée en médecine des adolescents pour les patients qui présentent de tels signes vitaux.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anorexie mentale et boutimie: I'expérience vaudoise d'une prise en charge interdisciplinaire.

  • Maladies psychiatriques qui s'attaquent au corps, l'anorexie mentale et la boulimie peuvent avoir de graves conséquences aussi bien psychiques, physiques que sociales. Elles requièrent une prise en charge interdisciplinaire, coordonnée et modulable, souvent sur plusieurs années. Récemment, le canton de Vaud s'est doté d'une structure de soins interinstitutionnelle, regroupant le CHUV et les Etablissements hospitaliers du Nord vaudois (eHnv), permettant de remplir ces conditions. Il s'agit de l'abC «anorexie boulimie Centre vaudois» qui comprend un pôle ambulatoire sur le site du CHUV et un pôle hospitalier sur le site de Saint-Loup des eHnv. Dans ce dispositif, l'omnipraticien joue un rôle central, notamment dans la détection et la prise en charge précoces de ces affections afin de minimiser leur propension à évoluer vers la chronicité.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nouvelles approches de la prise en charge de l’anorexie mentale. Traiter ce trouble comme s’il était une forme d’addiction.

  • Nouvelles approches de la prise en charge de l’anorexie mentale. L’anorexie mentale se caractérise par des symptômes alimentaires, somatiques et psychiatriques nécessitant des soins multidisciplinaires nutritionnels, psychologiques et corporels. Les nouvelles approches thérapeutiques renforcent l’alliance avec le patient et l’adhésion au soin (thérapies motivationnelles), l’assouplissement du fonctionnement cognitif et l’émergence de nouvelles stratégies de résolution de problèmes (remédiation cognitive et thérapie cognitive fondée sur la pleine conscience), l’activation des ressources familiales, la communication interne, la réduction du sentiment de solitude et de stigmatisation (thérapies multifamiliales).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Grossesse et anorexie mentale évolutive : une observation inhabituelle

  • Nous rapportons l’évolution d’une grossesse induite chez une patiente de 33 ans présentant une anorexie mentale évolutive, qui pesait 41 kg pour 1,61 m au moment de la conception. La perte pondérale s’est poursuivie durant toute la grossesse et la patiente a donné naissance par césarienne à 34 semaines d’aménorrhée à un enfant eutrophique. En raison des complications induites par la restriction alimentaire chronique, les grossesses menées chez les patientes présentant une anorexie mentale doivent être considérées comme à haut risque obstétrical et donc être surveillées de manière rigoureuse et régulière, aussi bien durant la grossesse que dans le post-partum, de manière à garantir un pronostic maternel et fœtal optimal.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov