Anevrysme de l'aorte abdominale [ Publications ]

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  • - Les faits : Le traitement des anévrysmes de l'aorte abdominale bénéficie d'une innovation technologique révolutionnaire. L'intervention classique la mise à plat-greffe nécessite une large incision abdominale, des manoeuvres de clampage et déclampage, une déperdition sanguine parfois importante. La mortalité périopératoire varie de 3 % à 7 % selon l'expérience de l'équipe, les comorbités associées et la difficulté opératoire. 30 % des opérés ont des complications, souvent bénignes mais parfois lourdes. Les endoprothèses dont le principe découle directement de la technologie des stents périphériques, sont introduites par voie fémorale par de courtes incisions au pli de l'aine. Le traumatisme opératoire est considérablement réduit, permettant une récupération rapide. La mortalité est plus faible, de l'ordre de 1 %, les complications postopératoires sont moins fréquentes et moins sévères, et la durée d'hospitalisation est divisée par trois. - Les pré-requis : Tous les anévrysmes ne peuvent être traités par cette méthode. L'anatomie de l'anévrysme et des artères iliaques sont les déterminants majeurs. L'accès à l'aorte requiert des iliaques d'un diamètre suffisant sans plicature ou lésions athéromateuses majeures. Le collet sous-rénal doit avoir une longueur d'au moins 1 cm et être indemne de thrombus ou de calcifications sévères. Ceci explique la nécessité d'une exploration préopératoire rigoureuse basée sur le scanner avec reconstruction 3D et l'artériographie avec cathéter gradué. Les longueurs et diamètres de la prothèse sont calculés à partir de ces examens, et une mauvaise évaluation est source d'échec. - Les inconnues : Elles concernent le long terme. L'endoprothèse agit en excluant l'anévrysme du flux sanguin et en dépressurisant le sac. Mais cet effet n'est pas obtenu constamment. Des endofuites peuvent se produire, soit par défaut d'application de l'endoprothèse soit par reflux depuis les artères lombaires ou mésentérique inférieure, soit par défaut d'étanchéité de la prothèse. Dans ces cas l'anévrysme peut continuer à évoluer. Ceci explique l'importance du suivi permanent par écho-doppler et/ou scanner des patients traités par cette méthode. En cas de traitement incomplet, des gestes supplémentaires sont nécessaires, souvent par voie endovasculaire, parfois par conversion vers une chirurgie classique. - Les évaluations : L'amélioration des prothèses et plus particulièrement de leur durabilité est un point majeur. Les études randomisées organisées en France, mais aussi en Angleterre en Hollande et aux Etats- Unis, permettront de fixer la place de cette nouvelle technique, vis-à-vis de la chirurgie conventionnelle.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anévrysme de l'aorte abdominale et polykystose rénale autosomique dominante.

  • Objectifs: Le but de ce travail était de rapporter une série de patients atteints d'une polykystose rénale autosomique dominante, ayant été opérés d'un anévrysme de l'aorte abdominale. Patients et méthodes: De 1986 à 1999, sept patients atteints de cette association pathologique ont été opérés de leur anévrysme par le même opérateur. Tous ces patients étaient de sexe masculin, âgés de 47 à 69 ans (moyenne: 57,7). Tous étaient hypertendus, grands fumeurs, quatre étaient traités par hémodialyse. La découverte de l'anévrysme a été fortuite dans cinq cas et orientée par l'existence de signes d'artériopathie périphérique dans deux cas. L'échotomographie a été l'examen de dépistage de routine. Elle a été complétée par une aortographie chez les sept patients et par une tomodensitométrie chez deux. Le traitement chirurgical a comporté la mise à plat de l'anévrysme suivie de reconstruction par prothèse aortique droite (n = 5), aorto-bi-iliaque primitive (n = 1) et aortobifémorale (n = 1). Résultats: La mortalité et la morbidité postopératoires ont été nulles. Deux décès tardifs (cinq et huit ans) sont survenus par infarctus du myocarde. Un seul patient a eu secondairement une transplantation rénale. Les résultats anatomiques contrôlés par angiographie ont été bons dans tous les cas. Neuf observations comparables ont été publiées dans la littérature avec deux décès par rupture anévrysmale. Conclusions: Le diagnostic clinique d'anévrysme aortique est difficile en cas de polykystose rénale en raison du volume des reins. L'échotomographie aortique est recommandée pour le dépistage de cette lésion. Cette série montre que l'athérome est la cause essentielle de ces anévrysmes et que l'existence d'un lien causal entre polykystose et anévrysme aortique est incertaine. Le traitement chirurgical à froid de l'anévrysme est recommandé pour mettre le patient à l'abri d'un accident de rupture.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Insuffisance coronaire chez les patients ayant un anévrysme de l'aorte abdominale. A propos d'une série consécutive de 172 opérés.

  • L'insuffisance coronaire est fréquente chez les patients porteurs d'un anévrysme de l'aorte abdominale et peut être responsable de la moitié des décès opératoires d'où l'importance du dépistage. Entre 1980 et 1993, 172 patients, âgés de 47 à 92 ans (moyenne : 69 ans), ont été opérés d'un anévrysme de l'aorte abdominale , 54 opérés (31 %) étaient des coronariens connus. Trente coronarographies ont été réalisées au cours du bilan pré-opératoire, au terme duquel 54 patients (31 %) ont été considérés coronariens et 16 revascularisations coronaires préventives effectuées. En cas d'anévrysme rompu (42 cas) la mortalité opératoire fût de 31 % (13 patients) contre 6 % (8 patients) à froid (130 cas). Les causes myocardiques représentaient 25 % des décès en chirurgie programmée et 40 % chez les coronariens. En revanche, aucun décès n'est survenu dans le sous-groupe de 16 patients pontés préalablement. Le suivi des 151 patients sortis de l'hôpital a été complet, 4 revascularisations coronaires ont été effectuées à distance de la cure de l'anévrysme. La gravité potentielle de l'insuffisance coronaire justifie le dépistage et le traitement des lésions sévères avant la cure de l'anévrysme. En l'absence d'examen non invasif totalement fiable pour le dépistage de l'ischémie silencieuse, l'on proposera un bilan sélectif : la coronarographie s'impose d'emblée devant toute insuffisance coronaire authentifiée, l'épreuve d'effort ou la scintigraphie au thallium seront proposées de première intention en cas de suspicion clinique ou électrique d'angor, en revanche aucun examen systématique de dépistage ne sera réalisé en l'absence de symptomatologie évocatrice.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Associations entre propriétés viscoélastiques des grosses artères et les composants de la matrice extracellulaire dans l'anévrysme de l'aorte abdominale chez l'homme.

  • L'objectif de ce travail était de déterminer les propriétés élastiques de l'artère carotide primitive (ACP) de 35 patients référés pour cure d'anévrysme de l'aorte abdominale (AAA) (age 71 ans, range 58-86), en comparaison à deux populations contrôle, constituée de 48 hypertendus (HT: 53 ans, range 25-88) et 44 sujets normotendus (NT: 41 ans, range 23-90). Le second objectif est d'établir les relations entre les propriétés fonctionnelles de l'ACP et la sévérité de l'atteinte athéromateuse, évaluée par histomorphométrie sur les pièces opératoires. Le diamètre carotidien des patients porteurs d'anévrysme est plus grand que celui des témoins NT et HT. La distensibilité de l'anévrysme est plus faible que celle de l'aorte sus-jacente. Après ajustement pour l'âge et la PA, la distensibilité aortique et carotidienne est plus basse chez les patients porteurs d'AAA que chez les témoins NT at HT. Les lésions pariétales de l'AAA sont très sévères, associant fibrose extensive, inflammation et lésions athéromateuses. Leur grade n'est pas associé aux altérations fonctionnelles carotidiennes et aortiques. L'AAA est caractérisé par des anormalies sévères et diffuses de la fonction d'amortissement des grosses artères, en association à des lésions histologiques avancées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Anévrysme de l'aorte abdominale révélé par des hématémèses chez un patient de 32 ans infecté par le VIH.

  • L'anévrysme de l'aorte est un diagnostic rare chez le sujet jeune. Nous rapportons un cas d'anévrysme disséquant de l'aorte chez un homme de 32 ans, infecté par le virus de l'immunodéficience humaine (VIH). La présentation est celle d'hématémèses abondantes et récidivantes. Le diagnostic, évoqué par l'examen clinique cardio - vasculaire, est confirmé par l'échographie et la tomodensitométrie. Le tableau clinique se complique d'un syndrome cave supérieur et d'une insuffisance rénale , l'évolution est défavorable en l'absence de traitement chirurgical. Une revue de la littérature montre la fréquence croissante des atteintes des gros vaisseaux chez les patients jeunes infectés par le VIH. Les mécanismes physiopathologiques de ces lésions sont discutés. Ces lésions artérielles doivent être recherchées systématiquement à l'examen clinique de tout patient infecté par le VIH, les tableaux cliniques pouvant être trompeurs. La confirmation diagnostique peut être obtenue par l'échographie, l'échodoppler et l'examen tomodensitométrique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rupture chronique cloisonnée d'un anévrysme de l'aorte abdominale: une cause inhabituelle de dorsalgies.

  • La rupture chronique d'un anévrysme de l'aorte abdominale est une entité rare de diagnostic difficile car la symptomatologie est atypique et chronique souvent à type de dorsalgies. Le retard du diagnostic et donc du traitement chirurgical peut compromettre la survie. Opéré rapidement, les résultats sont équivalents à ceux d'une chirurgie élective classique. Nous rapportons le cas d'une rupture chronique d'un « petit » anévrysme de l'aorte abdominale. Le scanner montrait une discrète érosion du corps d'une vertèbre lombaire en rapport avec la rupture postérieure « contenue ». Le patient était opéré dons les 24 heures et les suites opératoires étaient simples.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic hémodynamique d'une fistule aortocave compliquant un anévrysme de l'aorte abdominale

  • Un homme de 78 ans, hypertendu, est conduit au bloc opératoire pour une suspicion de syndrome fissuraire compliquant un anévrysme de l'aorte abdominale. Le cathéter artériel pulmonaire, muni de fibres optiques, montre un débit cardiaque élevé, des résistances artérielles basses et une élévation nette de la saturation veineuse en oxygène, faisant suspecter une fistule aortocave par rupture de l'anévrysme aortique. La connaissance du diagnostic a permis au chirurgien de réaliser d'emblée la fermeture de cette fistule, assurant ainsi l'hémostase chirurgicale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov