Amenorrhee [ Publications ]

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  • L’objectif du déclenchement artificiel du travail est de parvenir à un accouchement par voie basse lorsque les avantages de l’accouchement imminent l’emportent sur le risque potentiel de poursuite de la grossesse. Pour appréhender correctement la problématique du déclenchement de principe à 39 semaines d’aménorrhée (SA), il faut se poser 2 questions. (i) Quelle est l’évolution de la mortalité périnatale en fonction de l’âge gestationnel à l’accouchement ? Toutes les études les plus récentes et méthodologiquement bien menées sont convergentes : elles montrent que le risque de mortalité fœtale dépasse le risque de mortalité périnatale/infantile (durant la première année de vie) à partir de 39 SA. La balance bénéfices/risques liée à la prise en charge expectative s’inverse donc à partir de 39 SA en faveur du déclenchement de principe quand l’issue considérée est la mortalité périnatale. (ii) Quels sont les risques liés au déclenchement artificiel du travail ? Si certaines études observationnelles avaient suggéré que le déclenchement artificiel du travail après 37 SA était associé à une augmentation du risque de césariennes, ces études présentaient un biais méthodologique majeur : une erreur dans la sélection du groupe témoin. En effet, le groupe témoin était constitué par des femmes en travail spontané alors que le groupe de comparaison adéquat doit être un groupe expectative. Plusieurs larges études de cohorte utilisant une méthodologie rigoureuse ont montré que le déclenchement de principe du travail à 39 SA réduit le risque de césarienne par rapport à une stratégie expectative. Trois revues systématiques avec méta-analyse des essais randomisés contrôlés ayant comparé le déclenchement artificiel du travail à la prise en charge expectative ont été publiées : Deux montrent que le risque de césarienne était abaissé en cas de déclenchement artificiel du travail par rapport à une attitude expectative et la troisième que les taux de césariennes était similaires. Enfin, l’essai randomisé contrôlé le plus récent, publié en 2016 n’a pas montré de différence significative entre les 2 bras sur le taux de césariennes. Au total, les données de la littérature les plus récentes et exemptes de biais de comparaison montrent que le déclenchement de principe du travail à terme est associé à une diminution significative du risque de césarienne et de morbi-mortalité périnatale par rapport à une attitude expectative.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La mortalité foetale et néonatale à partir de 22 semaines d'aménorrhée en Pays de la Loire.

  • Contexte. Les indicateurs de mortalité périnatale placent la région des Pays de la Loire parmi les premières en France. Une des causes possibles de cette situation pourrait être qu'une partie des enfants décédés ne soit pas déclarée à l'état civil. Objectifs. L'étude avait pour objectif principal de connaître l'incidence des décès foetaux et néonatals à partir d'un âge gestationnel de 22 semaines d'aménorrhée (SA) et/ou d'un poids de naissance de 500 g, et de comparer leur nombre avec les données de l'état civil. Un objectif secondaire était de décrire et d'analyser les causes de décès. Méthodes. Tous les établissements de naissance (26) et tous les services d'hospitalisation (5) ont participé à l'enquête en 1995. Les enfants devaient avoir des parents domiciliés dans un des 3 départements choisis de la région. Résultats. Ont été observés 267 décès pour 29 440 naissances (9,1 ‰). Les 8 interruptions médicales de grossesse (2,8 ‰) ont été faites pour des malformations foetales et des maladies chromosomiques dans 82 % des cas. Les 99 morts foetales in utero (3,4 ‰) ont été observées pendant 2 périodes: de 24 à 27 SA (20 %), et de 38 à 41 SA (23 %). Dans 50 % des cas, la cause du décès n'était pas connue malgré 87 % d'autopsies. Les 29 décès per- et post-partum immédiats (1 ‰) ont été observés de 22 à 25 SA dans 40 % des cas, et de 36 à 40 SA dans 38 % des cas avec des malformations et infections non dépistées. Les 56 décès néonatals (1,9 ‰) ont été observés dans les services de néonatologie et de réanimation. Parmi eux, 44 % des décès avaient un AG inférieur à 33 SA. Les causes étaient liées à la grande prématurité, aux maladies neurologiques et aux malformations. Les déclarations à l'état civil n'ont pas été faites pour 32 % des décès selon la législation en vigueur. Pour 25 % des décès totaux, il s'agissait des interruptions de grossesse, et, pour 7 %, des morts foetales in utero et des décès per et post-partum. Conclusion. Cette enquête dans les Pays de la Loire ne permet pas de penser qu'il y ait une sous-déclaration des morts périnatales. La comparaison avec d'autres régions, en tenant compte des non-déclarations, montrent que les indicateurs des Pays de la Loire restent favorables. Les données fournies par l'état civil ne permettent pas actuellement de suivre l'évolution complète des foetus en raison des textes législatifs qui ne sont pas adaptés à cette situation.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

L'amenorrhee de la pilule.

  • Postpill amenorrhea has been variously defined as amenorrhea alone or accompanied by galactorrhea and lasting from 3-6 months after termination of oral contraceptive (OC) use. According to the definition employed, postpill amenorrhea appears to affect from 2-12% of pill users. About 15% of all secondary amenorrhea appears to follow pill use. Some cases of apparent postpill amenorrhea may be due to other causes, such as pregnancy, precocious menopause, Stein-Levanthal syndrome, or tumors, and may be discovered coincidentally on discontinuation of OCs. Cases of amenorrhea with or without galactorrhea accompanied by hyperprolactinemia and of amenorrhea with normal prolactin levels should be differentiated and their etiology evaluated separately. 100 young women using OCs were divided into 3 groups according to the ethinyl estradiol (EE) content of their pills and evaluated for prolactin levels. Average prolactin levels increased significantly in high dose pills, but remained within normal limits. Prolactin secretion was found to increase with duration of pill use in all 3 groups. The mechanism of action of estrogens on prolactin appears to depend on dopaminergic antagonists, which act directly on the pituitary. Ideally, ovulation should be reestablished 3-4 weeks after termination of OC use, with the only anomaly being a slightly longer follicular phase. However, most women ovulate 2-3 months after cessation of oral contraception. In the case of postpill amenorrhea, the plasma level of 17-beta estradiol is normal, but follicle stimulating hormone and luteinizing hormone do not become elevated. The 17-beta estradiol therefore does not fill its positive feedback role but instead exercises an excessive negative feedback. Clomiphene citrate, an antiestrogenic, can often liberate the pituitary from the inhibition. Age, obstetric antecedents, and duration of OC use do not appear related to postpill amenorrhea, but late menarche, irregular menstruation before pill use, estrogen dose, excessive weight loss, smoking, poor hygiene, psychological problems, and use of other drugs are associated with higher

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Etude clinique de 353 cas d'IVG de moins de 49 jours d'amenorrhee realisee par: 600 mg de RU 486 voie buccale + sulprostone 500 mg IM (Nalador).

  • 354 women seeking abortions were treated at a hospital in Paris between February-September 1988 with 600 mg of RU 486 taken orally in 1 dose and an injection of 500 mg sulprostone 48 hours later. The women all had amenorrhea of less than 49 days. 1/3 were 18-25 years old, 1/2 were 25-35, and 16% were over 35. 206 were nulliparas. 110 were married and the rest were separated, widowed, divorced, or single. Sulprostone was injected early in the morning in the hospital and the women were discharged after expulsion of the products of conception, which occurred usually 2 1/2 to 3 1/2 hours later. If expulsion did not occur, the woman returned in 3 days for a sonogram to confirm uterine vacuity. 13 of the 354 women had RU 486 only. 2 refused the sulprostone and underwent aspiration and 11 experienced spontaneous expulsions in the 48 hours following RU 486 administration. 338 of the women had spontaneous expulsions. 2 pregnancies were terminated but not expelled and aspiration was required. 285 of the women expelled in the hospital within 4 hours of sulprostone administration and the other 55 did so at home 6 or more hours later. RU 486 was very well tolerated. Secondary effects were more common with sulprostone but generally subsided within 3 hours. 70 patients required treatment for uterine pain after sulprostone administration. 150 complained of nausea but only 6 required treatment. 5 women required aspiration of curettage for hemorrhage but none required transfusion. In 3 cases the hemorrhages were due to histologically proven retention. 1 patient developed endometritis 3 days after expulsion and another, who had a history of extrauterine pregnancy, developed salpingitis 15 days after expulsion. Both patients were treated with antibiotics. The method appears to be safe and effective. Its major disadvantages are that it prolongs the amount of time required for abortion and it frequently causes pelvic pain. The responsibility of the patient is also increased.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Cerclage tardif d'urgence après 20 semaines d'aménorrhée : Etude rétrospective de 34 cas de 1988 à 1993

  • Objectifs : évaluer l'intérêt du cerclage tardif, réalisé en situation d'urgence, après 20 semaines d'aménorrhée (SA). Population : 34 patientes ont bénéficié d'un cerclage après 20 SA pour modifications importantes du col. 8 patients étaient primigestes et 3 présentaient une grossesse gémellaire. Méthode : étude rétrospective entre le 1/01/1988 et 31/12/1993 dans le service de gynécologie-obstétrique du CHU Bichat (Paris). Technique : après un repos de 48 heures sous tocolyse (bêtamimétiques), était réalisé un cerclage selon la technique de McDonald, sous anesthésie générale et antibiothérapie prophylactique. Résultats : les primigestes exclues (n=8), 73,1% des patients présentaient au moins un antécédent obtétrical en relation avec une possible béance cervico-isthmique (BCI) (N = 19). Le terme moyen au moment du cerclage était de 22,1 SA avec un terme moyen d'accouchement de 35,7 SA. La prolongation moyenne de la grossesse a été de 13.9 semaines et il existait une relation linéaire significative négative entre le terme au moment du cerclage et la prolongation de la grossesse. 6 patientes (17,6%) ont accouché avant 28 SA et 6 autres (17,6%) entre 28 et 37 SA. 5 cas de chorioamniotite (14,8%) sont survenues. La survie néonatale globale a été de 86.5% soit 5 décès sur un total de 37 nouveau-nés , 2 foetus sont morts in utero dans un contexte de chorioamniotite, 2 jumeaux sont morts immédiatement après la naissance après une expulsion à 24 SA et 1 foetus et décédé en salle de naissance 3 jours après une rupture per-opératoire des membranes. 7 enfants sur les 32 vivants ont été transférés en réanimation néonatale et ne présentaient aucune handicap majeur à 1 an. Conclusion : en présence de modifications cervicales importantes après 20 SA, une prise en charge agressive multifactorielle incluant le cerclage apparaît légitime et associé à une survie globale satisfaisante avec un peu de complications maternelles. Cependant, tant qu'un essai contrôlé ne sera pas entrepris, malgré les problèmes éthiques qu'ils supposent, cet effet bénéfique ne pourra pas être prouvé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Influence de l'amenorrhee sur le comportement de la femme Rwandaise.

  • Amenorrhea gravely affects the psychic life and profoundly changes the behavior of Rwandan women. Women with primary amenorrhea (failure to menstruate at puberty) who have well-developed secondary sexual characteristics go to traditional healers who have sexual intercourse with them, spreading sexually transmitted diseases, to open the way for the menstrual flow. Women with primary amenorrhea and no breasts (dwarfism and infantilism) are sad, cannot have children, and are considered inferior by society. According to Rwandan beliefs, menstrual bleeding of unmarried women with secondary amenorrhea (absence of menstruation after it has once been established) empties itself into an obscure cavity, causing lumbar pain, nervous tension, and headaches. Rwandan women explain postpartum or lactational amenorrhea as a latent pregnancy causing a psychological shock which mimics a miscarriage. Living together for three months without a pregnancy causes the menstrual cycle to lengthen alternating with regular excessive bleeding (a miscarriage threat). This constitutes amenorrhea of infertile women, according to Rwandan beliefs. Menopausal women live in an illusion of pregnancy. After two years of pregnancy, the menopausal woman worries about the delivery of her fetus transformed into rock and expresses her concerns at a gynecologic visit. She worries about her long and painful tragic death which follows the death of the fetus. All these different types of amenorrhea have two types of effect on Rwandan women's behavior: happy effects and troubling effects. Management of these amenorrheas must be preoccupied with the etiologic problem and the problem of latent pregnancy. The most frequent complaints associated with latent pregnancy are genital bleeding, past-due delivery, reduction of the frequency and amplitude of fetal movements, reduction of the volume of the abdomen, and prolonged labor.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Rupture prématurée des membranes entre 28 et 34 semaines d'aménorrhée. Etude rétrospective à propos de 71 cas.

  • Objectifs. Comparer le devenir à court terme d'enfants issus de grossesses avec rupture prématurée des membranes survenue entre 28 et 34 semaines d'aménorrhée. Matériels et méthodes. Nous comparons deux groupes: le groupe A comprend 36 prématurés issus de grossesses avec rupture prématurée des membranes, suivies dans différentes maternités sans protocole commun de gestion, ni transfert anténatal systématique des patientes dans une maternité de niveau III. Le groupe B comprend 35 prématurés issus de grossesses avec rupture prématurée des membranes, transférées systématiquement dans une maternité de niveau III, gérées selon un protocole comprenant une maturation pulmonaire foetale systématique sous antibioprophylaxie et tocolyse de très courte durée si nécessaire. La durée maximale autorisée d'ouverture de l'oeuf est de 15 jours sous surveillance clinique et biologique. Résultats. Dans le groupe A, les complications néonatales sont plus fréquentes: la mortalité (13,8 % vs 0 %, p = 0,022), l'infection néonatale (66,6 % vs 28,6 %, p = 0,0013), la maladie des membranes hyalines (63,8 % vs 34,3 %, p = 0,0144) et le séjour en réanimation néonatale de plus de 10 jours (61,1 % vs 37,1 %, p = 0,043). La durée d'ouverture de l'oeuf est un facteur de risque majeur de l'infection néonatale (61,7 % vs 24,3 %, p = 0,0014) contrairement à la corticothérapie maternelle qui ne favorise pas l'infection néonatale (41,2 % vs 70,3 %, p = 0,0135) et diminue le risque de maladie des membranes hyalines chez les prématurés (42,8 % vs 69,4, p = 0,0239). Conclusion. La conjonction d'une mutation des prématurés in utero dans une maternité niveau 3, d'une maturation pulmonaire foetale systématique sous antibioprophylaxie, et d'une réduction de la durée d'ouverture de l'oeuf diminuent significativement le taux de complications néonatales infectieuses et respiratoires.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Prise en charge du hellp syndrome avant 32 semaines d'aménorrhée. 22 observations.

  • Objectifs : Décrire le HELLP syndrome (hemolysis, elevated liver enzymes, low platelet count) et la conduite à tenir. Méthodes : Nous avons étudié de manière rétrospective 22 cas de HELLP syndrome survenus avant 32 semaines d'aménorrhée (SA), de 1990 à 1994. Ces cas représentent 44 p. 100 de l'ensemble des HELLP syndromes ohservés durant cette période (50 cas). Résultats : La majorité des patientes étaient primipares, et 2 d'entre elles ont développé lors d'une deuxième grossesse une récidive de HELLP syndrome avant 32 SA. Trois cas seulement ont débuté en post-partum. Toutes les patientes étaient atteintes d'une prééclampsie sévère avant la découverte du HELLP syndrome. Six crises d'éclampsie étaient associées. La douleur épigastrique est le symptôme clinique le plus souvent noté. Dix patientes avaient une insuffisance rénale aiguë, sévère dans 3 cas. Les 3 cas du post-partum ont été associés à des complications sévères (éclampsie, insuffisance rénale, hématome sous-capsulaire du foie). L'attitude obstétricale a été interventionniste dans tous les cas, avec extraction par césarienne dans les 48 heures suivant le diagnostic. Trois interruptions médicales de grossesse ont été réalisées entre 24 et 29 SA. Une mort foetale in utero et un décès néonatal sont survenus. Dix-sept nouveau-nés ont été extraits vivants. Dans le groupe des 11 enfants nés après 30 SA, une seule maladie des membranes hyalines est notée. Tous les enfants nés avant 30 SA ont développé cette maladie, deux ont des séquelles de dysplasie broncho-pulmonaire. Conclusion : Après avoir discuté le cadre nosologique du HELLP syndrome, les critères de décision de l'extraction foetale et les possibilités de traitement conservateur pour les grossesses très prématurées, nous proposons un schéma de prise en charge du HELLP syndrome avant 32 SA. En l'absence de complication maternelle ou de souffrance foetale, il est justifié de temporiser 48 heures en instaurant une corticothérapie visant à accélérer la maturité foetale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Evaluation de la morbidité maternelle après interruption médicamenteuse de grossesse à partir de 12 semaines d'aménorrhée.

  • Objectifs. Depuis 10 ans, le taux d'interruptions de grossesse pour indication médicale augmente régulièrement. Parallèlement, les méthodes des interruptions de grossesse n'ont cessé d'évoluer. L'objectif de cette étude est d'évaluer la fréquence des complications après interruption médicamenteuse de grossesse afin de savoir si le geste conduisant à l'interruption lors du deuxième ou troisième trimestre représente un danger supplémentaire pour la mère en terme de complication grave immédiate (rupture utérine, hystérectomie) ou de complication moins grave à plus long terme (infection). Matériel et méthodes. Il s'agit d'une méta-analyse portant sur l'ensemble des articles concernant les interruptions de grossesse à partir de 12 SA, référencés sur Medline, publiés de 1989 à 1999 et provenant des États-Unis, du Canada, d'Australie, de Nouvelle Zélande ou de l'Europe communautaire. Après exclusion des articles incluant dans leurs effectifs des morts in utero (n = 8), des rapports de cas isolés et des séries portant sur des mères à haut risque de complications somatiques (n = 16), et des méthodes chirurgicales d'interruption (n = 4), 23 articles ont été retenus, représentant un total de 58891 interruptions de grossesse par méthode médicamenteuse. Pour chaque article, les complications suivantes ont été relevées : hémorragie ayant nécessité une transfusion, rupture utérine, rétention ovulaire ou placentaire et infection. Un test d'homogénéité classique a été effectué pour chaque type de complications. Lorsque le résultat de ce test n'était pas significatif, un résultat moyen pondéré par la taille de chaque étude et appelé « taux moyen pondéré » a été fourni. Résultats. Une seule étude a rapporté des décès maternels (3/143100). Le taux global moyen pondéré pour les rétentions tardives (>

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Diagnostic et prise en charge d’une aménorrhée chez l’adolescente

  • L’aménorrhée chez l’adolescente peut être soit primaire, associée à un impubérisme complet ou partiel en cas de développement mammaire, soit secondaire. La taille, l’indice de masse corporelle, l’alimentation, la quantité d’activité sportive, la présence ou non d’un hirsutisme ou d’une galactorrhée, la notion de rapports sexuels et/ou de douleurs pelviennes sont les éléments cliniques à rechercher. Le bilan biologique de base comprend un dosage d’hCG, de FSH, d’estradiol, de testostérone et de prolactine. Ces dosages permettent de distinguer les aménorrhées d’origine hypothalamo-hypophysaire des aménorrhées d’origine ovarienne. En cas d’aménorrhée primaire, l’adolescente peut présenter un hypogonadisme hypogonadotrope congénital ou plus rarement acquis. Si la FSH est élevée, une insuffisance ovarienne primaire (IOP) doit être évoquée, en premier lieu, le syndrome de Turner. En cas de développement pubertaire normal, une échographie pelvienne peut visualiser un obstacle à l’écoulement des règles, ou plus rarement une absence d’utérus (un syndrome de Rokitansky ou une insensibilité aux androgènes). Les causes les plus fréquentes d’aménorrhée secondaire chez l’adolescente sont le syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et l’aménorrhée hypothalamique fonctionnelle, plus rarement l’IOP ou l’hyperprolactinémie. Les diagnostics différentiels du SOPK sont l’hyperplasie congénitale des surrénales dans une forme à révélation tardive, un syndrome de Cushing ou une tumeur ovarienne ou surrénalienne virilisante. Le traitement de l’aménorrhée est, en l’absence de besoin contraceptif, un traitement hormonal substitutif en cas d’hypoestrogénie ou un traitement progestatif séquentiel en cas de SOPK. La prise d’une pilule estroprogestative peut être envisagée en cas de désir de contraception ou pour diminuer l’hyperandrogénie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Conséquences néonatales de la rupture prématurée des membranes entre 24 et 34 semaines d'aménorrhée: à propos de 118 grossesses uniques.

  • Objectifs. Le but de l'étude est d'évaluer le devenir néonatal à moyen terme après rupture prématurée des membranes (RPM) survenue entre 24 et 34 semaines d'aménorrhée (SA). Matériel et méthode. L'étude prospective unicentrique a porté sur une période de 3 ans. Une extraction foetale n'était envisagée qu'en cas de suspicion de chorioamniotite (CA) définie par des critères maternels et/ou foetaux ou en cas d'anomalie du rythme cardiaque foetal. Le diagnostic de CA était confirmé par la culture et/ou l'histologie du placenta. Le devenir post-natal à court et moyen terme était analysé et corrélé aux éléments de l'histoire périnatale. Résultats. L'étude a inclus 118 nouveau-nés d'âge gestationnel (AG) moyen de 30,4 SA (25-34 SA). La durée moyenne entre la RPM et la naissance était de 119 heures ± 208. Le diagnostic de CA a été confirmé dans 31 % des cas. L'infection néonatale était présente dans 15 % des cas. La mortalité néonatale était de 11,7 %. Une dysplasie broncho-pulmonaire était diagnostiquée dans 8,4 % des cas et des lésions cérébrales échographiques sévères (HIV III-IV, LPV kystiques) dans 11,7 % des cas. Les lésions cérébrales étaient corrélées négativement à l'AG et positivement aux troubles hémodynamiques et au devenir à moyen terme. Une fréquence plus élevée de lésions cérébrales était retrouvée en cas de chorioamniotite mais de manière non significative. Conclusion. En cas de RPM entre 24 et 34 SA, l'AG et l'état hémodynamique à la naissance sont les facteurs les mieux corrélés à la survenue de complications neurologiques.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Effets de la sulprostone dans les interruptions volontaires de grossesse (IVG) avant 12 semaines d'amenorrhee.

  • The effect of the prostaglandin E2 analog sulprostone on cervical dilatation and blood loss during aspiration and curettage was assessed in 44 patients undergoing 1st trimester abortions in 1987. The controls were 113 patients in a 1983 study conducted in the same center by the same 2 practitioners. The 113 abortion patients were randomly assigned to receive or not receive oxytocics during the aspiration. The technical conditions of the abortion were identical except that cervical dilatation was achieved in 1983 by laminaria tents and in 1987 by the effect of sulprostone. The sulprostone was administered in a single dose of .500 mg administered intramuscularly 2-3 hours before the abortion. The 2 series was identical in gestational age. The average dilatation obtained with sulprostone was 8.4 +or- 1.5 mm. Dilatation was correlated to gestational age but not parity. Blood loss was correlated to gestational age in both series. The dose of sulprostone used did not cause uterine contractions strong enough to require analgesia beyond the usual anesthetic premedication. The methodology of the study was controversial because it involved a comparison of 2 different series separated by 4 years. But the consistency of results in the 2 series and the literature support the conclusion that blood loss is minimized with preliminary use of sulprostone and that cervical dilatation is adequate for aspiration and curettage.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

En cas de macrosomie fœtale, la meilleure stratégie est le déclenchement artificiel du travail à 38 semaines d’aménorrhée

  • La macrosomie fœtale est un facteur de risque de complications obstétricales, et notamment de dystocie des épaules, responsable d’une lourde morbidité néonatale. En présence d’une macrosomie fœtale, 3 options se présentent : (i) la césarienne élective, mais celle-ci n’est recommandée que lorsque le poids fœtal est estimé à plus de 4500 g pour les femmes diabétiques et de 5000 g pour les femmes non diabétiques , (ii) l’expectative, mais les enfants ayant un poids de naissance ≥ 4500 ont des risques significativement augmenté de mortalité périnatale, d’asphyxie néonatale, de traumatismes à l’accouchement, et d’accouchement par césarienne , (iii) le déclenchement artificiel du travail qui, en réduisant la possibilité de croissance du fœtus, diminuerait le risque de césarienne pour disproportion céphalopelvienne et de dystocie des épaules. Deux anciens essais n’ayant pas montré de bénéfice maternel ou néonatal au déclenchement artificiel du travail pour macrosomie fœtale, celui-ci n’a donc pas été recommandé. Cependant, ces 2 études présentaient des échantillons de petite taille (273 et 40 femmes) et une méthodologie limitant leur capacité à montrer une différence justifiant de réaliser un large essai multicentrique randomisé contrôlé. Cet essai a été réalisé par Boulvain et al. et les résultats publiés en 2015 dans le

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Gestion anténatale du risque d'infection amnio-choriale en cas de rupture prématurée des membranes avant 37 semaines d'aménorrhée.

  • Une rupture prématurée des membranes (RPM) avant 37 semaines d’aménorrhée (SA) survient dans 3 % des grossesses et est responsable de 30 % des accouchements prématurés. Les risques décrits sont ceux de la prématurité, de l’infection materno-fœtale, de la procidence du cordon et de l’hématome rétro-placentaire (HRP). La prise en charge prénatale consiste à réduire et anticiper le risque d’infection périnatale et la morbidité surajoutée mais la valeur prédictive des moyens de surveillance anténatals pour l’infection materno-fœtale est réduite. Une antibiothérapie est recommandée de manière systématique. La tocolyse ne devrait pas être poursuivie plus de 48 heures avant 32 SA. Les recommandations françaises pour la pratique clinique concernant l’expectative ou le déclenchement laissent ouvertes les deux possibilités. Avant 32 SA, voire 34 SA, un gain d’une semaine d’âge gestationnel diminue nettement la mortalité et la morbidité néonatales et fait, en général, préférer l’expectative. Entre 34 et 37 SA, les risques rares de morbidité sévère liés à la prématurité sont à mettre en balance avec ceux d’une infection materno-fœtale aiguë ou d’un hématome rétro-placentaire. Un large essai randomisé récent comparant expectative et déclenchement du travail en cas de RPM entre 33 et 37 SA n’a pas montré de bénéfice du déclenchement mais n’avait pas la puissance nécessaire pour explorer les complications rares et sévères.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Aménorrhées psychogènes

  • Devant toute aménorrhée en dehors de la grossesse, de la lactation et de la ménopause, la question de l'origine se pose : organique ou fonctionnelle. Aujourd'hui, les aménorrhées non organiques sont indifféremment nommées : i) hypothalamiques, ou plus exactement suprahypothalamiques , ii) fonctionnelles : définition par défaut, impliquant l'absence de tout substrat anatomique , iii) psychogènes : définition d'ordre étiologique. Comme toute aménorrhée, l'aménorrhée fonctionnelle ou psychogène est la conséquence soit d'une anovulation soit d'une hypotrophie endométriale. Les sciences neuroendocriniennes ouvrent des voies de recherches passionnantes mais il en est d'autres tout aussi riches, car la mécanique hormonale ne saurait tout expliquer. Le travail sur l'inconscient est l'autre registre par lequel il nous faut aborder ces aménorrhées psychogènes. Psychogène, d'origine psychologique, ne signifie pas d'origine inconnue, à condition de reconnaître à quel point psyché et soma sont ici étroitement intriqués. Le traitement de ces aménorrhées est à deux volets, médical et psychothérapique. Même si l'étiologie psychologique est évidente, l'examen clinique se doit d'être rigoureux et complété par des examens complémentaires qui guideront la thérapeutique. Cela rassure la patiente car c'est le gynécologue qu'elle a choisi de consulter et non un psychothérapeute. Cela nous rassure aussi car nous sommes d'abord des médecins du corps. Le soutien psychothérapique peut être assuré par le médecin ou le gynécologue formés à la psychosomatique mais un travail multidisciplinaire doit souvent être mis en œuvre.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Menace d’accouchement prématuré après administration d’adénosine pour la réduction d’une tachycardie supraventriculaire paroxystique à 30 semaines d’aménorrhée : à propos d’un cas

  • Les tachycardies supraventriculaires sont les plus fréquentes des arythmies de la femme jeune et leur survenue en cours de grossesse n’est pas un évènement rare. Leur traitement, après échec de réduction par manœuvres vagales, se fait préférentiellement par l’administration intraveineuse d’adénosine. Si l’action au niveau de la fibre musculaire lisse myométriale de l’adénosine est connue in vitro, peu de données existent sur son effet in vivo et notamment sur sa capacité à induire des contractions utérines. Nous rapportons ici le cas d’une femme enceinte traitée à 30 semaines d’aménorrhée et cinq jours par adénosine pour une tachycardie jonctionnelle paroxystique. La réduction de cette tachycardie a été immédiatement suivie d’une menace d’accouchement prématurée qui a nécessité l’administration d’une tocolyse intraveineuse par inhibiteurs calciques et une maturation pulmonaire fœtale par une cure de corticoïde. Sans que l’on puisse affirmer avec certitude que l’adénosine est responsable de cette menace d’accouchement prématurée, cette observation va dans le sens des données physiopathologiques et doit attirer l’attention des cliniciens sur cette possible complication du traitement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le syndrome amenorrhee post pilule.

  • This study attempted to identify factors related to development of postpill amenorrhea in 32 women who underwent diagnostic tests after 6-24 months of amenorrhea. Patients were aged 18-40, with a mean of 25 years. 27 had never been pregnant, 4 were primiparas, and 1 was a grand multipara. The physical examination was normal in most cases, but 7 were found to suffer from galactorrhea and 3 from abnormal hairiness. 28 had used a combined pill, 1 each had used sequential and biphasic pills, and 2 did not know what type they had taken. There was no apparent relationship between the duration of pill use and the duration of amenorrhea. 26 patients, or 53%, had had a late menarche (16 years or later) and irregular cycles before beginning pill use. 9, or 28%, had had irregular cycles but normal menarche and 2, or 6%, had had late menarche but normal cycles. Postpill amenorrhea is difficult to distinguish from spontaneous amenorrhea and its etiology is still unknown, although in general it may be due to the effects of combined pills on the hypothalamus. The rate of spontaneous remission is high, 12 of the 32 spontaneously resumed menstruating after 6-12 months. All of the 18 patients with different characteristics who were treated with either clomid, dexamethasone, and thyroid extract, or bromocriptin resumed menstruation and 10, or 55%, subsequently became pregnant.

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Méthodes du dépistage et du diagnostic du diabète gestationnel entre 24 et 28 semaines d’aménorrhée

  • Cette revue a pour objectif de répondre à la question « comment dépister le diabète gestationnel (DG) entre 24 et 28 SA ? ». Il existe actuellement deux méthodes diagnostiques, en un temps (HGPO-75 g) et en deux temps (50 g suivi HGPO-100 g). L’analyse de la littérature montre que chacune des méthodes a une bonne reproductibilité de l’ordre de 80%, sans nécessiter de modifications diététiques préalables. L’étude HAPO apporte des données solides sur la morbidité materno-fœtale en rapport avec les glycémies de l’HGPO-75 g. De plus, l’HGPO-75 g, par rapport au dépistage 2 temps, a plusieurs avantages : réduction du délai de la prise en charge diagnostique, meilleure tolérance, mémorisation plus simple. Les experts recommandent pour le dépistage et le diagnostic du DG, une HGPO-75 g avec mesure des glycémies à 0, 1 et 2 h. Les différentes méthodes alternatives sont discutées. La mesure de la glycémie à jeun entre 24 et 28 SA n’est pas une méthode pertinente. Aucune des autres méthodes alternatives (HbA1c, fructosamine, glycosurie, glycémie au hasard et postprandiale) n’est recommandée. En effet, les études ayant évalué ces méthodes sont peu nombreuses, réalisées dans des populations hétérogènes, avec des critères variables, sur des effectifs variables, et avec des valeurs de sensibilité variables. Seule la mesure de l’HbA1c pourrait être utile pour dépister un diabète prégestationnel.

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Influence du lieu d’hospitalisation sur le devenir à court terme des prématurés nés à 34 semaines d’aménorrhée

  • En France, de nouvelles unités de soins sont apparues au sein des maternités pour la prise en charge de la prématurité modérée, dites unités mère-enfant (UME). Nous avons comparé la durée d’hospitalisation entre l’UME et le service de néonatologie des prématurés de 34 semaines d’aménorrhée (SA) au centre hospitalier universitaire (CHU) de Grenoble. Il s’agit d’une étude rétrospective, monocentrique incluant 99 prématurés de 34 SA à 34 SA+ 6 j entre 2004 et 2009. Tous les prématurés de 34 SA hospitalisés en néonatologie ou en UME en excluant ceux avec une détresse respiratoire ou des malformations congénitales, dont le poids de naissance (PN) était inférieur à 1500 g, admis en réanimation néonatale ou transférés secondairement en UME ont été inclus. Les caractéristiques des 2 groupes étaient semblables en dehors d’un PN plus faible dans le groupe néonatalogie (NN) (1892 g versus [vs] 2182 g) et d’un âge gestationnel inférieur dans le groupe NN (34,1 SA vs 34,3 SA). Notre critère de jugement principal, durée d’hospitalisation, était significativement plus court en UME (15,4 j vs 20,7 j en NN,

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Faut-il déclencher de manière systématique avant 37 semaines d’aménorrhée en cas de suspicion d’hypotrophie fœtale ?

  • On distingue deux catégories de fœtus hypotrophes : ceux qui ont subi une restriction de croissance pathologique et ceux qui sont constitutionnellement légers (et petits). L’utilisation de courbes customisées peut aider à sélectionner les fœtus constitutionnellement petits après avoir intégré les caractéristiques individuelles maternelles. L’utilisation d’autres moyens complémentaires, cliniques, échographiques permet, par un faisceau d’arguments, de privilégier une des deux hypothèses diagnostiques, hypotrophie constitutionnelle ou retard de croissance intra-utérin. S’il existe une suspicion de pathologie fœtale sous-jacente et que les inconvénients de la poursuite de la grossesse sont jugés supérieurs à ceux de la prématurité induite et au risque de césarienne, l’accouchement peut être discuté avant 37 semaines d’aménorrhée (SA). Le déclenchement ne peut, dans ce cas, raisonnablement être autorisé sur un fœtus supposé fragile qu’à la condition d’une vitalité fœtale normale et d’un monitorage continu du fœtus par un rythme cardiaque fœtal. Le risque de césarienne est proche de 50 % des cas avant 37 SA dans les rares études publiées.

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