Agnosie [ Publications ]

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  • Depuis Delay la notion d'agnosie tactile « vraie » se confond avec celle d'asymbolie tactile où l'analyse des qualités « moléculaires » et spatiales des objets serait respectée. Appartiennent également à ce cadre les astéréognosies par agnosie, c'est-à-dire non explicables par une anesthésie mais avec déficit des « analyseurs » corticaux des textures et des formes. L'expérience clinique montre combien ces agnosies sont rares comparées aux astéréognosies avec déficit sensitif élémentaire partiel ou incomplet. Les données anatomiques chez le singe ont montré la multiplicité des cartes somatotopiques à l'intérieur de l'aire somato-sensitive primaire (SI). L'activation synchronisée par des afférences parallèles de sous-populations neuronales est le support du codage des informations somesthésiques. Ceci fait que l'analyse des caractéristiques « moléculaires » des objets palpés intervient très probablement dès l'arrivée des influx dans l'aire SI. Les potentiels évoqués somesthésiques permettent d'analyser la réponse de l'aire SI grâce à l'enregistrement des composantes précoces N20 et P27. Or ces réponses sont anormales dans la plupart des astéréognosies, si bien que l'asymbolie tactile, sans agnosie visuelle associée, correspond plus à un modèle théorique qu'à une réalité clinique. Les seuls exemples de trouble de la reconnaissance tactile des objets, avec respect des réponses de l'aire SI que nous avons pu observer sont les dysconnexions tactilo-verbales par lésion calleuse avec respect des capacités d'appariement tactilo-visuel. Dans notre expérience la désorganisation fonctionnelle des circuits neuronaux de l'aire SI apparaît ainsi comme une condition préalable à l'apparition d'un trouble isolé de la reconnaissance tactile. Récemment Caselli (1991, 1993) a rapporté des observations d'agnosie tactile dans les lésions du cortex pariétal inférieur supposées affecter l'aire SII, les cortex insulaire et rétro-insulaire et leurs connexions limbiques, tout en épargnant l'aire SI et ses afférences. L'absence de signe électrophysiologique de dysfonctionnement de l'aire SI reste à démontrer chez ces patients dont le déficit de la reconnaissance tactile, bien que pur de tout trouble discriminatif, n'est que partiel.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Hyperfamiliarité stéréotypée pour les visages au cours d'une démence fronto-temporale avec prosopagnosie.

  • Introduction. L'observation d'un cas associant prosopagnosie et hyperfamiliarité inappropriée pour les visages contribue à la compréhension de la genèse du sentiment de familiarité. Méthode. Un homme, âgé de 67 ans, droitier, ayant pour antécédent une lésion traumatique préfrontale gauche, développa une variété temporale de démence fronto-temporale (démence sémantique) avec atteinte motoneuronale. L'atrophie des lobes temporaux était bilatérale avec une prédominance droite. Il présentait une prosopagnosie associée à une perturbation sévère du sentiment de familiarité: tous les visages, célèbres ou non, donnaient au patient l'impression d'être connus et de correspondre, d'une manière systématique et indifférenciée, à ceux d'acteurs. L'aggravation du trouble sémantique les quatre ans précédant le décès entraîna une impossibilité à identifier également les noms des individus. Résultats. L'analyse neuropsychologique permit d'attribuer cette prosopagnosie à un double mécanisme, associatif (défaut d'accès aux unités de reconnaissance des visages) et asémantique (dégradation ou inaccessibilité des connaissances sémantiques). La coexistence d'une prosopagnosie et de fausses reconnaissances pose la question de mécanismes différenciés pour l'identification des visages et pour la génération d'un sentiment de familiarité. Des dysfonctionnements à divers niveaux des processus de reconnaissance des visages et de ceux présidant à la familiarité peuvent aboutir à des distorsions du sentiment de familiarité. Plusieurs d'entre eux seraient présents chez ce patient. Conclusion. Nous proposons de compléter le modèle cognitif classique d'identification des personnes, par une voie parallèle connectée au système limbique. Cette voie émettrait normalement des signaux de familiarité en réponse aux visages connus. Ceux-ci, d'abord inconscients, émergeraient à la conscience dans un second temps, puis seraient pris en compte par un dispositif préfrontal superviseur qui les comparerait aux informations sémantiques activées par les visages connus.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Agnosie auditive unilatérale droite consécutive à une hémorragie lenticulaire gauche.

  • A la suite d'une hémorraghie lenticulaire gauche, un homme de 33 ans, droitier, ne pouvait plus identifier le langage parlé, et à un moindre degré les bruits, par l'oreille droite. Cette agnosie auditive unilatérale s'accompagnait initiallement d'une sous-utilisation motrice et d'une extinction motrice, sensitive, visuelle et auditive droites. L'intelligibilité pour les mots, parfaite par l'oreille gauche était de 15p. 100 par l'oreille droite et diminuait la condition dichotique. L'audiométrie tonale et les potentiels évoqués auditifs précoces et tardifs étaient normaux. Il existait une très nette asymétrie d'activation droite/gauche lors des stimulations verbales.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apraxie et autotopoagnosie sans aphasie ni agraphie, mais avec activité compulsive de langage, au cours d'une lésion hémisphérique droite.

  • Une femme de 74 ans, atteinte d'une hémiplégie gauche par infarctus dans le territoire de l'artère cérébrale moyenne droite, avait une sévère apraxie, une autotopoagnosie, et une négligence visuo-spatiale gauche. En revanche, elle n'était ni aphasique ni agraphique. Les tentatives d'exécution sur ordre de gestes ou de dessins entraînaient de façon compulsive une production de langage, oral ou écrit. La notion d'une préférence manuelle ambiguë, et la répartition cérèbrale fonctionnelle inhabituelle, avec dominance pour le langage à gauche et dominance pour le geste volontaire à droite, conduisent à interpréter les anomalies neuro-psychologiques en fonction d'une compétition inter-hémispherique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les lésions responsables de la prosopagnosie sont-elles toujours bilatérales?

  • Quand on se propose de localiser les lésions qui entraînent des prosopagnosies, on doit tenir compte de la nouvelle conception du système visuel que suggèrent les travaux anatomo-physiologiques récents. Il est généralement admis que la prosopagnosie est provoquées par des lésions occipito-temporales bilatérales. Mais la publication de nombreux nouveaux cas, dont les lésions responsables sont localisées par le scanner X ou l'I.R.M., amène à se demander si les lésions occipito-temporales sont nécessairement bilatérales. Dans un certain nombre de cas en effet des lésions unilatérales droites semblent suffisantes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Agnosie multimodale ou agnosie multisensorielle?

  • Une femme droitière âgée de 75 and avait présenté un accident hémorragique occipito-temporal gauche dont elle dont elle gardait une hémianopsie latérale homonyme dropite et une alexie sans agraphie. Six mois plus tard elle développa brutalement une agnosie visuelle et auditive survenue lors de la constitution d'un hématome occipito-temporal droit de taille plus réduite que le premier mais incluant également les lobes lingual et fusiforme. Le trouble visuel évoquait une agnonie visuelle associative au sens strict, dans la modalité auditive, seuls les bruits non verbaux n'étaient pas reconnus.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Achromatopsie cérébrale sans prosopagnosie ni alexie ni agnosie des objets.

  • Une femme âgée de 62 ans a présenté, à la suite d'un accident vasculaire cérébral un trouble de la vision des couleurs. Il s'agissait d'une achromatopsie isolée, sans prosopagnosie, sans alexie ni agnosie des objets. L'IRM montrait un infarctus temporo occipital bilatéral incluant le gyrus lingual et fusiforme. Les données de l'examen neuropsychologique et les hypothèses topographiques sont discutées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Non-reconnaissance d'animaux familiers chez un paysan. Zoo-agnosie ou prosopagnosie pour les animaux.

  • Observation d'un paysan qui ne reconnaissait pas ses propres vaches et présentait également des troubles de la mémoire topographique. La tomodensitométrie met en évidence deux lésions au niveau des régions temporo-occipitales et occipitales à la face interne des deux hémisphères.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov