Adenocarcinome [ Publications ]

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  • Introduction : A la demande du Thesaurus national de cancérologie digestive (TNCD), le programme SOR, initié par la Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) et actuellement piloté par l'Institut national du cancer (INCa), a réalisé une synthèse méthodique des données de la littérature évaluant l'intérêt de la chimioradiothérapie (CRT) dans le traitement des adénocarcinomes du pancréas de stade localement avancé en collaboration avec les experts du domaine. Méthode: Une recherche bibliographique systématique a été effectuée par interrogation des bases de données Medline de 1980 à 2008 et la consultation de sites Internet d'Evidciice-Ilaseci Medicine. Les essais randomisés de phase III et les revues systématiques portant sur les patients atteints d'un adénocarcinome du pancréas localement avancé, non métastatique, non résécable d'emblée de stade III ont été inclus. Des essais de phase II ont également été inclus lorsque aucun essai de phase III n'était disponible. Les interventions suivantes ont été comparées: CRT versus traitements de support, CRT versus radiothérapie et CRT versus chimiothérapie ainsi que les modalités d'administration de la CRT et les séquences chimiothérapic-CRT. La qualité et la pertinence clinique des essais retrouvés ont été évaluées à l'aide de grilles de lecture validées. Cette évaluation a permis d'associer un niveau de preuve à chaque résultat. La synthèse des données a pris en compte le bénéfice et le risque de l'intervention évaluée. Résultats: Au total, 19 références bibliographiques ont été incluses dans la synthèse: 2 méta-analyses, 11 essais randomisés, 5 essais non randomisés et 1 résumé d'essai randomisé non publié à ce jour. Après analyse critique méthodologique et clinique, comparée aux soins de support, la CRT concomitante augmente la durée de survie (C). La CRT concomitante, comparée à l'alternative radiothérapie seule, augmente la durée de survie (B1), est plus toxique que la radiothérapie seule [81). La CRT concomitante de première intention, comparée à la chimiothérapie seule, n'est pas supérieure en termes de survie [B1) et augmente la toxicité (A). L'étude des modalités d'administration de la radiothérapie montre que les données récentes sont plutôt en faveur d'une irradiation limitée au volume tumoral (C), et qu'une dose située entre 50 et 60 Gy apparaît réalisable en association avec le 5-FU. L'étude des molécules à associer à la radiothérapie montre que le 5-FU reste la molécule de référence (B1) et que l'intérêt de la gemcitabine nécessite d'être testé dans d'autres essais randomisés. Enfin, l'étude des séquences chimiothérapie-CRT montre que la chimiothérapie d'induction avant CRT semble améliorer la survie (C), cette stratégie doit encore être validée par un essai randomisé. Conclusion : L'utilisation de la CRT, dans les cancers du pancréas localement avancés, repose sur peu d'essais randomisés, même si ce traitement paraît supérieur en termes de survie comparé aux traitements de support et à la radiothérapie seule. Ce travail met en évidence le besoin de réaliser des essais randomisés spécifiques dont le premier but doit être de valider ou non l'intérêt de la CRT, notamment en comparaison avec la chimiothérapie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les volumes-cibles de la radiothérapie des adénocarcinomes gastriques.

  • Les cancers de l'estomac peuvent se propager par voie hématogène, lymphatique et intrapéritonéale. Ils intéressent un organe de taille et de forme variables, entouré d'organes critiques parmi les plus vulnérables à la radiothérapie. Le volume tumoral macroscopique (GTV) est à considérer pour les irradiations préopératoires ou exclusives. Après une chirurgie non radicale, un GTV « résiduel » doit être défini avec l'aide du chirurgien. Le volume-cible anatomoclinique (CTV) doit inclure trois volumes intriqués. a) Un volume d'extension tumorale. Les rechutes locorégionales après une exérèse apparemment complète sont aussi fréquentes que les rechutes métastatiques. Le risque dépend surtout de l'extension en profondeur dans la paroi gastrique et de l'atteinte ganglionnaire. L'infiltration de la paroi gastrique peut aller au-delà des limites macroscopiques de la tumeur, en particulier dans les « linites plastiques ». Ce volume devra donc inclure: la tumeur (ou la zone où elle siégeait), ainsi que l'espace occupé par l'estomac, plus une partie du côlon transverse, le duodénum, le pancréas et le tronc porte. En postopératoire ce CTV inclura le montage anastomotique. b) Un volume d'extension péritonéale. Il est souhaitable de considérer deux stades d'extension péritonéale: (1) une extension microscopique par contiguïté, en regard des tumeurs T3 et surtout T4, que l'on peut espérer stériliser avec des doses de 45 à 50 Gy, (2) une « carcinose péritonéale », avec des nodules multiples ou situés à distance de la tumeur, qui ne relève plus d'une radiothérapie mais d'une chimiothérapie systémique ou intrapéritonéale. Le CTV englobera donc la portion de cavité péritonéale contenant le segment gastrique atteint et si possible le péritoine pariétal sous la cicatrice de laparotomie, c) Un volume d'extension lymphatique comprenant les groupes de 1 à 16 de la classification japonaise. Seule la partie supérieure du territoire lomboaortique (groupe 16) sera incluse. Ce volume doit s'élargir pour englober le pédicule hépatique et le hile de la rate. En bas, le CTV pourra être restreint au seul volume lymphatique, si la situation haute ou interne de la tumeur permet de protéger davantage d'intestin grêle. Pour les tumeurs situées aux deux extrémités de l'estomac, un envahissement microscopique des limites d'exérèse - de pronostic défavorable - devra être l'objet d'une surimpression. Pour les tumeurs du cardia, le CTV sera au moins étendu à la partie inférieure de l'oesophage thoracique et du médiastin postérieur. En cas d'atteinte du bas œsophage, chez un sujet jeune et peu dénutri, il faudra inclure l'ensemble des territoires médiastinaux où se drainent le bas oesophage et le cardia. Pour les tumeurs de la grosse tubérosité, la coupole sera incluse, ainsi que la rate et son hile (ou leur lit d'exérèse). Si la tumeur ne s'étend pas à la petite courbure, on pourra être plus économe au niveau du pédicule hépatique. Pour les tumeurs de l'antre, il faudra inclure le pédicule hépatique, les ganglions du ligament hépatoduodénal. En revanche, pour les tumeurs qui ne se prolongent pas le long de la grande courbure, la couverture du hile splénique semble inutile. En conclusion, le traitement de ces cancers demeure un exercice difficile et doit être réalisé sous le contrôle de radiothérapeutes confirmés.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Endothéline-1 et récepteur A: valeur pronostique pour la reprise évolutive biologique dans l'adénocarcinome de prostate localement avancé et métastatique ganglionnaire

  • Introduction. - L'axe endothéline pathologique est impliqué dans la progression du cancer de la prostate. Notre étude évaluait l'expression immunohistochimique de l'endothéline-1 (ET-1) et son récepteur A (ET-AR), sur biopsies de prostate de patients T3 cliniques et métastatiques ganglionnaires. Le but de l'étude principal était de déterminer si l'ET-1 et son récepteur ET-AR étaient des facteurs pronostiques d'une reprise évolutive biologique sous hormonothérapie dès la première ligne. Les objectifs secondaires étaient de déterminer si ET-1 et son récepteur ET-AR étaient des facteurs influant sur la progression locale et métastatique osseuse. Patients et méthodes. - Quarante-quatre malades T3 cliniques et métastatiques ganglionnaires étaient suivis entre 1992 et juin 2009. Les taux sériques du PSA total, le Gleason biopsique, le nombre de ganglions envahis, l'effraction capsulaire, le type de traitement bloqueur androgénique étaient pris en compte. Le matériel d'étude en immunohistochimie était les biopsies de prostate traitées par un seul anatomopathologiste. L'expression semiquantitative de l'axe endothéline pathologique était analysée selon l'intensité de lecture faible ou forte en ET-1 et ET-AR. Résultats. - Les patients étaient suivis pendant un temps médian de 70 mois (six à 144 mois). Le PSA médian était 52,8 ng/ml (3-227 ng/ml), l'âge moyen était 65,6 (écart-type 6,3 ans). Une reprise évolutive biologique était observée dans 62,8% des cas des la première ligne d'hormonothérapie. La différence en expression de l'ET-1 était statistiquement significative avec ceux restés hormonosensibles (p=0,014). Les malades, ayant échappé, exprimaient fortement le récepteur A dans 80% des cas, mais la différence observée n'était pas statistiquement significative (p=0,109). Un patient cT3N+ exprimant fortement l'ET-1 sur biopsie avait 1,9fois plus de risque d'évoluer vers une REB dès la première ligne d'hormonothérapie, le délai de la REB était avancé de huit mois en moyenne. L'expression d'ET-1 et ET-AR forte sur biopsie avançait les délais de progression locale et métastatique osseuse, mais les différences observées n'étaient pas statistiquement significatives. Conclusion. - L'ET-1 était un facteur pronostique de REB chez les cT3N+ mais nous ne pouvions affirmer qu'il s'agissait d'un facteur pronostique indépendant. ET-AR était fortement exprimé chez les malades évoluant vers la REB précoce mais n'apparaissait pas comme un facteur pronostique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Survie et facteurs pronostiques des adénocarcinomes colorectaux: étude analytique uni- et multifactorielle de 150 cas.

  • Introduction. - Les facteurs pronostiques jouent un rôle important en oncologie clinique, ils permettent au clinicien de sélectionner les patients pour un traitement donné. Ces facteurs sont nombreux quand il s'agit des adénocarcinomes colorectaux. Dans cette étude, les auteurs analysent en uni- et multivariée les différents facteurs pronostiques ayant conditionné la survie d'une série de 150 adénocarcinomes colorectaux réséqués. Matériel et méthodes. - Il s'agit d'une étude rétrospective monocentrique réalisée entre janvier 1990 et décembre 2002. Les 150 patients inclus étaient âgés en moyenne de 58 ans (médiane de 61 ans) avec un sex-ratio (hommes/femmes) de 1,4. Dans tous les cas l'adénocarcinome était confirmé par les biopsies et l'examen histologique définitif de la pièce opératoire. Sur le plan histologique, il était bien différencié dans 69 cas (46 %), moyennement différencié dans 50 cas (33,3 %) et indifférencié dans 17 cas (11,3 %). Il y avait une composante colloïde muqueuse ou adénocarcinome mucineux dans 14 cas (9,4 %). Resultats. - L'adénocarcinome était de siège colique dans 84 cas (56 %) et rectal dans 66 cas (44 %). Une extension locorégionale était retrouvée dans 18 cas (12 %) et à distance dans 45 cas (30 %), à type de métastases hépatiques dans 37 cas (82,2 %), de métastases pulmonaires dans huit cas (17,8 %) et de métastases à la fois hépatiques et pulmonaires dans six cas. Selon la classification de Dukes six patients(4 %) étaient stade I TNM, 61 stade II TNM (40,7 %), 51 stade III (34 %) et 32 stade IV TNM (34 %). Une chimiothérapie adjuvante était réalisée dans 60 cas des cancers coliques (à partir d'un stade II TNM). Une radiothérapie néoadjuvante était réalisée chez 33 patients porteurs d'un adénocarcinome rectal à la dose de 45 Gy. Une chimiothérapie systémique adjuvante était réalisée chez cinq patients porteurs d'un adénocarcinome rectal. Avec un recul moyen de 46 mois (extrêmes 5 à 96 mois), 35 sont perdus de vu, 52 patients sont décédés (Dix décès postopératoires) et 63 sont vivants à la date de point. La survie médiane globale est de 20 mois avec un intervalle de confiance (IC 95 %) allant de 18,2 à 21,9 mois. Les taux de survie, tous stades confondus, à un an et cinq ans sont respectivement de 92,8 et 26,3 %. Différents facteurs pronostiques étaient identifiés en analyse univariée après analyse de la survie selon Kaplan-Meier et comparaison des taux de survie par le test du Log-rank (p

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Recommandations pour la pratique clinique. Standards, Options et Recommandations 2004 pour la prise en charge des patients atteints d’adénocarcinomes de l’estomac, cancers du cardia, autres types histologiques exclus (évaluation des thérapeutiques)

  • Contexte : La Fédération nationale des centres de lutte contre le cancer (FNCLCC) et les Centres régionaux de lutte contre le cancer (CRLCC), en collaboration avec des partenaires des secteurs public (CHU, CHG), privé et certaines sociétés savantes ont entrepris, depuis 1993, d’élaborer des recommandations pour la pratique clinique en cancérologie : les Standards, Options et Recommandations (SOR). L’objectif de l’opération SOR est d’améliorer la qualité et l’efficience des soins aux patients atteints de cancer en fournissant aux praticiens une aide à la décision facilement utilisable. Objectifs : Définir sur la base d’une revue des données scientifiques de la littérature, des recommandations pour la prise en charge diagnostique et thérapeutique et la surveillance après traitement des patients atteints d’adénocarcinomes de l’estomac. Les recommandations présentées dans cet article ne présentent que les recommandations relatives à l’évolution des traitements. La prise en charge des cancers du cardia, des linites gastriques et des autres types histologiques n’a pas été abordée. Méthodes : La méthodologie d’élaboration des SOR repose sur une revue et une analyse critique des données de la littérature scientifique par un groupe d’experts pluridisciplinaire, permettant de définir, sur la base du niveau de preuve scientifique et du jugement argumenté des experts, des « Standards », des « Options » et des « Recommandations ». Avant publication, les SOR sont revus par des experts indépendants. Résultats : Ce rapport présente la synthèse des données concernant l’évaluation des thérapeutiques. La prise en charge diagnostique, la stratégie thérapeutique et de surveillance sont disponibles sur le site Internet de la FNCLCC. Les principales questions posées concernent le type de gastrectomie à réaliser, gastrectomie totale ou gastrectomie subtotale, l’étendue de la lymphadenectomie (D2, D3 versus D1 , D3, D2 versus D4), la place de la chimiothérapie après exérèse chirurgicale et la place de la radiochimiothérapie après exérèse chirurgicale.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement conservateur des adénocarcinomes de la jonction anorectale par radiothérapie préopératoire et résection intersphinctérienne.

  • But: Les adénocarcinomes de la jonction anorectale, en particulier les lésions T3, sont habituellement traités par une amputation abdominopérinéale. Le but de cette étude était d'évaluer les résultats oncologiques et fonctionnels après traitement radiochirurgical conservateur de cancers de la jonction anorectale. Méthodes: De 1990 à 1999, parmi 395 patients opérés d'un cancer du rectum, 31 ont eu une chirurgie conservatrice pour une tumeur située entre 2 et 4,5 cm (moyenne: 3,6) de la marge anale. Il y avait 16 hommes et 15 femmes, d'âge moyen 62 ans (extrêmes: 30-86). Les lésions étaient réparties de la façon suivante: 5 T2, 23 T3 et 3 T4, 17 étaient N1 et 3 M1. Une radiothérapie préopératoire a été réalisée chez 26 patients (dose 46 Gy, extrêmes: 36-54), en association avec une chimiothérapie concomitante dans 14 cas. Six semaines plus tard, une résection rectale était réalisée, enlevant une partie ou la totalité du sphincter interne. Les anastomoses colo-anales étaient associées à un réservoir colique en J dans 22 cas et à une stomie de protection dans tous les cas. Résultats: Il n'y a pas eu de mortalité postopératoire. Sept complications sont survenues: trois fistules anastomotiques, trois hémorragies pelviennes, une pancréatite aiguë. Trois patients ont gardé une stomie définitive. Après radiothérapie, un down staging (pT0-2 N0) a été observé dans 46 % des cas (12/26). La marge de résection distale était de 2,2 cm (extrêmes: 1-3) microscopiquement saine dans tous les cas. La marge de résection latérale était non envahie (≥1 mm) dans 97 % des cas. Avec un recul de 36 mois, aucune récidive locale n'a été suspectée. Vingt-six patients (84 %) étaient vivants, 23 sans récidive. La moitié des patients avaient une continence normale, l'autre moitié des fuites mineures occasionnelles. Les résultats fonctionnels étaient meilleurs avec un réservoir colique. Conclusion: Le traitement conservateur des adénocarcinomes de la jonction anorectale est possible sans compromettre le contrôle pelvien et la survie des patients. La radiothérapie préopératoire et la résection intersphinctérienne ont permis d'obtenir des marges de résection distales et latérales saines.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Controverses et nouveautés dans l'adénocarcinome de l'endomètre.

  • Objectifs. - Données récentes et controverses concernant l'adénocarcinome endmétrial utérin : évaluation pré-opératoire de l'extension intra- et extra-utérine, staging chirurgical et ses indications et traitement adjuvant. Patientes et méthodes. - Medline de 1998 à 2002 pour endometrial carcinoma. Résultats. - La cytologie cervicale est intéressante lorsqu'une imagerie de qualité (IRM, échographie) n'est pas réalisable et elle peut être réalisée en même temps que la biopsie de l'endomètre. L'existence de cellules suspectes ou adénocarcinomateuses ou l'élévation préopératoire du CA 125 serait en faveur d'une lésion évoluée ou agressive. Une évaluation abdominale et ganglionnaire précise est done nécessaire en plus du geste d'exérèse local. L'IRM est le meilleur examen pré-opératoire car il donne des informations sur une atteinte abdominale, annexielle, ganglionnaire pelvienne ou lombo-aortique et évalue la pénétration myométriale afin de guider le chirurgien pour le choix de la voie d'abord et pour l'intérêt d'une lymphadénectomie. La stadification chirurgicale doit faire partie du traitement sous la forme d'une évaluation péritonéale assortie d'une lymphadénectomie pelvienne complétée par une dissection para-aortique en cas de ganglions pelviens positifs, de groupe à risque : IC profond, grade 3, histologie non endométrioïde (papillaire séreuse en particulier), atteinte annexielle ou intra-abdominale, surtout lorsque les conditions techniques sont favorables c'est-à-dire sans risque opératoire ajouté. La radiothérapie adjuvante pourrait être évitée dans beaucoup de stades 1 pN0 documentés (donc avec stadification chirurgicale complète et curage ganglionnaire pelvien) mais la curiethérapie postopératoire idéalement en haut débit de dose resterait indiquée dans les stades 1 à risque élevé de rechute locale soit dans les stades IC quel que soit le grade, ou 1 grade 3 ou 1 grade 2 à partir du stade Ib. Conclusion. - L'IRM pré-opératoire permet de choisir la voie d'abord de la chirurgie et de connaître l'invasion myométriale pour poser ou non l'indication d'une lymphadénectomie pelvienne. La stadification chirurgicale doit faire partie du traitement du cancer de l'endomètre. Ainsi la radiothérapie adjuvante pourrait être évitée chez les patientes au stade I pN0.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

La chirurgie du cancer oesophagien à Liège. II. Analyse des facteurs influençant la survie à long terme aprés oesophagectomie pour cancer épidermoïde ou adénocarcinome.

  • Objectif : Le but de cette étude est de déterminer les facteurs pronostiques qui influencent la survie à long terme après oesophagectomie pour cancer épidermoïde ou adénocarcinome de l'oesophage. Matériel et méthodes : Les patients opérés de cancer oesophagien entre 1989 et 1995 ont été inclus dans cette étude, excluant les décès périopératoires. Ont été étudiés en tant que facteurs potentiels de pronostic : âge, sexe, but opératoire, transfusion, transplant rétablissant la continuité digestive, métaplasie de type Barrett, stade, extension tumorale locale (T), envahissement ganglionnaire (N), métastases à distance (M), différenciation tumorale, traitement néoadjuvant pré- ou postopératoire. Résultats : Le follow-up était de 2 à 100 mois. La survie médiane postopératoire était de 21 mois pour les épidermoïdes et de 12 mois pour les adénocarcinomes. Par analyse univariée, les facteurs influençant la survie étaient, pour les cancers épidermoïdes : envahissement des ganglions lymphatiques (N) (p = 0.0003), stade (p = 0.006) et but opératoire (p =0.04), pour les adénocarcinomes : différenciation tumorale (p = 0.0015), extension tumorale locale (T) (p = 0.0022), stade (p = 0.0043), envahissement des ganglions lymphatiques (N) (p = 0.0052), but opératoire (p = 0.006) et métastases à distance (M) (p = 0.014). Par analyse multivariée, les facteurs de pronostic indépendants étaient, pour les épidermoïdes, l'envahissement ganglionnaire lymphatique (N) et, pour les adénocarcinomes le but opératoire (p = 0.0018) et la différenciation tumorale (p = 0.0014). Conclusions : Un diagnostic précoce du cancer oesophagien, à un stade peu avancé, est le facteur le plus susceptible d'améliorer le pronostic. Notre étude rétrospective n'a pas pu mettre en évidence de bénéfice du traitement néoadjuvant en terme de survie à long terme. Les patients présentant des facteurs pronostiques péjoratifs, déterminés par la mise au point préopératoire, pourraient potentiellement bénéficier de traitement multimodal plus agressif. Cela souligne toute l'importance de la mise au point préopératoire, notamment par échoendoscopie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement endoscopique palliatif des adénocarcinomes de l'ampoule de Vater: résultats à moyen et long terme.

  • Le traitement palliatif endoscopique des tumeurs de l'ampoule de Vater a de bons résultats symptomatiques à court terme mais ses résultats à long terme sont mal connus. Le but de ce travail a été d'analyser l'évolution de 17 adénocarcinomes de l'ampoule de Vater traités palliativement par endoscopie et suivis sur une période pouvant aller jusqu'a 5 ans. De janvier 1985 à décembre 1989, le diagnostic d'adénocarcinome de l'ampoule de Vater a été porté chez 35 malades. Pour 18 malades un traitement chirurgical curatif a pu être effectué, pour les 17 restants un traitement palliatif endoscopique a été proposé en raison d'une extension métastatique ou d'une contre-indication chirurgicale. Le traitement endoscopique comportait toujours une sphinctérotomie endoscopique (SE) et, selon les cas, la mise en place d'une endoprothèse biliaire. Tous ces malades ont été suivis jusqu'à leur décès ou jusqu'au 30 septembre 1990. Le traitement endoscopique a été possible chez 13 des 17 malades (SE seule dans 10 cas, SE+ prothèse dans 3 cas) et a permis une amélioration symptomatique rapide. Chez 4 malades, la SE n'a pu être réalisée (volumineuse tumeur dans 2 cas, présence d'un diverticule duodénal dans 2 cas). L'ictère et/ou l'angiocholite ont constamment récidivé dans un délai de 1 à 44 semaines que la sphinctérotomie soit associée ou non à la mise en place d'une prothèse. Toutes les récidives, sauf une, ont été à nouveau traitées favorablement par voie endoscopique (élargissement de la SE dans 6 cas, mise en place ou changement de prothèse dans 6 cas). A plus long terme: 11 malades sont décédés entre 7 jours et 27 mois après la SE avec une médiane de survie de 10 mois, 2 malades étaient vivants 18 et 60 mois après la SE respectivement, 5 malades ont eu une intervention chirurgicale palliative, 4 d'emblée du fait de l'échec de la SE et 1 lors d'une récidive de l'angiocholite, ces 5 malades sont décédés 2 à 24 jours après l'opération. Ce travail démontre que dans les adénocarcinomes de l'ampoule de Vater le traitement endoscopique palliatif permet une survie médiane de l'ordre de 10 mois. Les récidives symptomatiques sont fréquentes mais peuvent être traitées à nouveau par voie endoscopique.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les adénocarcinomes de l'ethmoïde: étude rétrospective de 76 patients.

  • A partir de la description de 76 adénocarcinomes de l'ethmoïde, les résultats sont envisagés sous deux angles: la morbidité liée à l'acte chirurgical et les résultats carcinologiques. Cette enquête s'étend de 1975 à 2000. Elle concerne 71 hommes et 5 femmes, l'âge moyen étant de 61 ans. Leur travail pour 81 % d'entre eux est en rapport avec le bois avec une durée d'exposition de 26 ans. Le diagnostic d'adénocarcinome s'est fait pour la plupart dans les 3 mois après l'apparition des premiers signes fonctionnels, essentiellement rhinologiques puis neurologiques et ophtalmologiques. La majorité des tumeurs sont classées T3N0M0, soit 57,89 %. Le traitement de ces tumeurs est surtout chirurgical: exclusif pour 34,2 % des patients, associé à la radiothérapie en post-opératoire pour 59,2 % radiothérapie exclusive pour 5,2 % et abstention thérapeutique pour 1,3 %, La voie basse (paralatéronasale et degloving) et la voie mixte rhinoneurochirurgicale ont été employées respectivement pour 36 patients et 35 patients. Notre étude statistique portant sur 69 patients traités chirurgicalement avec un recul d'au moins 1 an fait éta de 23,2 % de récidives locales et de 10 % de récidives ganglionnaires et de métastases. Le taux de survie globale des patients opérés, selon la méthode de Kaplan Meier, est de 82 % à 3 ans, de 80 % à 5 ans et de 72 % à 10 ans. Le pronostic reste essentiellement lié au contrôle local de la maladie. L'extension à la dure-mère, au cerveau et au sphénoïde sont des facteurs de risque de récurrence. L'analyse de ces résultats carcinologiques nous permet de reposer les indications thérapeutiques des adénocarcinomes et de proposer une nouvelle classification prenant en compte non seulement l'extension à la dure mère mais aussi au sphénoide et à l'orbite. Nous n'avons pas trouvé de différence statistique entre les patients T3 traités par voie mixte (n=13) et ceux traités par voie trans-faciale (n=15).

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Nouvelle classification OMS 2015 des adénocarcinomes pulmonaires et prénéoplasies

  • La nouvelle classification OMS 2015 des tumeurs pulmonaires, de la plèvre, du thymus et cardiaques vient d’être publiée et comporte de nombreux changements en comparaison à celle de 2004. Les plus importants sont : l’intégration des données des analyses génétiques et moléculaires, l’utilisation de l’immunohistochimie préconisée sur petits prélèvements cytologiques et biopsiques assortie de nouvelles terminologies et recommandations à utiliser, la nouvelle classification des adénocarcinomes proposée en 2011 l’IASLC/ATS/ERS et le démembrement de la catégorie des carcinomes à grandes cellules grâce à l’utilisation de l’immunohistochimie sur pièces opératoires. En ce qui concerne les adénocarcinomes, le terme de carcinome bronchiolo-alvéolaire est abandonné au profit de celui d’adénocarcinome in situ. Est définie une nouvelle entité, l’adénocarcinome avec invasion minime et les adénocarcinomes invasifs sont classés en fonction du contingent architectural prédominant, les différents contingents architecturaux étant renseignés par incrément de 5 %. Le terme d’« adénocarcinome invasif mucineux » remplace celui de « carcinome mucineux bronchiolo-alvéolaire » car il s’agit de tumeurs très souvent invasives, sauf s’il existe des éléments formels pour un adénocarcinome in situ mucineux ou avec invasion minime. Les sous-types à cellules claires ou rhabdoïdes sont supprimés ainsi que celui de cystadénocarcinome mucineux, inclus dans la catégorie des adénocarcinomes colloïdes. Toutes ces modifications s’appuient sur de nombreuses études montrant une implication pronostique et théranostique de cette nouvelle histoclassification des adénocarcinomes.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les adénocarcinomes nasosinusiens revisités. Intérêt pronostique de la classification histologique OMS 2005.

  • Objectifs. - La classification histologique OMS 2005 propose de démembrer les adénocarcinomes nasosinusiens (ADK) en trois classes: intestinal type adenocarcinomas (ITAC), les bas grades et les hauts grades. Le but de cette étude était de vérifier la pertinence de ce classement sur le pronostic de patients traités pour ADK. Patients et méthodes. - Tous les dossiers de patients traités consécutivement dans le service d'ORL du CHU de Montpellier pour ADK entre 1980 et 2003 ont été rétrospectivement revus. Chaque cas a bénéficié d'une relecture anatomopathologique en se basant sur l'immunohistochimie conformément à la classification OMS 2005 en étudiant un panel de marqueurs: cytokératine 7 (CK7), cytokératine 20 (CK20), Villin, CDX2, EGFR. Les données épidémiologiques, les modalités de traitement et le suivi ont été étudiés. Les probabilités de survie ont été calculées par la méthode de Kaplan-Meier et la comparaison des courbes de survie par le test de log-rank. Résultats. - Soixante-deux dossiers ont été colligés. Douze cas ont été reclassés en carcinomes adénoïdes kystiques et exclus de l'étude. Sur les 50 cas restants, il y avait 36 ITAC, quatre ADK de bas grade et dix ADK de haut grade. Pour l'ensemble des ADK, la survie globale à cinq ans et sans récidive étaient respectivement de 64 et 52 %. L'analyse des trois sous-groupes d'ADK montre une survie globale à cinq ans de 72,2 % pour les ITAC, 100 % pour les bas grades et 20 % pour les hauts grades avec une différence significative (p = 0,044). Cette distinction sur le plan immunohistochimique est principalement basée sur l'expression de CK20 retrouvée dans 98 % des ITAC et absente dans les bas grades et les hauts grades. Conclusion. - La classification OMS 2005 des ADK nasosinusiens revêt un intérêt pronostique en montrant une différence de profil évolutif entre les ITAC, les ADK de bas grade et de haut grade. De plus larges études sont souhaitables afin d'étudier le pronostic des différents sous-types d'ITAC.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Traitement de l'adénocarcinome du bas oesophage et du cardia: résection avec ou sans thoracotomie?

  • But de l'étude: Dans le traitement de l'adénocarcinome du cardia et du bas oesophage, le choix de la voie d'abord (avec ou sans thoracotomie) pour réaliser une oesogastrectomie polaire supérieure (OGPS) reste débattu. Le but de ce travail rétrospectif a été de comparer la mortalité, la morbidité et la survie à long terme dans une série de malades opérés avec ou sans thoracotomie. Patients et méthode: De janvier 1991 à juin 1997, 59 malades (âge moyen = 65 ± 10 ans, extrêmes: 30-83) ont eu une OGPS avec (n = 31) ou sans thoracotomie (n = 28). Tous les malades ont eu un curage coeliaque et gastrique gauche, une gastroplastie tubulisée et une anastomose oesogastrique. Un curage médiastinal sous-aortique n'a été réalisé que chez les malades opérés avec thoracotomie. Les deux groupes étaient comparables concernant l'âge, la taille et le poids, le staging tumoral sur les données de l'imagerie et de l'histologie. Dans le groupe sans thoracotomie, il existait un nombre plus important de malades à haut risque (insuffisance respiratoire, score ASA= 3) (NS). Résultats: La résection était palliative chez quatre malades du groupe avec thoracotomie et deux malades du groupe sans thoracotomie. La mortalité opératoire a été de 9 % avec thoracotomie et nulle sans thoracotomie (NS). Les complications pulmonaires étaient aussi fréquentes avec et sans thoracotomie (35 % contre 32 %). La survie actuarielle globale (résections curatives et palliatives) des malades à trois ans était identique dans les deux groupes (avec thoracotomie: 39 % contre sans thoracotomie: 46 %, NS), de même que la survie après résection curative (respectivement: 44 % contre 49 %, NS). Le type de l'intervention n'influençait pas la survie des malades N+ (respectivement 22 % contre 17 %, NS) et celle des malades N- (respectivement 86 % contre 77 %, NS). Conclusion: Ces résultats suggèrent que, dans l'adénocarcinome du cardia et du bas oesophage, le bénéfice carcinologique théorique du curage médiastinal peut être mis en balance avec un risque opératoire plus important lié à la thoracotomie.

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Analyse moléculaire et cytométrique des cellules d'adénocarcinome rénal. Concepts, techniques et perspectives

  • Nous ne disposons pas, actuellement, de marqueur biologique fiable pour le diagnostic et le pronostic de l'adénocarcinome rénal à cellules conventionnelles (ARCC). Or, 20% environ des tumeurs de petit volume détectées par les nouvelles techniques d'imagerie sont bénignes. Enfin, l'évolution est difficilement prévisible, avec des différences considérables pour le même stade et le même grade. L'identification moléculaire des cellules d'ARCC pourrait répondre à ces exigences nouvelles dans le cadre du diagnostic des tumeurs rénales atypiques ou de petit volume et permettre d'affiner un pronostic actuellement incertain. Parmi les antigènes utilisables pour le diagnostic moléculaire d'ARCC, certains sont présents dans le rein normal comme Cadhérine-6. D'autres sont des antigènes néoformés (TuM2PK, MN/CA9, CA12, calpaine) ou ectopiques (PSMA, PSA, KLKI, cytokératine 7) ou entraînant une glycosylation anormale (sialyl Lewis X, galectines) qui marquent le caractère tumoral. La capacité de progression de la tumeur est liée à des dysrégulations du cycle (ras, Pax2, Tiam 1, waf /p21), de la division (cyclines, MIB1, PCNA, Ag Nor), de l'apoptose (bcl2, P53, CD95/Apo1), des capacités d'invasion tissulaire (protéases), de désorganisation (cadhérine, caténines) ou de nidation (ICAM-1, CD44). Enfin, des anomalies chromosomiques (mutations, translocations) apparaissent. MN/CA9, cadhérine-6, vimentine, mucinel et le contenu en ADN sont particulièrement intéressants pour le diagnostic et/ou le pronostic de l'ARCC. Ces marqueurs peuvent être analysés par des méthodes cytométriques (en flux, en plaque) ou moléculaires (RT-PCR, hybridation in situ) extrêmement sensibles. Ces techniques permettent d'abaisser les seuils de détection de cellules tumorales dans les produits biologiques (cytoponction, micro-biopsie) voire, à terme, dans le sang circulant. Les méthodes en protéomique et en génomique (biopuces) devraient accélérer considérablement la recherche dans ce domaine avant d'avoir des applications cliniques de routine.

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Etude épidémiologique, anatomopathologique et évaluation des facteurs pronostiques des adénocarcinomes colorectaux mucineux vs non mucineux. (A propos d'une série de 196 patients).

  • Préréquis: Le cancer colorectal est la cause majeure de mortalité et de morbidité à travers le monde. En Tunisie on assiste à une augmentation du nombre de nouveaux cas par an, inhérent à de nombreux facteurs cancérigènes. But: On se propose à la lumière de cette étude d'analyser le profil épidémiologique, les aspects anatomopathologiques et l'implication d'une nouvelle molécule d'adhésion: la galectine-3 (gal-3) dans la genèse et le pronostic des adénocarcinomes. Méthodes: Il s'agit d'une étude épidémiologique et anatomopathologique rétrospective et prospective analytique et statistique, intéressant 196 cas d'adénocarcinomes colorectaux colligés au service d'Anatomie et de Cytologie Pathologiques de l'hôpital Mongi Slim à Tunis. Résultats: l'analyse de nos résultats montre un profil épidémiologique particulier qui se caractérise par un âge plus jeune, une répartition équiprobable selon le sexe, des carcinomes sporadiques largement prédominants et une répartition topographique rectosigmoïdienne préférentielle. Sur le plan pronostique, le faible degré de différenciation des adénocarcinomes et le type mucineux sont corrélés à un stade TNM et d'Astler Coller avancés, un angiotropisme et un neurotropisme plus fréquents avec un statut ganglionnaire péjoratif. Parmi les molécules récemment étudiées dans les adénocarcinomes colorectaux, la Galectine-3 montre un profil d'expression totalement différent entre adénocarcinomes mucineux et non mucineux. Conclusion: Les particularités épidémiologiques propres à notre série couplées à une distribution topographique rectosigmoïdienne préférentielle suggéreraient l'implication de facteurs mutagènes environnementaux particulièrement alimentaires initiateurs de ce cancer.

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Valeur diagnostique de l'antigène sérique Ca 19-9 au cours de la pancréatite chronique et de l'adénocarcinome pancréatique. Influence de leurs complications.

  • Objectifs. - La valeur diagnostique de l'antigène Ca 19-9 pour le diagnostic d'adénocarcinome pancréatique a été étudiée sur des séries hétérogènes de malades. L'influence des complications de la pancréatite chronique et de l'adénocarcinome pancréatique sur le taux sérique du Ca 19-9 n'a pas été étudiée en détail. Les buts de ce travail ont été d'étudier: a) la valeur diagnostique du Ca 19-9 chez des malades ayant une pancréatopathie bénigne ou maligne , b) l'influence des complications (en particulier la cholestase) sur le taux sérique du Ca 19-9. Méthodes. - La population d'étude comportait 179 malades dont 126 malades ayant une pancréatite chronique (25 femmes, 101 hommes, 45 avec cholestase), et 53 malades ayant un adénocarcinome pancréatique (27 femmes, 26 hommes, 37 avec cholestase). Résultats. - Au seuil de 37 UI/mL, la spécificité et la sensibilité du Ca 19-9 pour le diagnostic d'adénocarcinome du pancréas étaient de 53 % et 95 % respectivement. La présence d'une cholestase entraînait une augmentation significative du Ca 19-9 chez les malades ayant une pancréatite chronique mais pas chez ceux ayant un adénocarcinome pancréatique. Au seuil de 300 Ul/mL, la spécificité et la sensibilité du Ca 19-9 étaient de 95 % et 81 % respectivement chez les malades sans cholestase, 87 % et 81 % respectivement chez les malades avec cholestase. Le diabète entraînait une augmentation significative du Ca 19-9 uniquement chez les malades ayant une pancréatite chronique sans cholestase. Les calcifications pancréatiques, les pseudokystes, la cirrhose ou les épanchements séreux ne modifiaient pas le taux de Ca 19-9. Conclusion. - Chez un malade ayant une affection pancréatique non définie, nous suggérons qu'un seuil de 300 Ul/mL est le plus performant, qu'il y ait ou non cholestase.

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Les cystadénocarcinomes pancréatiques sont-ils des cystadénomes mucineux dégénérés? Association française de chirurgie.

  • Objectif de l'étude: Cette étude vise à définir les arguments concordants ou discordants avec le concept généralement admis de filiation entre les cystadénomes mucineux (CM) et les cystadénocarcinomes pancréatiques (CK). Matériel et méthodes: Cette étude a été réalisée à partir d'une revue de la littérature et d'une enquête rétrospective multicentrique ayant réuni 150 CM, 79 CK et 55 tumeurs intracanalaires papillaires et mucineuses (TIPMP). Les éléments comparatifs entre CM et CK étaient: l'âge moyen au moment du diagnostic, le sex ratio, l'association d'un diabète sucré, la coexistence d'une autre tumeur maligne, la localisation de la tumeur et sa taille, le caractère communiquant de la tumeur, l'existence d'une pancréatite d'amont, l'élévation du taux sérique du CA 19-9. L'analyse a porté également sur les examens anatomopathologiques des 58 CK réséqués. Résultats: Deux arguments sont apparus en faveur de la filiation dans cette étude: l'âge plus élevé des CK (65 ans vs 50,5 ans) et la découverte histologique de formes de passage entre CM et CK dans 55 % des cas. A l'opposé, deux éléments contradictoires sont apparus: la proportion plus élevée des CK chez l'homme (40 % vs 13 %) et la fréquence plus grande des localisations céphaliques des CK (49 % vs 27 %). Les autres différences entre CM et CK (diabète associé, élévation du CA19-9, altérations génétiques) n'étaient pas en contradiction avec la filiation CM-CK. Les TIPMP étaient caractérisées par une majorité de cas masculins (67 %) et de localisations céphaliques (67 %). Conclusion: La filiation CM-CK ne peut pas être remise en cause malgré la constatation de différences sur le sex ratio et la localisation tumorale. Celles-ci peuvent s'expliquer par l'intégration de TIPMP malignes dans les CK. Le cadre nosologique des CK communiquant avec le canal de Wirsung est très proche de celui des TIPMP.

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Traitement adjuvant et néoadjuvant des adénocarcinomes pancréatiques en 2006

  • On estime qu'environ 5 300 nouveaux cancers du pancréas exocrine sont diagnostiqués chaque année en France. Dans 80 % des cas, l'exérèse carcinologique, seul espoir d'offrir au patient une survie prolongée, n'est pas possible en raison de l'extension locorégionale ou métastatique de la maladie. Après exérèse chirurgicale, la médiane de survie des patients opérés n'est que de 12 à 20 mois, et ce en raison de la fréquence des récidives locorégionales et/ou métastatiques. Cette constatation a conduit à la réalisation de nombreux essais thérapeutiques associant à la chirurgie des traitements adjuvants ou néoadjuvants, dans l'espoir d'améliorer le contrôle locorégional et la survie des patients. Les traitements adjuvants reposent soit sur la chimiothérapie, soit sur l'association chimioradiothérapie. Un essai randomisé a montré un bénéfice en termes de survie globale de la chimiothérapie adjuvante par 5-fluoro-uracile et acide folinique (Fufol) par rapport à la chimioradiothérapie, devenant ainsi en Europe le traitement standard. Un autre essai a mis en évidence un bénéfice en termes de survie sans récidive de la gemcitabine en monothérapie, ce qui en fait une option thérapeutique. Plusieurs essais de phase III sont en cours pour évaluer de nouvelles stratégies thérapeutiques associant une chimioradiothérapie avec de nouvelles molécules comme la gemcitabine. La chimioradiothérapie néoadjuvante pourrait permettre d'augmenter le taux de résections microscopiquement satisfaisantes ainsi que le contrôle local. Cette approche n'est cependant pas validée de manière prospective. Cet article se propose de faire une synthèse des résultats des différents essais thérapeutiques en situations adjuvante et néoadjuvante pour les patients ayant un adénocarcinome pancréatique réséquable.

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Duodénopancréatectomie céphalique pour adénocarcinome de la tête du pancréas: la conservation pylorique modifie-t-elle la morbidité et le pronostic?

  • But: Évaluer l'influence de la conservation pylorique sur la morbidité et le pronostic des patients ayant eu une duodénopancréatectomie céphalique pour adénocarcinome du pancréas. Patients et méthodes: Entre 1985 et 1999, 183 patients ont été opérés d'un adénocarcinome de la tête du pancréas. Parmi eux, 63 patients (40 hommes, âge moyen: 63 ans, extrêmes: 41-77) ont eu une exérèse curative et ont été inclus dans cette étude rétrospective. Ils ont été répartis en deux groupes en fonction du type d'exérèse. Dans le groupe I l'intervention comportait une conservation pylorique (n = 35). Dans le groupe II l'exérèse comprenait une gastrectomie polaire inférieure (n = 28). Le pronostic a été comparé pour ces deux groupes. Les critères d'évaluation étaient le taux de récidive locorégionale, la fréquence des évolutions métastatiques de la maladie et la durée de la survie. Résultats: La durée d'intervention, les taux de mortalité (groupe I: 0 %, groupe II: 3 %), de morbidité générale (p = 0,37) et spécifique (p = 0,30), la fréquence des troubles de la vidange gastrique (groupe I: 20 %, groupe II: 35 %, p = 0,88) ont été identiques dans les deux groupes. La durée du drainage gastrique a été plus brève dans le groupe I (six contre huit jours, p = 0,01). Le pronostic a été identique qu'il y ait eu ou non une conservation pylorique (métastases: groupe I: 39 %, groupe II: 56 %, p = 0,12, récidives locorégionales: groupe I: 58 %, groupe II: 43 %, p = 0,09, durée de la survie: groupe I: 18 mois, groupe II: 19 mois, p = 0,77). Conclusion: Ces résultats suggèrent qu'une conservation pylorique peut être proposée aux malades ayant une duodénopancréatectomie céphalique pour un adénocarcinome du pancréas, sans en altérer le pronostic.

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Traitement chirurgical de l'adénocarcinome pancréatique: limites et actualités.

  • La duodénopancréatectomie céphalique pour adénocarcinome pancréatique n'est pas contreindiquée par l'âge, en l'absence de comorbidité. L'existence de métastases hépatiques, péritonéales, ganglionnaires distales ou d'un envahissement artériel représentent une contre-indication à une exérèse à visée curative. En revanche, l'envahissement veineux isolé n'est pas incompatible avec une chirurgie à visée curative, en acceptant une surmorbidité liée au geste vasculaire. Les tumeurs confinées à la glande pancréatique peuvent justifier une exérèse à visée palliative (marges de résection positives) chez des malades sélectionnés, car celle-ci semble améliorer la durée et la qualité de la survie par rapport a à la chirurgie de dérivation. Le drainage biliaire pré-opératoire qu'il soit endoscopique, percutané ou chirurgical augmente le taux de complications et la mortalité opératoire, il doit être proscrit, tant que l'absence de résécabilité de la tumeur n'est pas formellement établie. La réalisation d'un curage ganglionnaire étendu ne modifie pas le pronostic après exérèse et ne semble pas, en l'état actuel des données, justifié. La préservation pylorique augmente le taux de gastroparésie postopératoire, sans apporter les avantages nutritionnels attendus. Elle n'est pas justifié dans cette indication. Le type d'anastomose pancréatique (pancréatico-gastrique ou pancréatico-jéjunale) ne modifie pas l'incidence des complications ou de la fistule pancréatique. Le taux de fistule pancréatique et de complications postopératoires est diminué par l'administration préventive d'octréotide, en particulier lorsque le pancréas est sain. La prévalence de la gastroparésie postopératoire est diminuée par un traitement préventif par érythromycine intraveineuse. Les progrès à venir seront probablement issus des traitements complémentaires associant la radiothérapie et surtout la chimiothérapie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov