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  • Pré requis : L'abcès de BRODIE est par définition une collection purulente primitive enkysté au centre de l'os et séparée des parties molles par une barrière imperméable de tissus osseux compacte. Depuis sa première description en 1832 par SIR BENJAMIN BRODIE, plusieurs travaux ont contribué à mieux individualiser cette pathologie qui pose encore des problèmes nosologique, étiopathogenique et thérapeutique. But : Le but de l'étude est d'étudier les différents aspects de la maladie et de rapporter les résultats du traitement associant au geste chirurgical de drainage une antibiothérapie adaptée. Matériel et méthodes : Il s'agit d'une étude rétrospective d'une série de 20 cas d'abcès de Brodie colligés entre 1985 et 2004.L'âge moyen au moment du diagnostic était de 30 ans (14-46 ans) avec une nette prédominance masculine. Le tableau clinique s'est caractérisé par sa latence se résumant à une douleur évoluant à bas bruit sans retentissement sur l'état général. La vitesse de sédimentation était accélérée dans 2/3 des cas. L'aspect radiologique typique a été retrouvé dans dix huit cas sous forme d'une lacune métaphysaire cernée d'une ostéocondensation sans réaction périostée. La localisation métaphysaire tibiale est de loin la plus fréquente 14 cas sur vingt. L'examen bactériologique du contenu de l'abcès a permis d'isoler un staphylocoque aureus dans douze cas, dans deux cas le germe était un pseudomonas flurescens et dans six cas aucun germe n'a été isolé. L'examen anatomopathologique a montré dans tous les cas un aspect d'ostéomyélite chronique avec un contingent lymphoplasmocytaire prédominant. Le traitement a été toujours médicochirurgical. Notre attitude consistait en une véritable saucérisation emportant la totalité de la lacune suivie d'un pansement à plat et un plombage au tulle gras associés à une antibiothérapie adaptée et une immobilisation plâtrée. Résultats : Nos patients ont été revus avec un recul moyen de 6 ans avec des extrêmes de 8 mois et 10 ans. L'évolution clinique a été régulièrement favorable et s'est faite vers l'assèchement d'emblée sans récidive et sans fistulisation secondaire à long terme. La vitesse de sédimentation s'est normalisée au bout de 10 semaines en moyenne et l'évolution radiologique s'est faite vers le comblement progressif de la cavité d'excision sans signes évolutifs d'ostéomyélite. Conclusion : Le traitement chirurgical basé sur l'excision complète de la collection et de ses parois et le plombage au tulle gras constitue pour nous la méthode thérapeutique de choix, ce procédé a permis dans tous les cas la stérilisation du foyer et le comblement de la cavité sans avoir recours à une greffe associées.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Abcès thyroïdien à Escherichia coli: à propos d'un cas et revue de la littérature.

  • L’abcès de la thyroïde est une entité pathologique extrêmement rare, représentant seulement 0.1% des pathologies chirurgicales de la thyroïde. C’est une situation inhabituelle en raison des caractéristiques anatomiques et physiologiques de la glande qui lui donne une capacité de résistance vis-à-vis des infections. Nous rapportons un cas rare d’abcès thyroïdien à Escherichia. coli survenu chez une patiente de 55 ans, immunodéprimée: diabétique insulinodépendante non équilibrée, hypertendue mal suivie avec insuffisance cardiaque gauche, et en insuffisance rénale chronique terminale. La patiente s’est présentée aux urgences avec une tuméfaction basi-cervicale antérieure évoluant sur 10 jours, prédominante à droite, mesurant 6 cm, sensible, inflammatoire, mobile à la déglutition, avec une dyspnée mixte, sueurs et fièvre. Un scanner cervico-thoracique mettait en évidence un énorme processus du lobe thyroïdien droit à contenu liquidien de 9cm, refoulement des voies aériennes supérieures. Une cytoponction à l’aiguille ramenait 10 ml de liquide purulent. Le drainage chirurgical a été réalisé sous anesthésie locale vue le risque d’intubation difficile devant le blindage cervical en présence d’une trachée difficilement accessible. Une E. coli était isolée après la culture du liquide de drainage. La patiente était porteuse d’un bricker depuis l’enfance pour malformation de la vessie. Ceci suggère une bactériémie à point de départ urinaire, avec embole septique au niveau de la glande thyroïde. L’évolution était bonne sous tri-antibiothérapie, et des pansements biquotidiens, avec équilibration de son diabète et insuffisance rénale chronique. Nous rappellerons à travers cette observation les moyens de défense de la thyroïde contre les infections, les différents facteurs prédisposant à l’abcès de la thyroïde, et les germes incriminés dans chaque étiologie. Nous discuterons les diagnostics différentiels et nous insisterons sur les modalités diagnostiques et de prise en charge thérapeutique de ce type de malades.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les abcès de la fosse cérébrale postérieure à propos de 4 cas.

  • L'abcès de la fosse cérébrale postérieure est une localisation inhabituelle des abcès encéphaliques. Son diagnostic se fait généralement au stade d'encapsulation avec le risque possible d'engagement amygdalien mettant en jeu le pronostic vital. Nous rapportons notre expérience dans la prise en charge des abcès de la fosse cérébrale postérieure à travers une série de 4 cas. Il s'agit d'une série rétrospective de 4 patients, colligés de Janvier 2000 à Décembre 2004. Tous les patients ont bénéficié d'un examen clinique et d'une exploration radiologique (tomodensitométrie). L'intervention opératoire réalisée dans tous les cas, a consisté en une trépana-ponction de l'abcès. Le suivi post-opératoire a été assuré pour une durée minimale de 6 mois. L'âge moyen était de 38,75 ans. Le sex-ratio était de 3/1. L'antécédent d'otite moyenne chronique a été noté dans 2 cas. Le syndrome infectieux et l'hypertension intra-crânienne étaient constants. Le syndrome cérébelleux a été noté dans 2 cas. La tomodensitométrie a permis de confirmer le diagnostic d'abcès de la fosse cérébrale postérieure. Un cholestéatome et une hydrocéphalie tri ventriculaire ont été notés dans 2 cas. Tous les patients ont bénéficié d'une trépana-ponction de l'abcès. L'examen bactériologique du pus a permis d'isoler un Staphylococcus aureus dans 1 cas, et un Providencia sp associé au Bacteroides fragilis dans un autre. Une mastoïdectomie radicale a été pratiquée à distance dans 2 cas. L'évolution a été bonne dans 3 cas. Un cas de décès a été enregistré. La localisation de l'abcès dans la fosse cérébrale postérieure qui est une loge exiguë, signe l'urgence de la prise en charge. Tout retard met en jeu le pronostic vital par le risque d'hydrocéphalie obstructive et d'engagement amygdalien.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Abcès thyroïdien révélant un basedow: à propos d’un cas et revue de la littérature.

  • L’abcès thyroïdien est une entité clinique très rare. Elle représente 0,1% des pathologies chirurgicales de la thyroïde. Les caractéristiques anatomique et physiologique de la glande lui procurent une résistance vis-à-vis des agents pathogènes. Les infections à Streptococcies et Staphylococcus sont les plus fréquentes. La tuberculose reste rarement rapportée dans la littérature. La survenue de l’infection sur goitre toxique est exceptionnelle. Les auteurs rapportent un cas rare d’abcès thyroïdien révélant un goitre toxique chez un jeune de 22 ans. Il s’est présenté aux urgences ORL pour une tuméfaction cervicale antérieure, légèrement latéralisée à gauche, mobile à la déglutition, associée à des hémoptysies, signes de dysthyroïdie, fièvre et sueurs nocturnes. La TDM cervicale a montré une masse occupant le lobe thyroïdien gauche de contenu liquidien mesurant 2 cm, avec un liquide purulent à la cytoponction. L’examen cyto-bactériologique a mis en évidence un Staphylococcus avec recherche de BK positive. Une radiographie thoracique a été demandée montrant un foyer alvéolaire pulmonaire apical droit. L’étude cytobactériologique des crachats ont isolé le bacille de koch. Le bilan biologique thyroïdien était en faveur d’un Basedow. La prise en charge était médicale comprenait une tri-antibiothérapie par voie parentérale, anti-bacillaire et anti-thyroïdien de synthèse avec bonne évolution. Le diagnostic de la tuberculose doit être évoqué devant toute abcédation thyroïdienne avec un tableau clinique peu bruyant. Il s’agit le plus souvent d’une dissémination hématogène à partir d’un autre foyer de primo-infection surtout pulmonaire. Le traitement est basé sur les anti-bacillaires associé parfois à la chirurgie.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Volumineux abcès froid péripottique dorsolombaire

  • Le mal de Pott, ou tuberculose rachidienne, est la localisation la plus fréquente des tuberculoses ostéoarticulaires et parmi celles-ci, l’atteinte dorsolombaire est prédominante. Les auteurs rapportent une observation d’un patient porteur d’un abcès froid lombaire monstrueux en rapport avec un mal de Pott. C’est un homme de 32 ans présentant une tuméfaction dorsolombaire associée à une altération de l’état général et fébricule depuis trois mois, traité par « des guérisseurs traditionnels », sans aucune amélioration. Il consultait pour une douleur lombaire modérée déclenchée par la fatigue apparue une semaine auparavant et après l’échec du tradipraticien. L’examen clinique retrouvait une température à 38,5 °C, une cachexie, une cyphose lombaire modérée et une tuméfaction impressionnante dorsolombaire bosselée, de 40 cm de hauteur, 15 cm de largeur et 7 cm d’épaisseur, de consistance molle, indolore, non inflammatoire. Il ne présentait pas de signe neurologique. La radiographie du rachis dorsolombaire montrait une lésion pottique au niveau de la première et la deuxième vertèbre lombaire avec pincement discal, des géodes et une tendance à l’ostéocondensation. L’échographie des parties molles révélait la présence d’une collection liquidienne latérovertébrale diffusant dans la région sous-cutanée. Il n’y avait pas d’atteinte des muscles psoas et paravertébraux. Ni le scanner ni l’IRM rachidienne n’était effectué. L’examen du prélèvement à l’issu d’une incision et du drainage de l’abcès permettait de confirmer l’origine tuberculeuse. Un traitement antituberculeux de 12 mois associé à une immobilisation permettait une guérison avec une séquelle de la statique vertébrale à type de cyphoscoliose modérée.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Fasciite nécrosante cervicale compliquant un abcès dentaire: observation clinique rare.

  • La fasciite nécrosante (FN) cervico-faciale est une infection polymicrobienne rare, de progression rapide et fatale en l'absence d'un diagnostic et d'un traitement précoces et adéquats. L'infection dentaire mandibulaire est la cause la plus fréquemment retrouvée. En raison de l'absence de signes pathognomoniques en début d'évolution, le diagnostic clinique est difficile. La présence d'une infection dentaire progressant jusqu'à la base du cou et sur le thorax (érythème à ce niveau) même sous antibiothérapie, doit faire suspecter une FN. L'imagerie médicale (tomodensitométrie et imagerie par résonance magnétique) est de grande utilité en cas de doute clinique. Les incisions exploratrices et les biopsies incisionnelles permettent un diagnostic histologique formel. La chirurgie est le pilier central de la prise en charge thérapeutique multidisciplinaire. Un débridement agressif doit être réalisé indépendamment de l'aspect esthétique postopératoire. La prise en charge des complications systémiques à l'unité de soins intensifs, l'antibiothérapie et la trachéotomie sont les autres piliers thérapeutiques. Le rôle de l'oxygénothérapie hyperbare reste discuté dans la littérature médicale. Nous rapportons dans ce travail le cas d'un patient de 23 ans ayant présenté une fasciite nécrosante cervico-faciale à la suite d'un abcès dentaire (molaire mandibulaire). L'évolution après débridement chirurgical radical est marquée par de multiples complications systémiques dont une tamponnade péricardique hémorragique et un arrêt cardiorespiratoire. La VAC® thérapie (Vacuum-Assisted Closure) et l'oxygénothérapie hyperbare ont participé à l'évolution optimale du site opératoire.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les abcès orbitaires: à propos de 7 cas.

  • L'abcès orbitaire correspond à une infection collectée bien limitée située dans l'orbite, généralement due à une cellulite orbitaire. Nous rapportons notre expérience à propos de 7 cas d'abcès orbitaires opérés dans le service d'ORL est de chirurgie cervico-faciale de l'hôpital 20 aout de Casablanca entre juin 2007 et juin 2008. L’âge moyen est de 11 ans avec des extrêmes de 5 et 22 ans. On note une prédominance masculine avec un sex-ratio de 3. On retrouve une exophtalmie inflammatoire, avec tuméfaction palpébrale et une porte d'entrée sinusienne chez tous nos patients. L'ophtalmoplégie est notée dans 5 cas, la baisse de l'acuité visuelle dans 4 cas, et la cécité dans 2 cas. La tomodensitométrie a été réalisée chez tous nos patients. Elle a permit de confirmer l'abcès et sa localisation: interne (4 cas), supéro-interne (2 cas), et inférieure (1 cas). L'imagerie par résonnance magnétique a été faite dans 3 cas, et a permis de préciser les limites de l'infection. Le traitement médical a été instauré d'emblée, associant une triple antibiothérapie par voie parentérale. Le traitement chirurgical a été réalisé chez 5 patients devant la non amélioration clinique. Un drainage externe a été pratiqué et la cure de la sinusite était différée. On note une évolution défavorable dans 3 cas: cécité par névrite optique (2 cas) et ophtalmoplégie (1 cas). Elle a été favorable dans les autres cas. En conclusion, l'abcès orbitaire est une affection rare et grave du sujet jeune, engageant le pronostic visuel voire même le pronostic vital, et constitue de ce fait une urgence ophtalmologique et ORL. Le traitement se base sur une poly-antibiothérapie avec des drainages de la collection le plus rapidement possible. La prévention passe par un diagnostic et un traitement appropriés des sinusites.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Les abcès froids pariétaux thoraciques chez les sujets immunocompétents.

  • Les abcès froids de la paroi thoracique représentent une forme rare et inhabituelle de tuberculose extrapulmonaire. Sa fréquence est estimée à moins de 5% des tuberculoses ostéoarticulaires, évaluées elles-mêmes à 15% des tuberculoses extrapulmonaires. L'objectif de ce travail est de rapporter la prise en charge diagnostique et thérapeutique de cette localisation dans notre structure. Etude rétrospective portant sur 18 cas colligés au service des maladies respiratoires du centre hospitalier universitaire Ibn Rochd de Casablanca, sur une période de 13 ans. La moyenne d’âge était de 34 ans (21-57). Un antécédent de tuberculose traitée était relevé dans un cas. Le tableau clinique était révélé par l'apparition insidieuse d'une masse pariétale de taille, de consistance et de siège variables. A l'imagerie thoracique, l'abcès pariétal était associé à une lyse osseuse dans sept cas, une atteinte parenchymateuse et pleurale dans quatre cas chacune et des adénopathies médiastinales dans deux cas. La confirmation diagnostique était bactériologique et/ou histologique dans tous les cas. La sérologie du virus de l'immunodéficience humaineétait négative chez tous nos malades. L’évolution sous traitement antibacillaire couplé ou non à une résection chirurgicale était favorable chez tous nos malades. Malgré la fréquence de la tuberculose dans notre contexte, la localisation pariétale thoracique reste rare, survenant chez une population non immunodéprimée et non toxicomane, contrairement à ce qui est souvent rapporté dans la littérature. Les abcès froids tuberculeux représentent une forme rare de tuberculose extrapulmonaire dont l’évolution reste favorable sous traitement précoce et bien conduit.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Le drainage percutané des abcès périsigmoïdiens d'origine diverticulaire.

  • But de l'étude : Le but de cette étude rétrospective et multicentrique était de rapporter les résultats du drainage des abcès périsigmoïdiens réalisé au cours d'une poussée de diverticulite sigmoïdienne chez 12 patients. Patients et méthode : Entre janvier 1993 et mars 2000, 12 patients ayant un abcès périsigmoïdien d'origine diverticulaire ont été traités par antibiothérapie et par ponction percutanée de l'abcès. Il s'agissait de huit hommes et de qiatre femmes (âge moyen : 50,2 ans). Le diagnostic d'abcès a été fait deux fois sur sept après lavement aux hydrosolubles, quatre fois sur sept après échographie abdominale, huit fois sur 11 après tomodensitométrie. Le drainage a été réalisé trois fois sous échographie et neuf fois sous scanner. Le drain a été laissé en place en moyenne pendant six jours et demi. Résultats : Aucune complication du drainage n'a été observée. Le drainage associé à l'antibiothérapie a été efficace dix fois sur 12. Il y a eu deux échecs et ces patients ont été opérés par colectomie avec iléostomie de protection. Trois patients ont eu une récidive précoce de l'abcès et ont été traités par opération de Hartmann (n = 1) ou colectomie en un temps (n = 2). Cinq patients ont eu une colectomie secondaire à froid à la date prévue. Deux patients sans abcès résiduel n'avaient pas été opérés au moment de cette étude. Conclusion : Le drainage percutané des abcès périsigmoïdiens d'origine diverticulaire associé à un traitement antibiotique a été efficace dix fois sur 12. Une colectomie en un temps a été réalisée chez sept patients sur les huit qui ont été opérés secondairement.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Drainage des abcès du foie par la technique de l'hépatotomie a minima.

  • Pour éviter la rupture des gros abcès superficiels du foie, nous proposons leur drainage par la technique de « l'hépatotomie a minima ». But. Rapporter les résultats du traitement des abcès du foie par cette technique. Patients et méthode. De janvier 2000 à juin 2005, 40 dossiers de patients pris en charge pour abcès du foie dans notre service ont été colligés. Tous les patients ont eu une antibiothérapie incluant le métronidazole. Deux patients avaient été traités par une antibiothérapie exclusive, 4 avaient subi une laparotomie pour rupture d'abcès, 1 avait eu un drainage pleural pour rupture dans la plèvre droite et 33 avaient été drainés par la technique « d'hépatotomie a minima » et font l'objet de cette présente étude. Il s'agissait de 30 hommes et de 3 femmes d'un âge moyen de 38 ans. Le délai moyen de consultation était de 51 jours. Résultats. On notait 28 abcès amibiens et 5 abcès à pyogènes dont le diamètre moyen était de 11,5 cm. Le siège était dans 21 cas le foie droit et dans 12 cas le foie gauche. La quantité de pus retiré était en moyenne de 1 060 mL. L'évolution était favorable d'emblée chez 28 patients soit un taux de succès de 84,8 %. On notait la persistance de l'abcès dans 5 cas après ablation du drain dont 2 ont nécessité un second drainage soit un taux d'échec de 6%. Les 3 autres cas ont bien évolué sous traitement médical seul. Aucun cas de décès n'a été noté. Conclusion. La taille importante et le siège superficiel des abcès du foie étant des facteurs de risque de rupture, ils justifient leur évacuation dans le but de prévenir cette dernière complication. La technique de « l'hépatotomie a minima » que nous réalisons donne de bon résultats avec un taux de succès élevé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Apport de l'examen tomodensitométrique pour le diagnostic et le traitement des abcès ambiens du foie.

  • But de l'étude: Le but de ce travail était d'évaluer l'aspect tomo-densitométrique (TDM) des abcès amibiens du foie et l'utilité de l'examen TDM pour leur traitement. Matériels et méthodes: L'examen TDM, sans puis après injection de produit de contraste était réalisé chez 51 patients porteurs d'un abcès amibien prouvé bactériologiquement. Résultats: 66 % des abcès étaient localisés dans le foie droit. 66 % étaient uniques. Leur diamètre était mesuré entre 2 et 15 cm (moyenne: 7 cm). Les abcès présentaient plus souvent des bords irréguliers (75 %) que réguliers (25 %), une couronne hypodense oedémateuse (54 %) et des cloisons hyperdenses (63 %). Leurs parois étaient mesurées entre 2 et 10 mm, et se rehaussaient après injection de produit de contraste (84 %). Dans 50 % des cas, une hyperdensité centrale spontanée était visualisée, ne se modifiant pas après injection de produit de contraste. Les complications associées étaient les suivantes: dilatation des voies biliaires (30 %), épanchement pleural (27 %), collection péri-hépatique (23 %). Un patient présentait une fistule hépato-colique et un autre une fistule hépato-pulmonaire. Une ponction-aspiration percutané était réalisée chez 31 % des patients, quand le diamètre des abcès était supérieur à 10 cm, quand il se localisait au niveau du lobe gauche ou quand la fièvre ou la douleur ne disparaissait pas après le traitement. Conclusion: L'examen TDM peut être utile au diagnostic des abcès amibiens, au début ou au stade des complications. Il permet par ailleurs de poser les indications et de faciliter la réalisation d'une ponction-aspiration percutané.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Abcès cérébraux à pyogènes de l’adulte

  • Les abcès du cerveau à pyogènes (AC) sont une infection relativement rare et de diagnostic parfois difficile en raison de l’absence de signes cliniques ou biologiques spécifiques. Cependant, l’utilisation des séquences de diffusion lors de l’IRM cérébrale a radicalement modifié la prise en charge des AC. En effet, l’imagerie permet maintenant de façon très sensible et spécifique de différencier les abcès du cerveau à pyogènes de tumeurs nécrotiques, diagnostic différentiel le plus fréquent. L’imagerie devrait être rapidement suivie par une ponction-aspiration de l’abcès à visée diagnostique et thérapeutique. Cette procédure doit être effectuée si possible avant le début des antibiotiques afin d’optimiser le diagnostic microbiologique. Les changements épidémiologiques récents comprennent une augmentation du nombre de patients immunodéprimés et une diminution des causes traditionnelles d’AC (inoculation directe, infections ORL et de voisinage, etc.). En conséquence, un plus large éventail d’espèces bactériennes peuvent être impliquées, ce qui rend d’autant plus nécessaire l’obtention d’un diagnostic microbiologique. De nombreuses incertitudes subsistent en ce qui concerne la durée du traitement antibiotique, le suivi radiologique optimal et la place des traitements associés tels que les corticoïdes et le traitement anticonvulsivant. Les AC restent une infection sévère avec des taux de mortalité et de morbidité élevés , le facteur le plus régulièrement associé à un mauvais pronostic est l’état neurologique des patients au moment du diagnostic.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Choc septique avec abcès hépatiques chez une patiente immunocompétente. Présentation inhabituelle d'infection à Fusobacterium nucleatum.

  • Introduction Les septicémies à Fusobacterium avec métastases septiques sont très rares et potentiellement graves lorsqu'elles se compliquent d'un état de choc. Elles sont décrites principalement chez des patients ayant des troubles de l'immunité humorale et/ou des états pathologiques chroniques sévères sous-jacents. Observation Chez une femme âgée de 24 ans immunocompétente, est survenu un choc septique d'origine amygdalienne à F nucleatum avec abcès hépatiques. L'évolution favorable rapidement, après antibiothérapie et réanimation adaptées, est probablement liée en partie à l'absence de déficit immunitaire associé. Conclusion Malgré sa faible fréquence, la responsabilité de F nucleatum doit être évoquée en cas de septicémies d'origine pelvipéritonéale, pulmonaire avec abcédation, ou des voies aériennes supérieures. Sa reconnaissance est importante, compte tenu de la gravité potentielle. Fusobacterium nucleatum est une bactérie anaérobie stricte commensale de la cavité buccale. Elle est surtout responsable d'infections dentaires et des voies aériennes supérieures. Les septicémies avec localisations secondaires à F nucleatum sont par contre très rares et leur gravité dépend surtout de l'existence d'un état de choc associé. Les implications immunopathologiques au cours de ces infections sont encore non élucidées. Nous rapportons l'observation d'une jeune patiente non immunodéprimée hospitalisée pour un état de choc infectieux avec microabcès hépatiques à F nucleotum compliquant une angine.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Abcès et empyèmes intracrâniens: prise en charge neurochirurgicale

  • Les abcès et les empyèmes cérébraux sont des affections graves, potentiellement mortelles en cas de traitement inadapté. Les auteurs rapportent leur expérience corrélée aux données de la littérature. Trente-quatre abcès et neuf empyèmes cérébraux ont été rétrospectivement analysés (1990-1997). Outre l'antibiothérapie, les abcès cérébraux ont été traités par ponction-aspiration (79,5 % des cas), exérèse (8,8 % des cas) ou sans geste chirurgical (11,7 %). La mortalité opératoire a été de 2,9 % et l'évolution a été satisfaisante pour 85 % des patients survivants. Ces résultats sont concordants avec ceux de la littérature. Le pronostic dépend étroitement de l'état clinique préopératoire. Le schéma thérapeutique communément admis est la ponction-aspiration en première intention pour les abcès de diamètre supérieur à 3 cm ou associés à un état clinique grave (score de Glasgow ≤ 8). Le traitement médical seul est préconisé pour les abcès petits et/ou profonds et/ou multiples, dans un contexte clinique rassurant. L'exérèse de l'abcès n'est indiquée qu'après échec des ponctions-aspirations ou pour éradiquer un corps étranger et pour les abcès fongiques. Dans notre série, les empyèmes ont tous été opérés (aspiration-lavage par trou de trépan) avec un bon résultat dans 62,5 % des cas. En accord avec les données de la littérature, le choix du traitement chirurgical (trou de trépan ou craniotomie) importe bien moins que la rapidité de la prise en charge thérapeutique. Les abcès et empyèmes cérébraux sont de très bon pronostic, dès lors que le patient est traité dans les meilleurs délais en milieu hospitalier spécialisé.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Abcès et empyèmes intracrâniens d'origine O.R.L.

  • Objectifs : Il s'agissait d'étudier les critères diagnostiques, la bactériologie et l'évolution sous traitement des abcès encéphaliques à point de départ infectieux ORL. Matériel et méthodes : Il s'agissait d'une étude rétrospective de 1985 à 2003 concernant 22 patients qui ont eu un (ou plusieurs) abcès encéphalique(s) dont le point de départ était une infection ORL. Résultats : La porte d'entrée infectieuse était sinusienne dans 32 % des cas, otologique dans 32 % des cas, pharyngée ou dentaire dans 27 % des cas et cutanée dans 9 % des cas. Les signes cliniques étaient : des céphalées dans 73 % des cas (dont intégrées dans un syndrome d'HTIC dans 23 % des cas), de la fièvre dans 55 % des cas, 1 crise d'épilepsie inaugurale dans 32 % des cas, et divers autres troubles neurologiques. Un germe a été identifié dans 82 % des cas et une fois sur deux il existait plusieurs germes associés. Associés au traitement antibiotique, 16 patients ont bénéficié d'un traitement chirurgical (drainage) et 6 ont eu une (ou plusieurs) ponction(s) sans voie d'abord chirurgicale. 3 patients (14 %) sont décédés et 50 % des patients ont guéri sans séquelle. Conclusion : Les abcès intracrâniens sont souvent de diagnostic difficile. Le « classique » syndrome d'hypertension intracrânienne associé à une forte fièvre est le plus souvent tronqué, voire absent. Il n'existe pas de germe prédominant et des infections multi bactériennes sont fréquentes. Bien qu'étant une infection potentiellement grave voire mortelle, un diagnostic précoce, un traitement associant un geste chirurgical (ponction et/ou drainage) et une antibiothérapie adaptée, permettent une guérison sans séquelle dans au moins la moitié des cas.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Endocardite à Bartonella quintana. Localisation aortique et abcès mitral.

  • Bartonella quintana est une cause non exceptionnelle d'endocardite. La fréquence de cette affection est en augmentation et est probablement sous-évaluée du fait de la complexité de son diagnotic. Son terrain est constitué des couches défavorisées de la société et la transmission se fait d'homme à homme par l'intermédiaire des poux de corps. L'atteinte se fait préférentiellement sur la valve aortique. Cette affection peut néanmoins donner, comme nous l'avons rapporté dans cet article, un abcès de la valve mitrale. Le diagnostic doit être systématiquement évoqué devant une endocardite à hémocultures négatives, chez un patient désocialisé, car il nécessite des moyens diagnostiques particuliers. Réalisation des sérologies des bartonelloses et ponction des éventuels épanchements afin d'effectuer une coloration de Gimenez qui montrera des bactéries intracellulaires et de réaliser une polymerase chain reaction (PCR) qui permettra par un séquençage de faire le diagnostic de l'infection à Bartonella. De même, les pièces opératoires doivent être envoyées à une équipe performante dans la mise en évidence de ces bactéries (actuellement, en France l'Institut des Rickettsioses de Marseille). Le traitement des endocardites à Bartonella est très controversé. Il semble qu'il faille associer une β-lactamine, un aminoside pour une durée d'un mois et des macrolides ou des tétracyclines. Le suivi souffre de l'absence de consensus. Il paraît licite d'effectuer un examen clinique à la recherche d'une reprise infectieuse et des sérologies mensuelles jusqu'à normalisation de celles-ci.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Spondylodiscite cervicale révélée par un abcès rétropharyngé.

  • Introduction: la spondylodiscite est rarement observée au niveau cervical. Nous rapportons une observation de spondylodiscite cervicale révélée par un abcès rétropharyngé à germe pyogène non tuberculeux. Le but de notre travail était de dégager les difficultés diagnostiques et thérapeutiques que posent l'association d'une spondylodiscite cervicale avec un abcès rétropharyngé. Observation: un patient âgé de 70 ans, a été admis aux urgences pour dyspnée laryngée d'aggravation progressive avec dysphagie depuis 3 mois. A l'examen, le patient était dyspnéique avec des signes de lutte respiratoire. L'examen de l'oropharynx et pleuro pulmonaire était sans particularités. Une trachéotomie a été réalisée en urgence après échec du traitement médical. Après ce geste, le malade a présenté une tétraplégie flasque. L'IRM rachidienne a objectivé une atteinte disco vertébrale étagée responsable d'une compression médullaire et d'une collection rétropharyngée. Un drainage par voie cervicale a été réalisé avec une biopsie concluant à une ostéite suppurée non tuberculeuse. Le patient a été traité par antibiotiques à large spectre et immobilisation cervicale. L'évolution était marquée par la survenue d'une septicémie avec défaillance multiviscérale et troubles ioniques qui ont conduit au décès du malade malgré la réanimation. Commentaire: la localisation cervicale de la spondylodiscite est rare. Sa révélation par un abcès rétropharyngé est également rare. L'IRM constitue l'examen de choix de l'exploration de l'infection discovertébrale et son extension en prévertébral. Le traitement est médico-chirurgical.

  • Source : ncbi.nlm.nih.gov

Thrombose de la veine cave inférieure et de l’oreillette droite : complication rare d’un abcès amibien du foie à Dakar (Sénégal)

  • L'atteinte hépatique est la localisation extra-intestinale la plus fréquente de l'amibiase. Elle peut se compliquer de rupture ou de migration vers les organes voisins, plus rarement de thrombose vasculaire. Nous rapportons l'observation d'un Sénégalais de 52 ans, hospitalisé pour une hépatomégalie douloureuse associée à une condensation pulmonaire bilatérale asymétrique, dans un contexte de fièvre. L'échographie abdominale a révélé un volumineux abcès du lobe gauche du foie avec un thrombus non obstructif de la veine cave inférieure se prolongeant vers l'oreillette droite. L'échocardiographie a confirmé l'existence d'un volumineux thrombus intra-auriculaire droit associé à une dilatation des cavités droites et une élévation de la pression artérielle pulmonaire. Le cliché thoracique objectivait des opacités des deux champs pulmonaires. La bacilloscopie des expectorations était négative, mais en revanche la sérologie amibienne était positive. Le traitement de cet abcès amibien du foie compliqué de thrombose des cavités droites et d'une probable embolie pulmonaire a reposé sur du métronidazole et une association amoxicilline-acide clavulanique, une héparinothérapie curative et un drainage de l'abcès. L'évolution a été favorable, avec une disparition des thrombi. Les données de la littérature confirment la rareté de cette complication dont le pronostic peut être dramatique en raison du risque d'embolie massive.

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L'abces du psoas de l'adulte: etude de 38 cas.

  • Objectif: Notre but est de rapporter les aspects cliniques, les étiologies, le traitement et l'évolution de l'abcès du psoas chez l'adulte. Méthodes: Notre étude rétrospective a concerné 38 cas d'abcès du psoas colligés dans le service des maladies infectieuses de Sfax (Tunisie) sur une période de 16 ans (Janvier 1990 - Décembre 2005). Résultats: L'âge moyen est de 44 ans (extrêmes : 16-76 ans). Le sex-ratio est de 1,4. Six patients étaient diabétiques et un avait une insuffisance rénale chronique au stade d'hémodialyse. Les manifestations cliniques étaient : une fièvre (76,4%), une douleur abdomino-pelvienne (84,2%) et un psoïtis (34,2%). Tous les patients avaient un syndrome inflammatoire biologique avec une hyperleucocytose dans 28 cas. L'abcès était unilatéral dans 29 cas et bilatéral dans 9 cas. Les germes en cause, identifiés chez 31 patients après étude microbiologique et/ou anatomopathologique, étaient: Staphylococcus aureus (10 cas), Staphylococcus lugdunensis (1 cas), Streptocoques (3 cas), Escherichia coli (2 cas), Bacteroides fragilis (1 cas), Actinomyces (2 cas), Brucella (3 cas), Mycobacterium tuberculosis (8 cas) et Candida glabrata (1 cas). L'abcès du psoas était primitif dans 10 cas et secondaire dans 28 cas. Tous les patients ont reçu un traitement antibiotique ou antifongique adapté au micro-organisme en cause, avec un drainage de l'abcès dans 25 cas (chirurgical dans 9 cas et percutané dans 16 cas). L'évolution était favorable dans 36 cas. Une patiente a présenté des récidives et un patient est décédé. Conclusion: L'abcès du psoas chez l'adulte est caractérisé par un tableau clinique polymorphe. Les germes en cause sont très variables.

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Abcès rétro- et parapharyngés de l'enfant: facteurs prédictifs d'échec du traitement médical.

  • Objectifs. - Rechercher des facteurs prédictifs d'échec au traitement médical (antibiothérapie parentérale) réalisé en première intention dans la prise en charge des abcès rétro- et parapharyngés (ARP) non compliqués de l'enfant. Patients et méthodes. - Étude rétrospective de 1998 à 2006 des dossiers de 45 enfants pris en charge pour adénite rétro- et parapharyngée suppurée ou non au CHU de Nantes. Résultats. - L'âge médian des enfants était de 3,8 ans. Soixante-six pour cent des enfants ont eu une exploration chirurgicale sous anesthésie générale au cours de leur hospitalisation. Les facteurs significatifs prédictifs de mauvaise réponse au traitement médical initial retrouvés étaient: l'âge inférieur ou égal à trois ans, l'histoire de la maladie supérieure à trois jours, la numération leucocytaire à l'entrée supérieure à 22 000 globules blancs/ml, la taille critique de la collection supérieure à 20 mm et son caractère collecté à l'examen tomodensitométrique. En revanche, une antibiothérapie préalable en ambulatoire n'était pas significative d'un échec du traitement médical initial, tout comme l'association d'antibiotiques multiples à large spectre n'augmentait pas l'efficacité de ce traitement médical initial. Conclusion. - Les facteurs prédictifs d'échec au traitement médical initial retrouvés dans cette étude peuvent permettre de mieux anticiper, dès le diagnostic d'ARP chez un enfant, les chances de succès d'un traitement médical initial et la place d'une exploration chirurgicale.

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